mardi 21 septembre 2010

Grèves et manifestations : le point sur le jeudi 23 septembre

Une mobilisation plus forte que le 7 septembre? - DR.Le 23 septembre, il faut s'attendre à une grande journée de grèves et de manifestations contre la réforme des retraites. Voire à des «grèves reconductibles»

La journée du 23 septembre sera dure pour les usagers des services publics, qu’ils soient solidaires ou pas avec l’intersyndicale. Après les concessions sur la réforme des retraites (pénibilité, carrières longues) Eric Woerth, le ministre du Travail a annoncé mardi 21 septembre dans Le Parisien qu'il allait déposer des amendements devant le Sénat, en faveur des travailleurs handicapés, des chômeurs âgés et des femmes. Mais il refuse de céder aux syndicats qui ne veulent pas de l’âge légal de départ à 62 ans ni de celui de la pension à taux plein à 67 ans. Un casus belli pour les centrales qui rêvent de mobiliser davantage encore que le 7 septembre dernier.

Nombreux préavis de grèves
Ce jour-là, des foules immenses avaient défilé dans les rues des principales villes de France (1,2 million de personnes selon la police et 2,7 millions selon les syndicats). De même, la plupart des services publics avaient été paralysés tandis que de nombreuses entreprises privées avaient connu des perturbations.

Les syndicats réussiront-ils le pari de mobiliser encore plus le 23? C’est probable d'autant que déjà, des voix s’élèvent pour appeler à des «grèves reconductibles» le 24 et les jours suivants. Si cela se produisait, on n’aurait pas vu de tels mouvements de grève générale depuis… 1968. On n’en est pas là, mais les préavis déposés ces jours-ci permettent de se faire une idée de ce qui attend les Français le 23 septembre.

Retraites : «Nous allons proposer de nouveaux amendements»

A deux jours de la mobilisation syndicale, le ministre du Travail, Eric Woerth, annonce des mesures en faveur des femmes, des handicapés et des chômeurs âgés. Elles seront discutées à partir du 5 octobre au Sénat.

Avant la journée de mobilisation, jeudi, des syndicats contre la réforme des retraites et avant l’examen du texte au Sénat, à partir du 5 octobre, le ministre du Travail, Eric Woerth, livre à notre journal les nouvelles pistes sur lesquelles travaille le gouvernement. Des amendements seront déposés en faveur des travailleurs handicapés et des chômeurs âgés.

Il veut aller aussi plus loin dans la lutte contre l’inégalité de salaire hommes-femmes, responsable des écarts de niveaux de pension. « Les mesures d’âges de 62 et 67 ans ne sont pas négociables », prévient toutefois Eric Woerth alors qu’un sondage publié aujourd’hui dans « l’Humanité » montre que 70% des sondés sont hostiles au recul de l’âge de la retraite.

Jeudi, les syndicats espèrent faire aussi bien, voire dépasser la mobilisation du 7 septembre. Si c’est le cas, cela vous amènera-t-il à modifier votre réforme ?
ÉRIC WOERTH. Personne ne peut avoir de certitude sur le niveau de cette journée, ni le gouvernement ni les syndicats. C’est une réforme de grande ampleur, à la hauteur des enjeux : la mobilisation peut se comprendre. Quoi qu’il en soit, l’équilibre général du texte repose sur le passage à 62 ans de l’âge de la retraite et à 67 ans de l’âge d’annulation de la décote. Ces bornes d’âge sont essentielles à l’équilibre du système : elles ne peuvent pas être modifiées car cela signifierait que nous renonçons à payer les retraites dans les années qui viennent. La première des injustices, ce serait le déséquilibre financier qui mettrait en péril le paiement des retraites. Tous les pays d’Europe ont repoussé l’âge de départ à la retraite.

Le chef de l’Etat a laissé entendre que le débat au Sénat sera l’occasion d’amender le projet. Quelles propositions nouvelles allez-vous faire ?
A l’Assemblée nationale, nous avons déjà complété le texte, par exemple, sur la pénibilité en intégrant des remarques faites par les syndicats. Nous avons créé un nouveau droit social lié à la retraite qui sera unique en Europe. Au Sénat, je souhaiterais que l’on puisse avancer sur trois sujets en particulier. Le président de la République souhaite augmenter le nombre de personnes handicapées pouvant bénéficier d’un régime de départ anticipé à la retraite. Nous allons nous y atteler. Nous devons par ailleurs répondre aux craintes des chômeurs âgés qui comptaient pouvoir prendre bientôt leur retraite. Enfin, nous devons aller au bout du débat sur l’égalité hommes-femmes face à la retraite. Sur ces sujets, il y aura des amendements soit du gouvernement, soit de la majorité sénatoriale.

