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lundi 9 août 2010
L’or et l’argent pour les Français à Budapest...
Première médialle, celle de Yannick Agnel. Le jeune Niçois décroche par la même occasion un nouveau record de France (3:46.17), améliorant de 9 centièmes le chrono qu’il avait réussi le 14 juillet dernier à Helsinki, lors des Championnats d’Europe juniors et devançant l’Allemand Paul Biedermann, champion du monde de la discipline, tenant du titre européen et détenteur du record du monde (3:40.07).
Yannick Agnel, double médaillé du jour (0'35")
Deuxième médaille, en relai 4x100 m libre : l’équipe française composée du même Yannick Agnel, de Fabien Gillot, William Meynard et du champion olympique Alain Bernard a décroché la breloque de vice-champion d’Europe de la discipline, derrière la Russie et devant la Suède.
Samedi, les Français avaient remporté les deux premières médailles de la compétition avec Bertrand Venturi et Joanes Hedel, respectivement 2e et 3e du 25 km en eau libre.
Yannick Agnel, double médaillé du jour (0'35")
Deuxième médaille, en relai 4x100 m libre : l’équipe française composée du même Yannick Agnel, de Fabien Gillot, William Meynard et du champion olympique Alain Bernard a décroché la breloque de vice-champion d’Europe de la discipline, derrière la Russie et devant la Suède.
Samedi, les Français avaient remporté les deux premières médailles de la compétition avec Bertrand Venturi et Joanes Hedel, respectivement 2e et 3e du 25 km en eau libre.
braderie de L'amicale des commerçants et artisans ce 15 Aout à Evaux les Bains
Depuis plus de 20 années, plus de 250 exposants sont attendus dans la ville d'Evaux les bains.
Madame Steiner et son équipe de bénévoles prépare activement cette première grande manifestation dans la ville. Ce sera encore cette année un travail de titan pour donner une place satisfaisante à tous.
Particulier (foire à tout), professionnels, commerçants, artisans, tout un panel pour tous et ouvert à tous.
Madame Steiner et son équipe de bénévoles prépare activement cette première grande manifestation dans la ville. Ce sera encore cette année un travail de titan pour donner une place satisfaisante à tous.
C'est pareil toutes les années, retorque la Présidente, mais cela se déroulera comme par habitude dans la bonne humeur.
Particulier (foire à tout), professionnels, commerçants, artisans, tout un panel pour tous et ouvert à tous.
Des animations égayeront la journée pour le plaisir de tous. réservation : 05.55.65.55.48
Pas de fumée sans feu ! Tarif Electricité : le ministère de l'Energie dément une hausse de 9 %
La hausse de 9 % annoncée par la Tribune lundi concernant les 500 000 ménages ayant souscrit à un abonnement «effacement jour de pointe» ne sera en réalité que de 3 %. Dans un communiqué, le ministère de l'Energie a démenti l'information du quotidien économique. «La hausse de tarifs pour ces clients sera inférieure à 3%, à la fois pour l'abonnement et pour le prix du kilowattheure», a indiqué le ministère.
Le site internet de La Tribune, qui citait un document du ministère, avait fait état lundi midi d'une hausse de 9,2% du prix de l'abonnement et du kilowattheure des clients «EJP». Ce type d'abonnement, qui n'est plus proposé par EDF à ses nouveaux clients, fait varier le prix du kilowattheure en fonction des jours.
Le ministère de l'Energie n'avait dans un premier temps pas souhaité commenter l'information de La Tribune, au motif que la hausse des tarifs devait encore être validée par la Commission de régulation de l'énergie (CRE). L'avis de la CRE est purement consultatif et sera publié au Journal officiel d'ici au 15 août, en même temps que les arrêtés fixant la hausse des tarifs.
La semaine dernière, le gouvernement avait annoncé un relèvement de trois pour cent des tarifs de l'électricité pour les particuliers, mais sans donner le détail des hausses pour chaque type d'abonnement.
Des hausses très disparates en 2009
Selon La Tribune, le prix de l'abonnement «Heures creuses/heures pleines» baissera de 25% à 90,96 euros pour une puissance inférieure à neuf kilovoltampères (kVA), tandis que le prix du kilowatt-heure augmentera de 7,3%.
