Les stations d'essence vont-elles être en panne sèche en raison du blocage des raffineries ? La menace persiste en France avec la grève dans les raffineries et le week end s'annonce difficile. Pour l'heure, les autorités se veulent rassurantes mais «la situation est tendue depuis quelques jours», reconnait toutefois samedi matin le secrétariat d'Etat aux Transports où une cellule de veille s'active pour «régler la situation».
« Des leviers existent pour éviter la pénurie »
Interrogé samedi matin par le Parisien.fr, le ministère assure: «On est serein sur la situation globale».
La France ne souffre «pas de pénurie» de carburant en raison des mouvements de grève dans les raffineries et de blocage des dépôts pétroliers, a assuré pour sa part samedi Christine Lagarde, ministre de l'Economie, s'exprimant au nom du gouvernement sur RTL.
Un soupir de soulagement est venu samedi soir de Roissy. L'aéroport n'en n'avait plus que pour deux jours de réserves, indiquait le matin même le ministère de l'Economie. D'après Patrick Gandil, directeur général de la direction générale de l'aviation civile (DGAC), l'oléoduc avait été remis en service samedi soir, éloignant ainsi les menaces de coupure générale du trafic.
- blog privé informatif et infos nationales. Infos, météo, emploi, bourses , locales et nationales - Rédacteur : Dominique Bellet (DOM)
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samedi 16 octobre 2010
Ce soir au casino d'Evaux les bains
Comédie des Célestins Samedi 16 Octobre
La troupe a été créée en 1999, nous avons joué durant 4 années avec grand succès au théâtre du Casino de l'Elysée Palace de Vichy où nous avons eu le plaisir et l 'honneur d' accueillir le talentueux MICHEL GALABRU qui nous a offert son parrainage....
Entrée: 10€ - 20h30
MOBILISATION CONTRE LA REFORME DES RETRAITES
l'opposition manifeste à nouveau aujourd'hui
Et de cinq ! Après le succès des manifestations de mardi dernier, et avant une nouvelle mobilisation mardi prochain, 19 octobre, la gauche sera, pour la cinquième fois en un mois, dans la rue ce samedi à Paris, et partout en France, contre le projet des retraites du gouvernement.
Trafic SNCF et RATP : encore du mieux samedi
Pour cette nouvelle journée nationale de manifestations, toute l'opposition sera réunie : du PS à Lutte ouvrière, en passant par Europe Ecologie, le PCF et le NPA.
La patronne des socialistes, Martine Aubry, qui a appelé jeudi soir le président Sarkozy à «remettre à plat» la réforme des retraites, sera présente à Lille. A Paris, Harlem Désir, Benoît Hamon et Bertrand Delanoë seront au point fixe du PS, devant le Cirque d'hiver, à partir de 13h45, pour défendre «une réforme juste et durable», «aux côtés des organisations syndicales». Sur le trottoir d'en face, Europe Ecologie se mobilisera également pour dénoncer le «mépris du gouvernement» malgré «la mobilisation record de mardi dernier». Le gouvernement «joue la provocation et l'affrontement violent, face aux lycéens qui manifestent dans le calme», c'est «irresponsable», juge le rassemblement écologiste.
La plupart des responsables politiques présents à Paris
Mobilisés face aux «provocations du gouvernement (qui) illustrent le mépris profond pour les jeunes et les salariés», le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent et le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, seront présents place de la Bastille à partir de 14h30. Le MRC de Jean-Pierre Chevènement, lui, sera au niveau du métro Chemin Vert vers 15 heures, pour que soit «garanti le système des retraites, unique capital de ceux qui n'en ont pas». Le Parti radical de gauche (PRG) souhaite également que le projet de réforme soit «suspendu» pour de «vraies négociations».
A l'extrême gauche, Olivier Besancenot (NPA), qui appelle à un «nouveau Mai 68», sera sur le boulevard Beaumarchais, à hauteur de la rue du Chemin Vert, à partir de 13h30. Non loin de là (angle du boulevard Beaumarchais et de la rue St-Sabin), Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, pour qui «ce qu'a fait le Parlement, la rue peut le défaire», se joindra aux manifestations vers 14h15.
