lundi 15 novembre 2010

Ecartée du gouvernement, Rama Yade «ne regrette absolument rien»

Après un vrai-faux suspense qui n'aura duré que quelques heures, Nicolas Sarkozy a reconduit dimanche matin François Fillon au poste de Premier ministre, mettant fin à cinq mois d'incertitude. La nouvelle équipe gouvernementale a été annoncée dimanche soir.

samedi 13 novembre 2010

Démission du gouvernement ce soir

Alors qu'on attendait le remaniement lundi, Nicolas Sarkozy a donné son coup d'envoi samedi soir en acceptant la démission du gouvernement Fillon. Selon toute vraisemblance, François Fillon sera chargé de former un nouveau gouvernement.

Le bal des consultations a commencé ce week-end à l'Elysée en vue du prochain remaniement qui devrait être annoncé lundi. Le Premier ministre François Fillon a, le premier, été reçu au palais présidentiel en fin de matinée.

Arrivé à 11h30, en empruntant l'accès au palais présidentiel donnant sur l'avenue Marigny, François Fillon a quitté l'Elysée peu avant 13 heures, par le même chemin.

De retour dans la nuit de vendredi à samedi de Séoul où il participait au sommet du G20, le chef de l'Etat a prévu de consacrer tout son week-end à l'élaboration de sa nouvelle équipe gouvernementale.

Annoncé il y a cinq mois, ce remaniement devait être rendu public lundi, selon des sources gouvernementales et à l'UMP.L'hypothèse d'une reconduction de François Fillon à son poste est considérée par ces mêmes sources comme étant quasi certaine.

Raffarin réclame une «rupture à caractère social»

Toutefois, à l'UMP, certains, proches de Jean-Louis Borloo, prévenaient samedi que «personne n'était dans la tête du président» et voulaient croire aux chances du numéro deux du gouvernement pour succéder à François Fillon.

jeudi 11 novembre 2010

Combien coûte vraiment l"Air Sarko One"

On nous rabache de faire des économies à tout bout champ, que nous dépensons de trop pour nous soigner, de se serrer la ceinture et nos énarques eux s'empifrent et se parent de beaux jouets. Je ne suis pas réact, mais là, ça dépasse les bornes.

Sur Le Post, le député PS de l'Eure explique pourquoi il a envoyé une question écrite au gouvernement pour connaître le "détail des dépenses" du nouvel avion présidentiel, qui sera inauguré demain.

C'est donc demain le grand jour : jeudi, Nicolas Sarkozy va inaugurer officiellement son nouvel avion présidentiel, surnommé "Air Sarko One".Cela à l'occasion de la visite du chef de l'Etat, en Corée du Sud, pour le G20 prévu les 11 et 12 novembre. Le Président n'aura pas besoin de faire une escale entre Paris et la Corée puisque cet avion a une autonomie de 12.500 km.

176 millions d'euros l'aménagement du "Air Sarko One" mais pour le reste ?


Cet Airbus A330-200 sera réservé aux déplacements de Nicolas Sarkozy et des principaux membres du gouvernement. Il dispose de moyens de communication et de sécurité modernes.

L'heure de vol reviendrait à 20.000 euros, contre 8.000 pour les deux A-319 qu'utilisaient jusque-là la présidence.

"Sarkozy considère qu'on n'a pas à se mêler de ses affaires"


Aujourd'hui, l'opposition revient à la charge. Le député PS de l'Eure, François Loncle, a fait savoir mardi qu'il avait demandé par écrit au secrétaire d'Etat aux Transports de lui communiquer le "détail des dépenses" liées à ce nouvel avion.

"On parle de chiffres mais on n'a pas les détails ! Comme c'est un avion acheté à une compagnie privée, en tant que parlementaire, j'ai posé une question à Dominique Bussereau pour savoir le coût de son acquisition, les frais exacts occasionnés par les aménagements, celui de son entretien... J'ai aussi demandé qu'on me donne le coût des installations techniques réalisées sur la base aérienne d'Evreux, dans mon département. C'est là où stationne l'avion. Enfin, j'aimerais avoir une comparaison financière chiffrée entre ce nouvel avion et l'ancien Airbus A319", explique François Loncle.

