Israël est passé à l'acte. L'Etat, qui avait prévenu qu'il empêcherait «de force si nécessaire» la «flottille de la liberté» d'approcher la bande de Gaza, a donné l'assaut tôt ce matin, dans les eaux internationales.
Au total, 19 passagers de la flotte, composée de militants et de sympathisants de la cause palestinienne, auraient été tués dans le raid mené par l'armée, 36 auraient été blessés, selon le bilan donné par la chaîne 10 de la télé israélienne. Une ONG turque qui participait à l'opération humanitaire navale évoque de son côté un bilan de 15 victimes, en majorité turques. L'ONU a décidé qu'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité se tiendrait à 19 heures, heure française.
Selon les premiers éléments, la flottille d'aide pour Gaza qui voguait encore sur en direction de la bande de Gaza a été arraisonnée par des soldats israéliens, qui ont ensuite ouvert le feu sur des passagers.
«Durant l'opération, des soldats israéliens ont été confrontés à de dures violences physiques. Certains des passagers ont utilisé des armes blanches et des armes de poing et on a tenté aussi d'arracher l'arme d'un des soldats. Face à la nécessité de défendre leur vie, les soldats ont employé des moyens anti-émeute et ont ouvert le feu», a précisé un communiqué de l'armée.
Autre version, donnée par un journaliste d'al-Jazira, à bord d'un des bateaux : «Des centaines de soldats israéliens attaquent la flottille, et le capitaine de notre bateau est grièvement blessé. Je vous appelle en cachette, des centaines de soldats israéliens ont attaqué la flottille de la liberté et les passagers du bateau à bord duquel je me trouve se comportent avec beaucoup de courage», a rapporté Abbas Nasser dans son dernier appel à la chaîne.
- blog privé informatif et infos nationales. Infos, météo, emploi, bourses , locales et nationales - Rédacteur : Dominique Bellet (DOM)
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lundi 31 mai 2010
1- 2 - " -3 - 4 ........ et 11 Gagné : la bouclier à Clermont : 60 000 personnes pour acclamer leurs héros
Après les scènes de liesse observées samedi soir dans les rues de Clermont-Ferrand, c'est dimanche une marée humaine qui a envahi sur la place de Jaude. Vêtus de jaune et de bleu, les couleurs du club, quelque 60 000 supporteurs ont accueilli les joueurs de l'ASM Clermont Auvergne, devenu champion de France de rugby la veille pour la première fois de son histoire.
Rarement un titre de Top 14 n'aura été fêté et célébré avec autant de ferveur que dans la capitale de l'Auvergne qui attendait cela depuis près d'un siècle !
Arrivés vers 18 h 30 à bord d’un bus à impérial, les joueurs ont été fêtés comme les héros qu'ils sont, eux qui ramènent enfin le premier titre d'un club bientôt centenaire. «C'est la victoire de tout un groupe, de tout un peuple», avait réagi la veille Aurélien Rougerie, capitaine de l'ASM. Ce club que l'on disait maudit après dix finales* perdues, dont les trois dernières, n'aura pas laissé passer la onzième ! Avec pour meneur Morgan Parra, ces sorciers jaunes ont conjuré le mauvais sort samedi soir en battant 19 à 6 les Catalans de Perpignan, tenants du titre.
Rarement un titre de Top 14 n'aura été fêté et célébré avec autant de ferveur que dans la capitale de l'Auvergne qui attendait cela depuis près d'un siècle !
Arrivés vers 18 h 30 à bord d’un bus à impérial, les joueurs ont été fêtés comme les héros qu'ils sont, eux qui ramènent enfin le premier titre d'un club bientôt centenaire. «C'est la victoire de tout un groupe, de tout un peuple», avait réagi la veille Aurélien Rougerie, capitaine de l'ASM. Ce club que l'on disait maudit après dix finales* perdues, dont les trois dernières, n'aura pas laissé passer la onzième ! Avec pour meneur Morgan Parra, ces sorciers jaunes ont conjuré le mauvais sort samedi soir en battant 19 à 6 les Catalans de Perpignan, tenants du titre.
Et si le tabagisme passif n’était pas si grave?
Le professeur Philippe Even, pneumologue réputé, remet en cause la nocivité du tabagisme passif, auquel on attribuait jusque-là près de 6 000 décès par an en France. Une contre-vérité selon lui.