Et de cinq ! Après le succès des manifestations de mardi dernier, et avant une nouvelle mobilisation mardi prochain, 19 octobre, la gauche sera, pour la cinquième fois en un mois, dans la rue ce samedi à Paris, et partout en France, contre le projet des retraites du gouvernement.
Trafic SNCF et RATP : encore du mieux samedi
Pour cette nouvelle journée nationale de manifestations, toute l'opposition sera réunie : du PS à Lutte ouvrière, en passant par Europe Ecologie, le PCF et le NPA.
La patronne des socialistes, Martine Aubry, qui a appelé jeudi soir le président Sarkozy à «remettre à plat» la réforme des retraites, sera présente à Lille. A Paris, Harlem Désir, Benoît Hamon et Bertrand Delanoë seront au point fixe du PS, devant le Cirque d'hiver, à partir de 13h45, pour défendre «une réforme juste et durable», «aux côtés des organisations syndicales». Sur le trottoir d'en face, Europe Ecologie se mobilisera également pour dénoncer le «mépris du gouvernement» malgré «la mobilisation record de mardi dernier». Le gouvernement «joue la provocation et l'affrontement violent, face aux lycéens qui manifestent dans le calme», c'est «irresponsable», juge le rassemblement écologiste.
La plupart des responsables politiques présents à Paris
Mobilisés face aux «provocations du gouvernement (qui) illustrent le mépris profond pour les jeunes et les salariés», le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent et le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, seront présents place de la Bastille à partir de 14h30. Le MRC de Jean-Pierre Chevènement, lui, sera au niveau du métro Chemin Vert vers 15 heures, pour que soit «garanti le système des retraites, unique capital de ceux qui n'en ont pas». Le Parti radical de gauche (PRG) souhaite également que le projet de réforme soit «suspendu» pour de «vraies négociations».
A l'extrême gauche, Olivier Besancenot (NPA), qui appelle à un «nouveau Mai 68», sera sur le boulevard Beaumarchais, à hauteur de la rue du Chemin Vert, à partir de 13h30. Non loin de là (angle du boulevard Beaumarchais et de la rue St-Sabin), Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, pour qui «ce qu'a fait le Parlement, la rue peut le défaire», se joindra aux manifestations vers 14h15.
vendredi 15 octobre 2010
MOBILISATION DES LYCEENS
Des milliers de lycéens dans les rues et 264 «casseurs» interpellés
Les lycéens poursuivent leurs actions de bloquage ou leurs manifestations un peu partout en France, se joignant parfois aux actions des salariés. Comme jeudi, des incidents sont à signaler, au sein ou en marge des défilés, et des blessés sont à déplorer dans les rangs des manifestants comme dans ceux des policiers.
Les lycéens poursuivent leurs actions de bloquage ou leurs manifestations un peu partout en France, se joignant parfois aux actions des salariés. Comme jeudi, des incidents sont à signaler, au sein ou en marge des défilés, et des blessés sont à déplorer dans les rangs des manifestants comme dans ceux des policiers.
Dépôts pétroliers : blocages et déblocages en série
Alors que le gouvernement a autorisé les compagnies pétrolières à puiser dans leurs réserves face à la menace de pénurie de carburant, l'Etat a donné la consigne de débloquer les dépôts pétroliers.
Les routiers se mobilisent aussi
Carburants : face au risque de pénurie, les «stocks de réserve» débloqués
Les forces de l'ordre sont intervenues et plusieurs blocages de dépôts ont été levés ce vendredi matin. Mais d'autres sont désormais bloqués comme au Mans (Sarthe), à Caen et à Ouistreham (Calvados), ainsi qu'à La Rochelle (Charente-Maritime).
Un temps bloqués ce vendredi matin, ceux de Vern-sur-Seiche (Ile-et-Vilaine) et Toulouse (Haute-Garonne) ont été dégagés dans la matinée par les gendarmes. Les blocages des dépôts de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), Bassens (Gironde) et Cournon d'Auvergne (Puy-de-Dôme), ont par ailleurs été levés.