"Je n'ai pas posé ces questions par démagogie. Je demande seulement de la transparence. La France est le seul pays où le gouvernement ne répond pas aux questions qui fâchent.
Nicolas Sarkozy considère qu'on n'a pas à se mêler de ses affaires... Le pouvoir présidentiel adopte là une démarche monarchique !", enrage l'élu PS.

"Y a-t-il un salon, une baignoire dorée dans cette avion ? Qu'on nous dise exactement ce qu'il en est !", demande l'élu PS. Avant d'estimer que c'est ce manque de transparence qui "éveille tous les fantasmes".

Les rumeurs les plus folles ont en effet circulé autour de cet avion : certains ont dit qu'il comportait une baignoire, un endroit pour fumer des cigares ou un four à pizza...

"Le gouvernement a deux mois pour me répondre, j'attends toujours... D'ailleurs, Bussereau a déjà fait savoir que ce n'est pas lui qui s'occupe de l'avion présidentiel. Si chacun se refile la patate chaude au gouvernement, je sens qu'on va jouer à un jeu de cache-cache...", ironise le député PS.

Le Bouchon à Chambon

mercredi 10 novembre 2010

Violences : cinq jeunes du 93 exclus de l'internat de réinsertion de la Mayenne

L’expérience aura tourné court pour cinq jeunes de Seine-Saint-Denis. Intégrés, avec neuf autres élèves du département dans un établissement de réinsertion scolaire (ERS) ouvert lundi dans un collège en Mayenne, ils viennent d’être exclus, après s’être battus hier matin avec des collégiens de l’établissement, révèle ce mercredi «le Parisien».

Les professeurs réclament la fermeture de l'ERS

C’est en urgence que l’inspection académique du 93 a décidé de renvoyer dans leurs familles les cinq jeunes de 13 ans à 15 ans après des violences survenues dans la cour du collège Volney, à Craon. A la suite d’une erreur d’organisation, ils ont croisé d’autres collégiens qui se rendaient à la cantine. C’est alors qu’ils ont « distribué des coups et des claques sans raison apparente, raconte Zélia Malhaire, une enseignante. Les collégiens ont dû se réfugier dans les bureaux de l’administration ».

Les professeurs ont aussitôt décidé d’exercer leur droit de retrait et affirment ne pas vouloir reprendre le travail tant que l’ERS ne sera pas fermé. Les gendarmes ont interpellé les fauteurs de troubles. L’affaire a vite pris des proportions importantes puisque quelques heures après, des parents d’élèves de Craon sont venus retirer leurs enfants de l’établissement. Eux aussi réclament la fin de l’expérimentation.

Les parents seront reçus par l’inspecteur d’académie

Les enseignants s’étaient mis en grève en octobre dernier car ils estimaient que les moyens n’étaient pas suffisants pour encadrer les élèves « décrocheurs » et ils réclamaient notamment l’embauche d’un principal adjoint. « Nous avions prévenu que les conditions n’étaient pas remplies pour accueillir sereinement ces enfants », martèle Zélia Malhaire.

De son côté, Daniel Auverlot, inspecteur d’académie en Seine-Saint-Denis, estime avoir pris les mesures suffisantes après les incidents. « Ces jeunes ont eu un comportement inacceptable, ils ont été immédiatement exclus, souligne-t-il. Nous avons actuellement huit adultes pour encadrer ceux qui restent et nous allons envoyer trois volontaires au service civique en plus. Au total, il y aura donc onze adultes pour neuf jeunes. » Il n’y a donc pour lui aucune raison de fermer l’ERS. Les familles des exclus seront reçues la semaine prochaine à l’inspection académique, à Bobigny.

Depuis lundi, outre l’internat dans le collège de Mayenne, un autre ERS a ouvert à Portbail, dans la Manche, qui accueille dix jeunes du 93 pour huit encadrants. La création des ERS avait été annoncée en avril par le ministère de l’Education nationale. Ils sont destinés à accueillir « des collégiens en difficulté scolaire et sociale, dont le comportement nécessite un éloignement ».

Pour intégrer ce type de structure durant un an, les élèves doivent être âgés de 13 ans à 15 ans, volontaires et exclus du système scolaire. En revanche, ils ne doivent pas avoir eu affaire à la justice. Le but est de les remettre à niveau et de leur apprendre le respect des règles de vie en société.