C’est une affaire entendue : le tabagisme passif est mauvais pour la santé. Depuis le 1er janvier 2008 et l’entrée en vigueur du décret interdisant la cigarette dans les lieux publics, la question ne déchaîne plus les passions. Et pourtant : alors que le monde célèbre aujourd’hui la Journée mondiale sans tabac, un spécialiste respecté ose rouvrir le débat.
"On a créé une peur qui ne repose sur rien"
Tenu au « devoir de réserve » quand il dirigeait l’une des plus grandes facultés de médecine de France, le pneumologue Philippe Even, désormais à la retraite, exprime pour la première fois publiquement ses doutes sur la nocivité réelle du tabagisme passif. « Les preuves scientifiques n’existent pas », assène celui qui fut membre du premier Comité antitabac formé par Mitterrand en 1981.
La critique de la méthode
En France, les études exhaustives sur le sujet sont rares. En 1997, l’académie de médecine publie un premier rapport sur la question et conclut que le tabagisme passif est à l’origine chaque année d’une « centaine de cas » de cancers, et de 2 500 à 3 000 décès liés à des maladies cardiovasculaires. Problème : l’académie n’a fait que transposer à la France des données issues d’études étrangères, dont le pneumologue conteste la « précision ». En 2006, un rapport européen semble clore le débat : la France compte 5863 décès par an dus à la fumée passive. Mais cette fois, c’est la méthodologie qui est critiquée et les chiffres « réels » s’effondrent.
S’il est isolé dans son combat, Philippe Even n’est pas seul. Depuis plusieurs années, le tabacologue Robert Molimard dénonce une « lutte contre le tabagisme qui se transforme en lutte contre les fumeurs ». Le médecin et député (UMP) Bernard Debré, un proche de Philippe Even, est plus nuancé. « Le doute suffit à justifier l’interdiction », assure-t-il. Quant aux associations antitabac, elles réfutent en bloc ces accusations. Et clament qu’aujourd’hui, ne serait-ce que par confort, personne — y compris les fumeurs — ne souhaiterait revenir en arrière. A une époque où il était encore possible de fumer une cigarette dans les cafés ou les restaurants.
C’est une affaire entendue : le tabagisme passif est mauvais pour la santé. Depuis le 1er janvier 2008 et l’entrée en vigueur du décret interdisant la cigarette dans les lieux publics, la question ne déchaîne plus les passions. Et pourtant : alors que le monde célèbre aujourd’hui la Journée mondiale sans tabac, un spécialiste respecté ose rouvrir le débat.
"On a créé une peur qui ne repose sur rien"
Tenu au « devoir de réserve » quand il dirigeait l’une des plus grandes facultés de médecine de France, le pneumologue Philippe Even, désormais à la retraite, exprime pour la première fois publiquement ses doutes sur la nocivité réelle du tabagisme passif. « Les preuves scientifiques n’existent pas », assène celui qui fut membre du premier Comité antitabac formé par Mitterrand en 1981.
La critique de la méthode
En France, les études exhaustives sur le sujet sont rares. En 1997, l’académie de médecine publie un premier rapport sur la question et conclut que le tabagisme passif est à l’origine chaque année d’une « centaine de cas » de cancers, et de 2 500 à 3 000 décès liés à des maladies cardiovasculaires. Problème : l’académie n’a fait que transposer à la France des données issues d’études étrangères, dont le pneumologue conteste la « précision ». En 2006, un rapport européen semble clore le débat : la France compte 5863 décès par an dus à la fumée passive. Mais cette fois, c’est la méthodologie qui est critiquée et les chiffres « réels » s’effondrent.
S’il est isolé dans son combat, Philippe Even n’est pas seul. Depuis plusieurs années, le tabacologue Robert Molimard dénonce une « lutte contre le tabagisme qui se transforme en lutte contre les fumeurs ». Le médecin et député (UMP) Bernard Debré, un proche de Philippe Even, est plus nuancé. « Le doute suffit à justifier l’interdiction », assure-t-il. Quant aux associations antitabac, elles réfutent en bloc ces accusations. Et clament qu’aujourd’hui, ne serait-ce que par confort, personne — y compris les fumeurs — ne souhaiterait revenir en arrière. A une époque où il était encore possible de fumer une cigarette dans les cafés ou les restaurants.