Que proposez-vous pour améliorer la retraite des femmes ?
Ne nous trompons pas de sujet. Les femmes âgées aujourd’hui de 54 ou 55 ans partiront à la retraite avec autant de trimestres que les hommes. Les femmes nées dix ans plus tard partiront en moyenne avec une quinzaine de trimestres en plus. La vraie question n’est donc plus celle de la durée de cotisation ou de l’âge de départ mais celle de la différence de salaires. Cette différence explique pourquoi les pensions des femmes restent inférieures à celles des hommes. C’est scandaleux. Il y a eu sur le sujet six lois votées qui n’ont pas changé grand-chose. Le projet du gouvernement prévoit de sanctionner financièrement les entreprises qui ne feront pas d’effort pour réduire les écarts de salaire hommes-femmes. Il faudra débattre du sujet avec les sénateurs et voir s’ils souhaitent aller plus loin. On n’a pas pu le faire à l’Assemblée car le débat était trop politique et pour tout dire caricatural. Je le regrette car le sujet des retraites mérite autre chose que le choix de la posture et de l’agitation.

Etes-vous favorable à l’idée du président du Sénat, Gérard Larcher, de maintenir la retraite à taux plein à 65 ans pour les femmes ayant élevé trois enfants ?
Les salariés qui partent aujourd’hui à 65 ans et partiront demain à 67 ans ne sont pas, comme le prétend Martine Aubry, les ouvrières du textile. Les femmes concernées ont généralement arrêté de travailler il y a vingt ans en moyenne, le plus souvent par choix. Elles sont deux fois moins concernées par le minimum vieillesse ce qui veut dire concrètement qu’il ne s’agit pas des femmes aux revenus les plus modestes! La plus grosse injustice encore une fois, c’est l’écart de salaire entre les hommes et les femmes.

Envisagez-vous de faire contribuer davantage les hauts revenus ?
La réforme est entièrement financée jusqu’à l’horizon 2018-2020. Elle prévoit 4 milliards d’euros prélevés sur les plus aisés et les entreprises pour abonder le fonds de solidarité vieillesse. C’est considérable. Je tiens aussi à dire que la taxation supplémentaire de hauts revenus se fera hors bouclier fiscal. Il faut arrêter de dire aux Français qu’on peut aller encore plus loin et tout financer par l’impôt. Ça, c’est le projet socialiste du bombardement fiscal. Au final, cela donne moins de pouvoir d’achat, plus de chômage, et des classes moyennes qui prennent cela de plein fouet.

Vous êtes au cœur de l’affaire Woerth-Bettencourt. Les syndicats estiment que cette affaire vous empêche de vous concentrer à 100% sur le dossier des retraites. Ils ont aussi refusé de dialoguer avec vous en public. Les ponts sont-ils rompus ?
Absolument pas. Je me consacre aujourd’hui au débat parlementaire mais je suis évidemment à leur disposition, nous sommes toujours restés en contact. Dans cette affaire, ils ont été plus responsables que le monde politique.

Il y aura un remaniement. Resterez-vous au gouvernement ?
La décision ne m’appartient pas mais je le souhaite. Bien sûr. Pour deux raisons. La première est que je considère qu’il n’y a pas d'« affaire Woerth ». On a beau depuis quatre mois salir mon nom et celui de ma famille, j’ai la conscience tranquille. Le matin, je peux me regarder dans la glace. La seconde raison est que je bénéficie du soutien du président de la République.

lundi 20 septembre 2010

Retraites : Bertrand veut débattre avec Aubry, le PS rejette l'offre

Xavier Bertrand veut débattre avec les socialistes sur la réforme des retraites. Ainsi, il a proposé lundi à la première secrétaire du PS Martine Aubry d'avoir «un débat public» avec elle «pour que l'on y voit clair». Ou, à défaut, avec Ségolène Royal qui avait déjà, à la demande de Martine Aubry, riposté à ce sujet, le 9 septembre, à François Fillon, dans l'émission «A vous de juger», sur France 2.