«On ne peut pas se permettre une pénurie d'essence»
«On ne peut pas se permettre une pénurie d'essence, il faut penser à toutes celles et tous ceux d'entre nous qui ont besoin de se déplacer (...), aux entreprises, aux transporteurs routiers, tout ce qui fait la vie de notre pays, d'où ces décisions» de lever les blocages, a déclaré sur Europe 1 le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, justifiant l'envoi des forces de l'ordre.
Pour le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, le déblocage des dépôts de carburant n'est pas «la méthode qui permettra de sortir de l'impasse sur la réforme des retraites». Selon le leader de la CGT, l'objectif «en soi» des mouvements de grève, notamment dans le secteur de l'énergie, n'est pas de stopper l'activité économique, mais «c'est bien d'obtenir des discussions pour un autre avenir de nos retraites», a-t-il martelé. «Il va bien falloir que le gouvernement aborde le fond du problème (...) Je vois bien qu'il s'efforce aujourd'hui d'entretenir à la fois la polémique voire un climat qui n'est pas bon, c'est lui qui tend le climat dans le pays», a-t-il ajouté.
Les routiers se mobilisent aussi
Carburants : face au risque de pénurie, les «stocks de réserve» débloqués
Les forces de l'ordre sont intervenues et plusieurs blocages de dépôts ont été levés ce vendredi matin. Mais d'autres sont désormais bloqués comme au Mans (Sarthe), à Caen et à Ouistreham (Calvados), ainsi qu'à La Rochelle (Charente-Maritime).
Un temps bloqués ce vendredi matin, ceux de Vern-sur-Seiche (Ile-et-Vilaine) et Toulouse (Haute-Garonne) ont été dégagés dans la matinée par les gendarmes. Les blocages des dépôts de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), Bassens (Gironde) et Cournon d'Auvergne (Puy-de-Dôme), ont par ailleurs été levés.
«On ne peut pas se permettre une pénurie d'essence»
«On ne peut pas se permettre une pénurie d'essence, il faut penser à toutes celles et tous ceux d'entre nous qui ont besoin de se déplacer (...), aux entreprises, aux transporteurs routiers, tout ce qui fait la vie de notre pays, d'où ces décisions» de lever les blocages, a déclaré sur Europe 1 le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, justifiant l'envoi des forces de l'ordre.
Pour le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, le déblocage des dépôts de carburant n'est pas «la méthode qui permettra de sortir de l'impasse sur la réforme des retraites». Selon le leader de la CGT, l'objectif «en soi» des mouvements de grève, notamment dans le secteur de l'énergie, n'est pas de stopper l'activité économique, mais «c'est bien d'obtenir des discussions pour un autre avenir de nos retraites», a-t-il martelé. «Il va bien falloir que le gouvernement aborde le fond du problème (...) Je vois bien qu'il s'efforce aujourd'hui d'entretenir à la fois la polémique voire un climat qui n'est pas bon, c'est lui qui tend le climat dans le pays», a-t-il ajouté.
jeudi 14 octobre 2010
Retraites : nouvelle journée de grèves et de manifestations le mardi 19
Les syndicats ont décidé d'appeler à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le mardi 19 octobre, à la veille du vote au Sénat du projet de réforme des retraites. Cette journée interprofessionnelle, qui sera la sixième depuis début septembre, a été décidée lors d'une réunion de l'intersyndicale (CGT, CFDT, FO, Unsa, CFTC, Solidaires, FSU, CFE-CGC) au siège de la CFDT à Paris.
En savoir plus
Sondage : 54% des Français pour une grève générale
Dans un communiqué commun, les sept syndicats signataires (FO appelle à la grève mais n'a pas signé le texte) «demandent aux sénateurs de ne pas adopter cette réforme injuste». Le vote au Sénat sur le projet de loi est fixé au lendemain, mercredi 20. Les organisations syndicales jugent que «le gouvernement et les parlementaires ne peuvent ni mépriser ni ignorer les exigences exprimées par les salariés et les organisations syndicales».