Vendée : un couple et ses 4 enfants retrouvés morts dans leur maison
L'hypothèse du drame familial est la piste privilégiée par les enquêteurs qui tentent de comprendre les circonstances dans lesquelles six personnes d'une même famille ont trouvé la mort, dimanche dans leur maison à Pouzauges, une petite commune de Vendée de moins de 5 500 habitants. «La première hypothèse, c'est le drame familial mais nous sommes au début de l'enquête sur la recherche des causes de la mort et nous n'avons pas de scénario», a affirmé lundi matin à l'AFP le procureur de la République de La Roche-Sur-Yon, Xavier Pavageau.
C'est le grand-père maternel des quatre enfants, inquiet de ne pas avoir de nouvelles, qui a fait la terrible découverte, dimanche en début d'après-midi.
Le père de famille, Emmanuel, un médecin, agé de 34 ans, a été retrouvé pendu, selon «Ouest-France». Les petites victimes, âgées de 3 à 9 ans, auraient été tuées par arme blanche et leurs corps gisaient dans des pièces différentes. La mère, Sylvie, agée de 35 ans, pourrait avoir été tuée par une arme à feu. La famille était originaire de Cerizay dans les Deux-Sèvres, et le cabinet du médecin est installé dans une commune voisine de Pouzauges depuis plusieurs années. La mère de famille était mère au foyer, selon «Ouest-France».
Les six corps devaient être évacués et autopsiés ce lundi. L’enquête a été confiée à la brigade de recherche de gendarmerie de Fontenay-le-Comte.
C'est le grand-père maternel des quatre enfants, inquiet de ne pas avoir de nouvelles, qui a fait la terrible découverte, dimanche en début d'après-midi.
Le père de famille, Emmanuel, un médecin, agé de 34 ans, a été retrouvé pendu, selon «Ouest-France». Les petites victimes, âgées de 3 à 9 ans, auraient été tuées par arme blanche et leurs corps gisaient dans des pièces différentes. La mère, Sylvie, agée de 35 ans, pourrait avoir été tuée par une arme à feu. La famille était originaire de Cerizay dans les Deux-Sèvres, et le cabinet du médecin est installé dans une commune voisine de Pouzauges depuis plusieurs années. La mère de famille était mère au foyer, selon «Ouest-France».
Les six corps devaient être évacués et autopsiés ce lundi. L’enquête a été confiée à la brigade de recherche de gendarmerie de Fontenay-le-Comte.
Les Bleus butent sur la Tunisie (1-1)
La route de l'Afrique du Sud est semée d'embûches pour l'équipe de France. Dimanche à Radès, les Bleus ont été tenus en échec par la Tunisie lors de leur deuxième match préparatoire à la Coupe du monde (1-1).
A onze jours du début du Mondial, les questions que pose l'équipe de France n'ont pas toutes trouvé de réponses. A Radès, les Bleus ont de nouveau évolué dans le système en 4-3-3 testé pour la première fois mercredi contre le Costa Rica. Avec les mêmes dix joueurs de champs titularisés au coup d'envoi et Lloris dans le but à la place de Mandanda, on sent au moins que Raymond Domenech fait émerger l'équipe qui devrait débuter le Mondial le 11 juillet face à l'Uruguay.
Sur la toile
Notez les joueurs
Mais encore une fois, les Tricolores n'ont pas trouvé le bon tempo, les nombreuses et aguichantes offensives ne faisant pas oublier le manque de sécurité défensive inhérentes à ce nouveau système. L'illustration de ce déséquilibre vient très vite lorsque Ben Khalfallah se joue de toute la défense tricolore avant de tenter un tir que Jemaa, étrangement seul, vient couper pour ouvrir le score de près (1-0, 5e). Ben Khalfallah, encore lui, se joue d'Evra, Toulalan et Abidal dans un raid de 40 m, avant de frapper au ras du poteau de Lloris (15e).
A onze jours du début du Mondial, les questions que pose l'équipe de France n'ont pas toutes trouvé de réponses. A Radès, les Bleus ont de nouveau évolué dans le système en 4-3-3 testé pour la première fois mercredi contre le Costa Rica. Avec les mêmes dix joueurs de champs titularisés au coup d'envoi et Lloris dans le but à la place de Mandanda, on sent au moins que Raymond Domenech fait émerger l'équipe qui devrait débuter le Mondial le 11 juillet face à l'Uruguay.