Sarkozy se félicite d'avoir «sauvé» le régime des retraites

Nicolas Sarkozy n'a pas attendu vingt-quatre heures. Le chef de l'Etat a promulgué la loi sur la réforme des retraites dans la nuit de mardi à mercredi. Dans la foulée, le texte, fortement contesté, a été publié au Journal officiel après avoir été validé mardi par le Conseil constitutionnel.

Ce matin, devant le Conseil des ministres, le président a réaffirmé qu'il avait «sauvé» le régime de retraite par répartition. «Les Français sont désormais assurés qu'ils pourront compter sur leur retraite et que le niveau des pensions sera maintenu», a-t-il dit dans une déclaration rendue publique par l'Elysée. «Avec cette loi, notre régime de retraite par répartition est sauvé.» «J'ai entendu les inquiétudes qui se sont exprimées pendant les débats. Et j'ai pleinement conscience qu'il s'agit d'une réforme difficile. Mais j'ai toujours considéré que mon devoir, et le devoir du gouvernement, était de la mener à bien», a-t-il ajouté.

Le PS fustige sa «brutalité»

«C'est la poursuite de la brutalité : J'ai raison, j'y vais de plus en plus fort et je ne laisse pas passer un instant avant de promulguer», a réagi la numéro un du PS, Martine Aubry.

Les syndicats, qui ont décidé d'une journée d'«actions multiformes» le 23 novembre, avaient pris acte de la décision mardi, sans toutefois baisser les bras. «Le recul des bornes d'âge à 62 et 67 ans pénalise les salariés qui ont commencé à travailler tôt et les travailleurs aux carrières précaires», a réaffirmé la CFDT. «Ça va être compliqué, difficile, mais les salariés nous en voudraient si on considérait que les carottes étaient cuites», a fait valoir la CGT.

Compte à rebours pour le remaniement

La promulgation de la loi sur les retraites ouvre la voie au remaniement du gouvernement, que le chef de l'Etat a programmé depuis cinq mois. Il pourrait intervenir lundi, mardi prochain au plus tard, selon plusieurs sources gouvernementales et de l'UMP. Et dans l'esprit de tous, il y a peu de doutes sur le fait que François Fillon reste à Matignon.

Cette conviction est partagée par Jean-Louis Borloo, numéro deux du gouvernement, qui faisait, il y a peu, figure de favori. Mardi, lors de la réunion hebdomadaire des parlementaires radicaux à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Ecologie et président du Parti radical est apparu «déçu, découragé, abattu», selon des participants. «J'ai eu Nicolas Sarkozy deux heures au téléphone depuis dimanche. Il m'a fait comprendre que ce ne serait pas moi (pour Matignon) mais jusqu'au bout, je veux y croire. Jusqu'au bout, je veux faire monter l'union des centres», a-t-il déclaré selon ces sources.

La redevance audiovisuelle étendue aux ordinateurs ?

Allons maintenant prendre encore sur les ménages et les écoles. Il faut encore plus d'argent pour palier au train de vie de l'état, aux salaires de nos énarques, le roi va vous ponctionner encore un peu plus....

«Ordinateurs et autres tablettes qui reçoivent la télévision doivent aussi être taxés». Dans une interview au «Figaro», le rapporteur général de la commission des finances du Sénat Philippe Marini estime qu'il faut «tenir compte de l'évolution des modes de consommation des médias» et appliquer la redevance audiovisuelle non seulement aux postes de télévision traditionnels, mais aussi aux ordinateurs, qui permettent de voir de nombreux programmes par internet.
Le sénateur de l'Oise est bien décidé à défendre un amendement en ce sens dans le cadre de la loi de finances 2011.

La redevance pour les résidences secondaires ?

Par ailleurs, sur le principe d'«une taxe d'habitation, une contribution», il envisage d'étendre la redevance aux résidences secondaires, qui en sont jusqu'ici exemptes. Selon lui, la disposition permettrait de «gagner 200 millions d'euros». «Il n'y aurait néanmoins qu'une seule contribution par résidence, quel que soit le nombre de supports récepteurs», précise-t-il toutefois.