Afin d'«amplifier la mobilisation et réussir les journées du 16 et 19 octobre», les sept syndicats «appellent l'ensemble de leurs organisations dans les territoires, les entreprises et les administrations à poursuivre les initiatives unitaires». Force Ouvrière affirme, dans un communiqué séparé, qu'elle «sera pleinement dans l'unité d'action les 16 et 19 octobre 2010».
Pour le samedi 16 octobre, l'intersyndicale lance un appel aux Français à «participer massivement» aux cortèges prévus dans toute le France. Elle souligne que «les mobilisations du 12 octobre ont été de très haut niveau avec une participation aux manifestations en forte hausse par rapport aux journées précédentes». Selon les syndicats, «la participation des jeunes reflète, au-delà de la question des retraites, leur inquiétude quant à leur avenir et à la situation de l'emploi».
Selon un sondage BVA pour Canal Plus publié jeudi, 54% des Français seraient favorables à une grève générale si le gouvernement ne revenait pas sur sa réforme.
L'intersyndicale a décidé de se revoir le 21 octobre.
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Sondage : 54% des Français pour une grève générale
Dans un communiqué commun, les sept syndicats signataires (FO appelle à la grève mais n'a pas signé le texte) «demandent aux sénateurs de ne pas adopter cette réforme injuste». Le vote au Sénat sur le projet de loi est fixé au lendemain, mercredi 20. Les organisations syndicales jugent que «le gouvernement et les parlementaires ne peuvent ni mépriser ni ignorer les exigences exprimées par les salariés et les organisations syndicales».
Afin d'«amplifier la mobilisation et réussir les journées du 16 et 19 octobre», les sept syndicats «appellent l'ensemble de leurs organisations dans les territoires, les entreprises et les administrations à poursuivre les initiatives unitaires». Force Ouvrière affirme, dans un communiqué séparé, qu'elle «sera pleinement dans l'unité d'action les 16 et 19 octobre 2010».
Pour le samedi 16 octobre, l'intersyndicale lance un appel aux Français à «participer massivement» aux cortèges prévus dans toute le France. Elle souligne que «les mobilisations du 12 octobre ont été de très haut niveau avec une participation aux manifestations en forte hausse par rapport aux journées précédentes». Selon les syndicats, «la participation des jeunes reflète, au-delà de la question des retraites, leur inquiétude quant à leur avenir et à la situation de l'emploi».
Selon un sondage BVA pour Canal Plus publié jeudi, 54% des Français seraient favorables à une grève générale si le gouvernement ne revenait pas sur sa réforme.
L'intersyndicale a décidé de se revoir le 21 octobre.
Restriction de carburant à Evaux les bains - 20€ - par voiture
Restriction de carburant à Evaux les bains - 20€ - par voiture
Carburant : malgré les stocks, les stations-services s'assèchent
Une restriction certainement préventive qui permettra aux résidents de garder le moyen de se déplacer.
La France va-t-elle être très bientôt affectée par une pénurie de carburant ? Dominique Bussereau se veut rassurant sur cette question bien qu'il appelle les automobilistes à ne pas remplir leurs réservoirs s'ils n'en n'ont pas véritablement besoin.
La requête de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) faite à l'encontre du ministre de l'Industrie Christian Estrosi a de quoi laisser perplexe.
Bussereau écarte le risque d'une pénurie d'essence
«Depuis quelques jours, les entreprises de transport routier sont confrontées à des difficultés d'approvisionnement en carburant dues à la raréfaction du gazole», explique la FNTR dans un courrier adressé au ministre, jeudi. Pour cette raison, elle demande à ce qu'un «débloquage prioritaire pour les transporteurs routiers des stocks de réserve» soit prévu. Elle précise que la situation devient «sensible dans certaines zones (Sud-Est mais aussi Alsace, Franche-Comté, Bretagne)».
La fédération, qui revendique 12 500 adhérents, demande par conséquent un accès prioritaire aux stocks de réserve, arguant que le secteur du transport routier «ne peut souffrir durablement de difficultés dans la fourniture de carburant».