«J'aimerais bien aujourd'hui que Mme Aubry ne se réfugie pas dans les faux-fuyants, qu'elle n'invente pas des prétextes pour refuser d'aller sur une émission de télévision», a déclaré le patron de l'UMP sur France Inter.


Lors du point-presse hebdomadaire du parti présidentiel, le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre a réitéré l'invitation pour que «les Français soient éclairés». Mais lui s'adresse plutôt en direction de Ségolène Royal puisque, selon lui, le PS «a désigné» l'ex-candidate à la présidentielle «pour mener le débat sur les retraites».

Pour le PS, le patron de l'UMP «se moque du monde».

«Mme Aubry est libre de se mettre en retrait» sur ce sujet, «ce n'est pas un choix de l'UMP», a souligné Frédéric Lefebvre. «Je comprends parfaitement que, pour Mme Aubry, qui a plusieurs fois changé d'avis dans le débat, ce ne soit pas simple de le porter», a-t-il dit.

Le PS, a-t-il expliqué, défend «l'idée saugrenue, dans le pays où les impôts sont déjà les plus élevés au monde, qu'il faut construire le financement des retraites sur 30 milliards d'impôts ou plus, et ce, dans un contexte de crise».

Prenant «acte» du fait que le PS n'est «plus attaché au système par répartition» et que ses propositions «reviennent à mettre en cause cet acquis social», Lefebvre a ajouté que cela, «il faut le dire devant les Français».

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a catégoriquement rejeté cette proposition de «débat» de l'UMP. Il a estimé que le patron de l'UMP «se moque du monde».

«Il y avait mille occasions sérieuses de faire des débats. Le gouvernement a tué le débat à l'Assemblée nationale (...), on a coupé le sifflet des députés socialistes. Ce n'est pas sérieux, qu'on arrête de se moquer du monde», a déclaré Benoît Hamon.

Les foulées de Lepaud

La première édition des foulées de Lépaud a eu lieu le 27 septembre 2003 sous l'égide du Comité des Fêtes et elle a rassemblé en tout 131 coureurs.

Le 30 juin 2004 l'association "Les Foulées de Lépaud" était créée pour organiser la seconde édition. Cette même année, le parcours du semi-marathon a été mesuré par des officiels de la Fédération Française d'Athlétisme, ce qui nous a permis d'obtenir le Label Régional FFA pour 2005, en ayant comme support la structure FFA du club de l'Entente Athlétique d'Aubusson. Pour cette troisième édition notre épreuve était donc qualificative pour le Championnat de France de semi-marathon, et elle était également le support du Championnat Régional.

Ce sont environ cinquante bénévoles qui contribuent à la réussite de cette manifestation. Nous les remercions vivement. Parmi eux, l’équipe organisatrice de la Foulée des vielles pierres nous a été de bon conseil lors de notre première édition, et le Docteur Dagard assure chaque année la surveillance médicale.

Fête à lepaud

dimanche 19 septembre 2010

L'Etat veut supprimer l'avantage fiscal des jeunes mariés

Pour certains, cela servait à payer une partie de la fête, pour d'autres un plus beau voyage de noces...Cela représente surtout quelques centaines de millions d'euros à récupérer pour l'Etat qui s'apprête à supprimer l'avantage fiscal fait aux couples mariés de l'année, selon le site internet du Figaro qui révèle l'information.

Selon le quotidien, la mesure sera inscrite dans la loi de finances 2011 qui doit être présenté le 29 septembre.

Gonfler les recettes fiscales sans augmenter directement les impôts - trop impopulaire - voilà l'équation que tente de résoudre le gouvernement à la recherche de 10 milliards d'euros supplémentaires en deux ans. Après avoir finalement décidé d'épargner les dons aux associations, les aides au logement étudiant et à l'emploi de personnes à domicile, c'est donc au coup de pouce fiscal fait aux couples nouvellement mariés ou pacsés que l'Etat compte s'attaquer,

Cet avantage permet aujourd'hui aux couples qui se marient de remplir, pour la même année fiscale, trois déclarations séparées : deux individuelles et une commune. S'ils se marient en juin, les conjoints remplissent chacun une déclaration couvrant la période du 1er janvier à la date de leur mariage, en juin, puis une autre pour le nouveau foyer fiscal pour le reste de l'année, jusqu'au 31 décembre. Le fait de scinder les revenus de l'année permet aux couples de payer moins d'impôts ou même pas d'impôt du tout puisqu'il est progressif : c'est à dire qu'on change de tranche en fonction du montant de la déclaration.