Sur la toile
Notez les joueurs
Mais encore une fois, les Tricolores n'ont pas trouvé le bon tempo, les nombreuses et aguichantes offensives ne faisant pas oublier le manque de sécurité défensive inhérentes à ce nouveau système. L'illustration de ce déséquilibre vient très vite lorsque Ben Khalfallah se joue de toute la défense tricolore avant de tenter un tir que Jemaa, étrangement seul, vient couper pour ouvrir le score de près (1-0, 5e). Ben Khalfallah, encore lui, se joue d'Evra, Toulalan et Abidal dans un raid de 40 m, avant de frapper au ras du poteau de Lloris (15e).
Tarare : trois ados sauvent une mère et sa fille des flammes
Alors qu'ils rentraient chez eux à Tarare (Rhône), ils n'ont pas hésité à entrer dans un immeuble en flammes pour sauver une jeune femme et sa fille de 2 ans.
Dans la nuit de vendredi à samedi, trois adolescents ont sauvé la vie d'une mère et de sa petite fille de 2 ans piégées dans l'incendie d'un immeuble à Tarare, dans le Rhône. «Ces jeunes ont agi vite et bien. Quand les pompiers sont arrivés, l'immeuble était quasiment évacué», a souligné le l'adjudant Eric Denis, de la brigade de gendarmerie de Tarare, confirmant une information du Progrès.
Le gendarme a salué leur «réaction inhabituelle, remarquable et courageuse, d'autant qu'ils ne connaissaient pas ces gens».
Samedi soir, trois amis, Majid, 18 ans, Samir, 17 ans, et Yacine, 18 ans, originaires de la commune, rentraient à pied d'un concert lorsqu'ils ont «aperçu de la fumée» s'échappant d'un immeuble. Un habitant leur demande d'appeler les pompiers, ce qu'ils font aussitôt.
L'un des trois garçons, Majid, monte directement au troisième étage d'où provient la fumée. Pendant ce temps, Samir et le résidant de l'immeuble frappent à toutes les portes pour faire évacuer l'immeuble. Yacine, lui, a ordre de rester à l'extérieur : le garçon est asthmatique.
Dans la nuit de vendredi à samedi, trois adolescents ont sauvé la vie d'une mère et de sa petite fille de 2 ans piégées dans l'incendie d'un immeuble à Tarare, dans le Rhône. «Ces jeunes ont agi vite et bien. Quand les pompiers sont arrivés, l'immeuble était quasiment évacué», a souligné le l'adjudant Eric Denis, de la brigade de gendarmerie de Tarare, confirmant une information du Progrès.
Le gendarme a salué leur «réaction inhabituelle, remarquable et courageuse, d'autant qu'ils ne connaissaient pas ces gens».
Samedi soir, trois amis, Majid, 18 ans, Samir, 17 ans, et Yacine, 18 ans, originaires de la commune, rentraient à pied d'un concert lorsqu'ils ont «aperçu de la fumée» s'échappant d'un immeuble. Un habitant leur demande d'appeler les pompiers, ce qu'ils font aussitôt.
L'un des trois garçons, Majid, monte directement au troisième étage d'où provient la fumée. Pendant ce temps, Samir et le résidant de l'immeuble frappent à toutes les portes pour faire évacuer l'immeuble. Yacine, lui, a ordre de rester à l'extérieur : le garçon est asthmatique.
samedi 29 mai 2010
Réunion publique
Un public nombreux pour cette deuxième réunion publique de la municipalité. Une réativité municipale à l'écoute des citoyens.
Compte rendu ce lundi.
vendredi 28 mai 2010
champion ou pas ? Clermont en finale top14
La réaction collective et l'état d'esprit affiché cette saison quand elle a traversé des moments difficiles ont, semble-t-il, apporté à l'ASM une cohésion supplémentaire. Unanimes, les joueurs affirment avancer vers cette finale dans de meilleures dispositions mentales.
Plus sereins ? Sans aucun doute. Une nouvelle force de caractère ? On veut le croire. Mais l'essentiel est que les joueurs en soient persuadés, au moment, pour la majorité d'entre-eux, de remettre l'ouvrage sur le métier. Pour la quatrième fois consécutive. La deuxième en suivant face au même adversaire. Une équipe de Perpignan qui avait su, l'an dernier, renverser la tendance en affichant un mental de feu, alors que les Catalans couraient après le score.