Carburant : malgré les stocks, les stations-services s'assèchent
Une restriction certainement préventive qui permettra aux résidents de garder le moyen de se déplacer.
La France va-t-elle être très bientôt affectée par une pénurie de carburant ? Dominique Bussereau se veut rassurant sur cette question bien qu'il appelle les automobilistes à ne pas remplir leurs réservoirs s'ils n'en n'ont pas véritablement besoin.
La requête de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) faite à l'encontre du ministre de l'Industrie Christian Estrosi a de quoi laisser perplexe.
Bussereau écarte le risque d'une pénurie d'essence
«Depuis quelques jours, les entreprises de transport routier sont confrontées à des difficultés d'approvisionnement en carburant dues à la raréfaction du gazole», explique la FNTR dans un courrier adressé au ministre, jeudi. Pour cette raison, elle demande à ce qu'un «débloquage prioritaire pour les transporteurs routiers des stocks de réserve» soit prévu. Elle précise que la situation devient «sensible dans certaines zones (Sud-Est mais aussi Alsace, Franche-Comté, Bretagne)».
La fédération, qui revendique 12 500 adhérents, demande par conséquent un accès prioritaire aux stocks de réserve, arguant que le secteur du transport routier «ne peut souffrir durablement de difficultés dans la fourniture de carburant».
Roselyne Bachelot prête à rouvrir la négociation sur la radiothérapie de Guéret
La ministre de la Santé a confié, hier, au député creusois Jean Auclair, son souhait de rouvrir le dialogue avec les Creusois à propos du service de radiothérapie fermé depuis le 30 juin.
Alors qu'aujourd'hui, une délégation de 221 élus creusois se rend au ministère de la Santé pour y réclamer la réouverture du service de radiothérapie de l'hôpital de Guéret (voir notre édition d'hier), Roselyne Bachelot a, d'une certaine manière, devancé leur venue... sinon leur désir.
Recevant, hier matin, le député UMP de la Creuse Jean Auclair, elle devait lui annoncer qu'elle était désormais prête à envisager « toutes les alternatives » à propos du service fermé depuis le 30 juin.
L'annonce a de quoi surprendre puisque, depuis juillet, les élus creusois - réunis au sein de leur Association des maires et adjoints de la Creuse (AMAC) - ont entamé une fronde radicale contre l'État pour tenter d'obtenir, au moins, que l'on rouvre les négociations sur des options de remise en service de la radiothérapie. Or, leur lutte n'avait obtenu jusque-là que des fins de non-recevoir.
Michel Vergnier méfiant
Selon le député UMP Jean Auclair, qui a été reçu par Roselyne Bachelot hier matin : « Elle m'a répété qu'elle voulait être la ministre de la qualité des soins mais qu'elle voulait aussi rouvrir le dialogue ».
Elle lui a ainsi annoncé que l'Agence régionale de santé (ARS) du Limousin allait mener une évaluation de la prise en charge des patients creusois par le CHU et les cliniques de Limoges et Montluçon depuis la fermeture de l'unité de Guéret. Un audit qui pourrait déboucher, d'ici un mois, sur l'organisation d'une réunion de travail au ministère « avec toutes les parties intéressées » et où seraient étudiées toutes les « options », notamment, selon le député, celle d'un « groupement régional permettant d'épauler Guéret et de rouvrir le service ».
Michel Vergnier, l’autre député, PS, de la Creuse et président de l’AMAC, s'est montré plus méfiant : « Cela prouve que l’action des Creusois porte ses fruits ! Je me fous de l’aspect politique des choses, il faut que les négociations rouvrent et si Jean Auclair l’a obtenu… En revanche, pour l’évaluation de la prise en charge, il faudra que nous soyons associés au protocole de mesure ainsi que sur la teneur du groupe de travail. Quant à la méthode, j’espère que les 221 élus qui se rendent au ministère (aujourd’hui) bénéficieront de la même attention à laquelle a eu droit Jean Auclair en étant reçu personnellement par la ministre » (*).