Si la mesure est appliquée, elle le serait à partir de la déclaration de revenus 2011 pour l'impôt payé en 2012, les couples auront obligation de choisir entre effectuer deux déclarations individuelles ou une seule déclaration commune. La formule choisie couvrira l'ensemble de l'année fiscale. Quant aux personnes divorcées de l'année, elles devront obligatoirement remplir deux déclarations séparées.

Le ministère du Budget n'était pas joignable dimanche pour commenter cette information.

Le gouvernement met actuellement la dernière main au budget 2011, qu'il doit présenter le 29 septembre. Il s'est engagé à économiser 10 milliards d'euros en rognant sur plusieurs niches fiscales

Point sur la radiothérapie (par Michel Moine)

Ce samedi matin, l'association des maires et adjoints de la Creuse tenait une assemblée générale exceptionnelle, pour faire le point sur les initiatives prises pour exiger la réouverture du service de radiothérapie de la Creuse.

Le Président Vergnier a rendu compte des témoignages reçus au numéro vert, sur les disfonctionnements graves de la prise en charge des patients creusois. Il a ainsi évoqué les pannes de l'appareil de Montluçon, qui ont eu pour conséquence des annulations de séances de dernière minute. Parfois même, alors que le patient était en route pour sa séance. Un malade a eu ainsi 28 rendez-vous, pour seulement 20 séances.

Pour Limoges, les disfonctionnements sont d'avantage d'ordre humain. Ainsi, un patient creusois, ayant subi sa séance de rayons à 10h00, a-t-il dû attendre 16h30 pour rencontrer le médecin. Tout cela dans l'inconfort d'une salle d'attente, avec un plateau-repas sur un coin de bureau...

En écoutant Michel Vergnier énumérer ainsi les exemples, souligner l'arrêt de la radiothérapie palliative malgré les soulagements qu'elle apportait dans les derniers instants, je voyais l'émotion gagner mes collègues, à la fois horreur et indignation.

Pourquoi avoir fermé un service performant, avec une machine neuve, alors que manifestement les autres services de Montluçon et Limoges n'étaient pas en mesure d'accueillir convenablement les malades creusois ? Pourquoi une telle impréparation ?

La permanence de Jean Auclair murée

Parpaings et colle à prise rapide, telles étaient les armes "syndicales" brandies lundi par un petit cortège multibannières devant la permanence aubussonnaise du député UMP Jean Auclair.
Arrivée tout klaxon hurlant dans le centre-ville de la cité tapissière, une soixantaine de militants (CGT, FO, CFDT, Snes-FSU, Sud...) ont pris place devant le local politique, sans tambour ni trompettes mais avec une colère "maçonnée".

L'objectif symbolique de leur action était en effet de murer la permanence de l'élu creusois.

« Ce mur que l'on monte aujourd'hui est celui qui le coupe, lui, du peuple », affirme Catherine Baly, secrétaire départementale de la CGT.

Amputé des quatre membres, Philippe a traversé la Manche à la nage

C'est un défi hors du commun. Un exploit rare qui impose un respect immense. Philippe Croizon, handicapé de 42 ans amputé des quatre membres, a réussi samedi à traverser la Manche à la nage.

Un huissier a constaté qu'il avait touché un rocher au pied d'une falaise de la côte française à proximité de Wissant (Pas-de-Calais) à 21h13 un peu plus de 13 heures après son départ des côtes anglaises.


«J'ai réussi. J'ai fait un sprint final. Il y avait du monde sur la falaise pour m'accueillir. C'est vraiment un truc de fou. J'en voulais. Je voulais y arriver. J'espère être un symbole pour le dépassement de soi», a réagi l'intéressé, ému aux larmes, quelques minutes après son arrivée.