Un abbé creusois décédé à l'âge de... 136 ans

Qui est donc cet abbé Ratier, dont la plaque en émail dans le cimetière de Saint-Germain-Beaupré affiche 1836 - 1972, une longévité exceptionnelle ? « C'est une erreur », concède le maire Michel Trumeau. Pas l'abbé Ratier, bien sûr, mais l'inscription que personne n'avait remarquée ou n'avait souhaité rectifier, respectant cet ovale blanc cerclé de noir et de doré.

Date de sa mort ? Était-ce bien l'érudit évoqué dans nos colonnes huit jours plus tôt ? La réponse est venue de Gilliane Rommeluère, membre de la Société d'histoire et de sciences naturelles de la Creuse, toujours prête à résoudre les énigmes petites ou grandes, incollable sur bien des sujets, passionnée et raisonnable, inestimable auxiliaire.

L'Abbé Ratier est né à La Souterraine le 29 octobre 1809, il est décédé à Saint-Germain-Beaupré le 11 mai 1891. À sa mission pastorale s'ajoutait celle d'érudit, figurant au Dictionnaire bio-bibliographique des auteurs creusois d'Amédée Carriat : « Élève puis professeur au Petit séminaire d'Ajain, il est ensuite nommé curé de Saint-Germain-Beaupré où va s'écouler tout le temps de son sacerdoce (1836-72) ». Voilà d'où vient l'erreur. Le graveur s'est trompé d'un siècle en relevant des dates de son ministère. Amédée Carriat brosse ensuite son portrait d'érudit, dont il résume en toute fin la biographie (*).

Un autre curé est inhumé au cimetière de Saint-Germain-Beaupré, il s'agit du père Cazaud. Sa tombe porte une plaque dans le même style, émail blanc cerclé de deux liserés noir et doré, mais ici il n'y a point d'erreur à consater, ni sur son âge supposé, ni sur la date de son décès : « Ici repose Cazaud Jean-Baptiste, Victor, curé de Saint-Germain-Beaupré, décédé le 10 mars 1883, dans sa 66e année, Priez pour lui ». Ce curé exerça aussi son ministère à La Souterraine, nommé par l'évêque en 1829.

Revenons au cimetière de la Souterraine où les religieux sont aussi en bonne place, notamment les religieuses du Sauveur.

Lorsque le couvent de la congrégation des Soeurs du Sauveur fut confié à l'association Traces de Pas, il fallut prendre une décision sur le devenir de mère Marie de Jésus, leur fondatrice, (Anne-Rose Joséphine du Bourg, 1788-1862), dont la tombe se trouvait dans une crypte de la chapelle du Sauveur. Il fut question aussi du lieu de sépulture de toutes les religieuses décédées à La Souterraine, leur transfert vers la Maison mère dans la région du Nord fut même évoquée.

Or, au gré d'une promenade sereine dans le cimetière de La Souterraine, le promeneur trouvera le « Carré des soeurs », très récent où ont été réunies les religieuses, dans un ordre bien précis, des soeurs aux mères, autour de la tombe de leur fondatrice. Sobres, simples, les plaques rappellent seulement leur nom d'état-civil, celui que personne ne connaissait, sans doute, de leur vivant. Comme si, dans la mort, elles avaient retrouvé leur famille.

Sophie Vouzelaud, Miss Limousin et première dauphine de Miss France 2007

Une Miss malentendante saisit la Halde Sophie Vouzelaud, Miss Limousin et première dauphine de Miss France 2007, a saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), estimant avoir été exclue du concours de Miss Monde en raison de sa surdité.

La jeune femme, malentendante, reproche au comité mondial de l'avoir exclue de la compétition en raison de sa surdité, explique sa mère, Hélène Vouzelaud.

Après le désistement en sa faveur de Rachel Legrain-Trapani, Miss France 2007, Sophie Vouzelaud avait été présentée par la France au concours de Miss Monde.

Le comité mondial l'avait d'abord acceptée avant de la récuser, prétextant que les pays devaient être représentés par les Miss nationales élues et que les dauphines ne pouvaient par conséquent pas concourir, selon Hélène Vouzelaud. Or, «des dauphines ont été prises avant et même après ce refus», a-t-elle fait valoir. Sophie «ne veut pas que ce genre de discrimination se reproduise», a-t-elle ajouté.

En 2010, Sophie Vouzelaud a tenu un rôle dans le film de Dominique Farrugia, «L'amour c'est mieux à deux» aux côtés de Clovis Cornillac, Virginie Efira et Manu Payet.