Alors qu'aujourd'hui, une délégation de 221 élus creusois se rend au ministère de la Santé pour y réclamer la réouverture du service de radiothérapie de l'hôpital de Guéret (voir notre édition d'hier), Roselyne Bachelot a, d'une certaine manière, devancé leur venue... sinon leur désir.
Recevant, hier matin, le député UMP de la Creuse Jean Auclair, elle devait lui annoncer qu'elle était désormais prête à envisager « toutes les alternatives » à propos du service fermé depuis le 30 juin.
L'annonce a de quoi surprendre puisque, depuis juillet, les élus creusois - réunis au sein de leur Association des maires et adjoints de la Creuse (AMAC) - ont entamé une fronde radicale contre l'État pour tenter d'obtenir, au moins, que l'on rouvre les négociations sur des options de remise en service de la radiothérapie. Or, leur lutte n'avait obtenu jusque-là que des fins de non-recevoir.
Michel Vergnier méfiant
Selon le député UMP Jean Auclair, qui a été reçu par Roselyne Bachelot hier matin : « Elle m'a répété qu'elle voulait être la ministre de la qualité des soins mais qu'elle voulait aussi rouvrir le dialogue ».
Elle lui a ainsi annoncé que l'Agence régionale de santé (ARS) du Limousin allait mener une évaluation de la prise en charge des patients creusois par le CHU et les cliniques de Limoges et Montluçon depuis la fermeture de l'unité de Guéret. Un audit qui pourrait déboucher, d'ici un mois, sur l'organisation d'une réunion de travail au ministère « avec toutes les parties intéressées » et où seraient étudiées toutes les « options », notamment, selon le député, celle d'un « groupement régional permettant d'épauler Guéret et de rouvrir le service ».
Michel Vergnier, l’autre député, PS, de la Creuse et président de l’AMAC, s'est montré plus méfiant : « Cela prouve que l’action des Creusois porte ses fruits ! Je me fous de l’aspect politique des choses, il faut que les négociations rouvrent et si Jean Auclair l’a obtenu… En revanche, pour l’évaluation de la prise en charge, il faudra que nous soyons associés au protocole de mesure ainsi que sur la teneur du groupe de travail. Quant à la méthode, j’espère que les 221 élus qui se rendent au ministère (aujourd’hui) bénéficieront de la même attention à laquelle a eu droit Jean Auclair en étant reçu personnellement par la ministre » (*).
Chili : les 33 mineurs sont libres, la mine est vide
Après l'euphorie des dernières 24 heures, le silence retombe peu à peu ce jeudi matin dans le camp de l'Espoir à la mine de San José au Chili, où les familles des 33 mineurs bloqués sous terre depuis plus de deux mois, attendaient avec impatience leur retour en surface.
A 0h30, heure locale (5h30, heure française), le dernier secouriste a été remonté, marquant la fin d'une opération de sauvetage sans précédent, qui a vu les 33 mineurs ramenés en surface en moins de 22 heures et qui a fasciné le monde entier.
Une opération qui s'est finalement déroulée plus vite que prévu.
Manuel Gonzalez, qui avait été le premier secouriste descendu au fond de la mine mardi soir au début de l'opération, a été le dernier hissé dans la nacelle métallique à travers le puits de 622 mètres de profondeur.
Au fond de la mine, les caméras souterraines montraient derrière lui une mine désormais vide, mais avec les lumières toujours allumées des projecteurs qui ont aidé depuis mardi à préparer les ascencions.
Gonzalez a été salué par le président Sebastian Pinera à son arrivée en surface, puis a poussé avec ses collègues de l'équipe de secours un cri de joie «Chi-chi-chi, le-le-le, rescatistas de Chile !» (secouristes du Chili). «Ce qui m'a été confié est accompli», a déclaré le secouriste à Pinera, ajoutant: «J'espère que cela n'arrivera plus jamais».
22 heures après le début de l'opération, «le Capitaine» sort de terre
Quant au dernier mineur remonté à la surface à 21h55 heure locale (2h55, heure française), un peu moins de 22 heures après le premier Florencio Avalos, il s'agit de Luis Urzua, baptisé «le Capitaine» par ses collègues.