Le nageur était parti peu avant 8h00 (heure française) samedi matin depuis Folkestone (Angleterre). Il a terminé sa traversée avec plusieurs heures d'avance sur les prévisions en réalisant un temps de traversée digne d'un très bon nageur. Dans ses meilleures prévisions, Philippe pensait réaliser la traversée en 20 heures voire 24 heures de nage.

«Je vais faire mon Everest de la natation et montrer une autre image du handicap, montrer qu'une personne handicapée n'est pas une personne inutile au contraire», avait commenté l'aventurier peu avant son départ.

Philippe Croizon avait été terrassé par plusieurs décharges de 20 000 volts en mars 1994 alors qu'il démontait une antenne de télévision, victime d'un arc électrique entre lui et une ligne à haute tension.

Pour relever son défi, le nageur a fait concevoir des prothèses équipées de palmes fixées à ses moignons de jambes. Ses moignons de bras ne lui servent pas à avancer mais lui permettent de trouver l'équilibre et de ne pas souffrir du mal de mer.

Un contretemps de dernière minute a failli faire échouer son projet, la bateau qui l'accompagnait menaçant de lui faire faux bond. Non seulement l'exploit est désormais accompli, mais il pourrait bien en susciter d'autres : Philippe Croizon rêve maintenant de traverser le détroit de Gibraltar.

samedi 18 septembre 2010

La fronde des maires creusois pour la radiothérapie se poursuit à l'unanimité

À l'unanimité ! C'est ainsi que les maires creusois ont voté, ce samedi matin, leur nouveau plan d'actions - qui fait suite à celui du 12 juillet - pour mettre la pression sur l'État afin d'obtenir la réouverture de la radiothérapie.

Où en étaient-ils, les maires Creusois ? Étaient-ils divisés par ce boycott envers l'État déstabilisant pour eux ? Usés par un été qui leur aurait fait oublier les serments du 12 juillet ? Prêts à tourner la page et tirer un trait sur cette radiothérapie que l'État ne veut pas rouvrir ?
Pourtant non. Ce samedi à Guéret c'est en masse qu'ils ont répondu à l'appel de leur association (l'AMAC) pour son assemblée générale extraordinaire. Et à l'unanimité qu'ils ont voté le nouveau plan d'actions pour exiger de l'État qu'il la rouvre.

S'ils avaient besoin de clarifier des points - notamment le rapport à l'État - les élus n'ont pas baissé les bras. Loin s'en faut. Car l'été leur a démontré que leur mouvement se médiatisait, à travers tous les coins du pays où ils ont pu prendre leurs vacances.

Surtout, dans leurs communes où ils ont distribué à leurs concitoyens les cartes de soutien (une des actions décidées le 12 juillet), ils ont constaté que les Creusois les soutenaient. Les poussaient à aller jusqu'au bout.
D'ailleurs, 40.000 d'entre eux ont déjà renvoyé cette carte signée à l'AMAC. Enfin, ils ont pu croiser les malades expédiés à Limoges ou à Montluçon pour bénéficier d'une radiothérapie.
Et ces maires-là partageaient avec Michel Vergnier, président de l'AMAC, ce cri du coeur : « Je ne me doutais pas à quel point obliger ces gens affaiblis à faire quotidiennement 3 heures de route pouvait ajouter du mal au mal ».
Et de dénoncer ces soins palliatifs rendus quasi-impossibles, ces retards dans les traitements, ces annulations de séances? que subissent les patients creusois.

La souffrance des malades, la voix des Creusois, le rôle des élus et les actions à mener. Telle a été la hiérarchie des préoccupations des maires et adjoints de la Creuse réunis hier et à qui furent soumis deux choix.
D'un côté, Jean Auclair qui leur proposa de cesser la pression sur l'État et le boycott qui allait avec. De l'autre, Michel Vergnier - et avec lui tout le bureau de l'AMAC composé d'UMP, de PS ou de PCF - qui, au contraire, les invita à redoubler la pression quitte à aménager le « gel des rapports avec l'État ».
« Nous sommes dans un rapport de force, rappela Claude Guerrier (PCF). Et la force est avec nous, c'est celle de tous les Creusois qui nous suivent ».

Au final, ce sont les seconds qui l'ont emporté votant à l'unanimité toutes les actions. En l'absence d'un Jean Auclair qui avait quitté la séance. Évitant ainsi l'image d'avoir à être le seul à lever le bras à l'appel du « qui vote contre ? »

La Montagne