Alors, qu'est-ce qui a changé cette année à Clermont, alors que l'encadrement a coupé le lien avec son préparateur mental ? « Il y a un petit truc en plus, glisse, énigmatique, le capitaine Rougerie. Je ne veux pas m'étaler sur ce sujet, je vous en dirais plus samedi soir, après le match. On s'est dit des choses, mais ça restera entre nous jusque-là. »
Une finale, terme d'une saison aussi longue qu'éprouvante, se joue, ou bascule rarement sur un fait technique, ni même une différence physique. L'envie est par contre un moteur qui peut galvaniser une équipe plus que l'autre. En vieux grognard, Alexandre Audebert se contente, en explications, d'une formule qui définit sans doute la teneur du message de cette semaine. « On apprend toujours de nos erreurs et de nos échecs? »
Plus sereins ? Sans aucun doute. Une nouvelle force de caractère ? On veut le croire. Mais l'essentiel est que les joueurs en soient persuadés, au moment, pour la majorité d'entre-eux, de remettre l'ouvrage sur le métier. Pour la quatrième fois consécutive. La deuxième en suivant face au même adversaire. Une équipe de Perpignan qui avait su, l'an dernier, renverser la tendance en affichant un mental de feu, alors que les Catalans couraient après le score.
Alors, qu'est-ce qui a changé cette année à Clermont, alors que l'encadrement a coupé le lien avec son préparateur mental ? « Il y a un petit truc en plus, glisse, énigmatique, le capitaine Rougerie. Je ne veux pas m'étaler sur ce sujet, je vous en dirais plus samedi soir, après le match. On s'est dit des choses, mais ça restera entre nous jusque-là. »
Une finale, terme d'une saison aussi longue qu'éprouvante, se joue, ou bascule rarement sur un fait technique, ni même une différence physique. L'envie est par contre un moteur qui peut galvaniser une équipe plus que l'autre. En vieux grognard, Alexandre Audebert se contente, en explications, d'une formule qui définit sans doute la teneur du message de cette semaine. « On apprend toujours de nos erreurs et de nos échecs? »
Poursuivi pour un découvert de 178500 €, il est relaxé
Francis, 35 ans, bénéficiaire du revenu de solidarité active, a dépensé cette somme en deux mois. Sa banque n’avait pas réagi.
Quand il a raconté son histoire à son avocat, Me Gérard Welzer, Francis, 35 ans, était sûr que ses actes le conduiraient tout droit en prison. Ce père de famille, dont les seules ressources étaient le revenu de solidarité active (RSA), avait dépensé en deux mois 178500 € sans que sa banque réagisse. Il a pourtant été relaxé hier par le tribunal correctionnel de Saint-Dié (Vosges) qui le jugeait pour escroquerie.
« La morale est une chose, le droit pénal, une autre. L’utilisation d’une carte bancaire sans provision n’est pas une manœuvre frauduleuse, même si l’on se sait à découvert. Il n’y a donc pas d’escroquerie », argumente Me Welzer, selon lequel ce procès a stigmatisé « le dysfonctionnement inquiétant des banques ».
Fin 2008, cet ex-vendeur d’habits sur les marchés quitte les Vosges avec sa femme et leurs trois enfants pour tenter sa chance en Vendée. « Se rapprocher de la mer et trouver un travail », résume Francis, qui installe les siens dans un mobile home. Le couple veut transférer son compte du Crédit agricole dans une agence de La Roche-sur-Yon. « Ma femme étant interdit bancaire, le banquier a proposé de m’ouvrir un compte avec un découvert autorisé de 500 €, relate Francis. J’ai dit que ça ne m’intéressait pas. Il a fixé le découvert à 50 € et m’a fait une demande de chéquier même si je n’en voyais pas l’utilité. » Francis ne trouve pas de job, sa famille a le mal du pays. Ils retournent dans les Vosges et, là, Francis dérape.
« On n’avait plus rien. J’ai commencé par faire des chèques sans provision », avoue Francis sans en être fier. Un jour, sa femme et lui partent acheter une pizza. « Vu que je faisais des chèques sans argent sur mon compte, j’ai glissé ma carte dans un distributeur en disant à mon épouse : On va leur rendre, la machine va l’avaler. » A sa grande stupéfaction, l’automate lui restitue sa carte et lui donne les 300 € demandés. « Ça m’a surpris, mais je me suis dit que ce devait être une sorte de crédit, explique Francis. J’ai tiré 100 €, puis 200, je suis allé dans les magasins. Après, j’ai été pris dans l’engrenage, je ne comptais plus. » Courses alimentaires, vêtements pour les enfants, ordinateur : le bénéficiaire du RSA est pris d’une frénésie d’achats. En deux mois, il effectue 1351 opérations avec sa carte dont la majorité dans des boutiques. De son côté, la banque ne bronche pas.