A 54 ans, Urzua, le chef de quart était devenu logiquement chef des 33. Même s'il ne travaillait que depuis deux mois à San José, c'est lui qui avait pris la direction des opérations sous terre après l'accident et notamment rationné la nourriture jusqu'à ce qu'une sonde souterraine retrouve les mineurs en vie, au bout de 17 jours. C'est lui qui le premier parla aux autorités en surface.
«Nous espérons que tout le Chili va faire l'effort nécessaire pour qu'on puisse nous sortir de cet enfer», avait-il lancé à son premier contact radio-téléphonique avec le président Sebastian Pinera, demandant au pays de ne pas «les abandonner».
Lui-même s'est évertué à maintenir la foi des 33, même s'il a avoué des moments de doute.
«De temps en temps j'ai pu flancher un peu, mais j'avais assez de forces pour parler aux mineurs, leur expliquer ce qui se passait», a-t-il raconté au président Pinera après sa sortie mercredi soir.
La fibre de leadership d'Urzua, sa capacité à organiser les miraculés, leur imposer discipline et en même temps leur instiller du calme, fut soulignée par l'équipe de la Nasa venue en septembre conseiller les efforts des secouristes chiliens.
Quant au site de la mine de San José, il doit devenir un mémorial dédié à l'aventure des 33 mineurs.
A 0h30, heure locale (5h30, heure française), le dernier secouriste a été remonté, marquant la fin d'une opération de sauvetage sans précédent, qui a vu les 33 mineurs ramenés en surface en moins de 22 heures et qui a fasciné le monde entier.
Une opération qui s'est finalement déroulée plus vite que prévu.
Manuel Gonzalez, qui avait été le premier secouriste descendu au fond de la mine mardi soir au début de l'opération, a été le dernier hissé dans la nacelle métallique à travers le puits de 622 mètres de profondeur.
Au fond de la mine, les caméras souterraines montraient derrière lui une mine désormais vide, mais avec les lumières toujours allumées des projecteurs qui ont aidé depuis mardi à préparer les ascencions.
Gonzalez a été salué par le président Sebastian Pinera à son arrivée en surface, puis a poussé avec ses collègues de l'équipe de secours un cri de joie «Chi-chi-chi, le-le-le, rescatistas de Chile !» (secouristes du Chili). «Ce qui m'a été confié est accompli», a déclaré le secouriste à Pinera, ajoutant: «J'espère que cela n'arrivera plus jamais».
22 heures après le début de l'opération, «le Capitaine» sort de terre
Quant au dernier mineur remonté à la surface à 21h55 heure locale (2h55, heure française), un peu moins de 22 heures après le premier Florencio Avalos, il s'agit de Luis Urzua, baptisé «le Capitaine» par ses collègues.
A 54 ans, Urzua, le chef de quart était devenu logiquement chef des 33. Même s'il ne travaillait que depuis deux mois à San José, c'est lui qui avait pris la direction des opérations sous terre après l'accident et notamment rationné la nourriture jusqu'à ce qu'une sonde souterraine retrouve les mineurs en vie, au bout de 17 jours. C'est lui qui le premier parla aux autorités en surface.
«Nous espérons que tout le Chili va faire l'effort nécessaire pour qu'on puisse nous sortir de cet enfer», avait-il lancé à son premier contact radio-téléphonique avec le président Sebastian Pinera, demandant au pays de ne pas «les abandonner».
Lui-même s'est évertué à maintenir la foi des 33, même s'il a avoué des moments de doute.
«De temps en temps j'ai pu flancher un peu, mais j'avais assez de forces pour parler aux mineurs, leur expliquer ce qui se passait», a-t-il raconté au président Pinera après sa sortie mercredi soir.
La fibre de leadership d'Urzua, sa capacité à organiser les miraculés, leur imposer discipline et en même temps leur instiller du calme, fut soulignée par l'équipe de la Nasa venue en septembre conseiller les efforts des secouristes chiliens.
Quant au site de la mine de San José, il doit devenir un mémorial dédié à l'aventure des 33 mineurs.
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