« A aucun moment le Crédit agricole ne s’est inquiété. Il n’a réagi qu’en février 2009 en demandant à mon client de rendre sa carte puis en déposant plainte pour escroquerie », note Me Welzer. L’ardoise finale est colossale : 138500 € de dépenses par carte et 40000 € de chèques en bois. Hier, le parquet a requis quatre ans de prison avec sursis. Le tribunal a prononcé une relaxe, comme l’avait plaidé avec efficacité Me Welzer. « Je ne me considère pas du tout comme un escroc », confie encore Francis. Mais il va devoir rembourser progressivement la banque. Le droit pénal est une chose, la morale, une autre. La direction du Crédit agricole n’était pas en mesure hier d’apporter des précisions.
Quand il a raconté son histoire à son avocat, Me Gérard Welzer, Francis, 35 ans, était sûr que ses actes le conduiraient tout droit en prison. Ce père de famille, dont les seules ressources étaient le revenu de solidarité active (RSA), avait dépensé en deux mois 178500 € sans que sa banque réagisse. Il a pourtant été relaxé hier par le tribunal correctionnel de Saint-Dié (Vosges) qui le jugeait pour escroquerie.
« La morale est une chose, le droit pénal, une autre. L’utilisation d’une carte bancaire sans provision n’est pas une manœuvre frauduleuse, même si l’on se sait à découvert. Il n’y a donc pas d’escroquerie », argumente Me Welzer, selon lequel ce procès a stigmatisé « le dysfonctionnement inquiétant des banques ».
Fin 2008, cet ex-vendeur d’habits sur les marchés quitte les Vosges avec sa femme et leurs trois enfants pour tenter sa chance en Vendée. « Se rapprocher de la mer et trouver un travail », résume Francis, qui installe les siens dans un mobile home. Le couple veut transférer son compte du Crédit agricole dans une agence de La Roche-sur-Yon. « Ma femme étant interdit bancaire, le banquier a proposé de m’ouvrir un compte avec un découvert autorisé de 500 €, relate Francis. J’ai dit que ça ne m’intéressait pas. Il a fixé le découvert à 50 € et m’a fait une demande de chéquier même si je n’en voyais pas l’utilité. » Francis ne trouve pas de job, sa famille a le mal du pays. Ils retournent dans les Vosges et, là, Francis dérape.
« On n’avait plus rien. J’ai commencé par faire des chèques sans provision », avoue Francis sans en être fier. Un jour, sa femme et lui partent acheter une pizza. « Vu que je faisais des chèques sans argent sur mon compte, j’ai glissé ma carte dans un distributeur en disant à mon épouse : On va leur rendre, la machine va l’avaler. » A sa grande stupéfaction, l’automate lui restitue sa carte et lui donne les 300 € demandés. « Ça m’a surpris, mais je me suis dit que ce devait être une sorte de crédit, explique Francis. J’ai tiré 100 €, puis 200, je suis allé dans les magasins. Après, j’ai été pris dans l’engrenage, je ne comptais plus. » Courses alimentaires, vêtements pour les enfants, ordinateur : le bénéficiaire du RSA est pris d’une frénésie d’achats. En deux mois, il effectue 1351 opérations avec sa carte dont la majorité dans des boutiques. De son côté, la banque ne bronche pas.
« A aucun moment le Crédit agricole ne s’est inquiété. Il n’a réagi qu’en février 2009 en demandant à mon client de rendre sa carte puis en déposant plainte pour escroquerie », note Me Welzer. L’ardoise finale est colossale : 138500 € de dépenses par carte et 40000 € de chèques en bois. Hier, le parquet a requis quatre ans de prison avec sursis. Le tribunal a prononcé une relaxe, comme l’avait plaidé avec efficacité Me Welzer. « Je ne me considère pas du tout comme un escroc », confie encore Francis. Mais il va devoir rembourser progressivement la banque. Le droit pénal est une chose, la morale, une autre. La direction du Crédit agricole n’était pas en mesure hier d’apporter des précisions.
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