Pour l'option «Tempo» (prix modulé selon l'heure et le jour), le coût de l'abonnement augmentera de trois pour cent, tout comme celui du kilowatt-heure.
Enfin pour l'option «Base» (tarif unique), le prix de l'abonnement augmentera de 4,4% à 8,4% et celui de l'énergie de 1,5% à 1,8% pour les consommateurs dont l'installation électrique a une puissance inférieure à six kVA. Pour les puissances plus fortes (jusqu'à 36 kVA), le prix de l'énergie est stable et le prix de l'abonnement baisse de 0,3% à 16,2%.
Le ministère de l'Energie avait indiqué la semaine dernière que la hausse des tarifs serait «différenciée» selon le type d'abonnement, afin que chaque consommateur paye le coût réel de sa consommation d'électricité (coût du réseau et coût de la production).
L'an dernier, la hausse des tarifs de 1,9% en moyenne pour les ménages, avait caché de fortes disparités selon les clients. Ainsi, 1,5 million de clients avaient vu leur facture augmenter de plus de 15%. Quelque 28,5 millions de clients particuliers sont actuellement soumis aux tarifs réglementés, qui sont proposés par EDF.
Le site internet de La Tribune, qui citait un document du ministère, avait fait état lundi midi d'une hausse de 9,2% du prix de l'abonnement et du kilowattheure des clients «EJP». Ce type d'abonnement, qui n'est plus proposé par EDF à ses nouveaux clients, fait varier le prix du kilowattheure en fonction des jours.
Le ministère de l'Energie n'avait dans un premier temps pas souhaité commenter l'information de La Tribune, au motif que la hausse des tarifs devait encore être validée par la Commission de régulation de l'énergie (CRE). L'avis de la CRE est purement consultatif et sera publié au Journal officiel d'ici au 15 août, en même temps que les arrêtés fixant la hausse des tarifs.
La semaine dernière, le gouvernement avait annoncé un relèvement de trois pour cent des tarifs de l'électricité pour les particuliers, mais sans donner le détail des hausses pour chaque type d'abonnement.
Des hausses très disparates en 2009
Selon La Tribune, le prix de l'abonnement «Heures creuses/heures pleines» baissera de 25% à 90,96 euros pour une puissance inférieure à neuf kilovoltampères (kVA), tandis que le prix du kilowatt-heure augmentera de 7,3%.
Pour l'option «Tempo» (prix modulé selon l'heure et le jour), le coût de l'abonnement augmentera de trois pour cent, tout comme celui du kilowatt-heure.
Enfin pour l'option «Base» (tarif unique), le prix de l'abonnement augmentera de 4,4% à 8,4% et celui de l'énergie de 1,5% à 1,8% pour les consommateurs dont l'installation électrique a une puissance inférieure à six kVA. Pour les puissances plus fortes (jusqu'à 36 kVA), le prix de l'énergie est stable et le prix de l'abonnement baisse de 0,3% à 16,2%.
Le ministère de l'Energie avait indiqué la semaine dernière que la hausse des tarifs serait «différenciée» selon le type d'abonnement, afin que chaque consommateur paye le coût réel de sa consommation d'électricité (coût du réseau et coût de la production).
L'an dernier, la hausse des tarifs de 1,9% en moyenne pour les ménages, avait caché de fortes disparités selon les clients. Ainsi, 1,5 million de clients avaient vu leur facture augmenter de plus de 15%. Quelque 28,5 millions de clients particuliers sont actuellement soumis aux tarifs réglementés, qui sont proposés par EDF.
Une Afghane enceinte est exécutée en public de trois balles dans la tête
Fouettée 200 fois avant d'être exécutée en public de trois balles dans la tête. C'est le triste sort qu'a connu Bibi Sanubar, une Afghane de 35 ans dans un bastion taliban de la province de Badghis, dans l'ouest de l'Afghanistan. La femme, qui était veuve et enceinte, a été tuée par un commandant taliban, Mohammad Yousuf, après avoir été retenue trois jours.
Les talibans l'accusaient d'adultère. Son corps a ensuite été jeté dans un secteur contrôlé par les forces afghanes de sécurité.
Démenti des talibans
Un porte-parole régulier des talibans, Yousuf Ahmadi, a pourtant démenti toute implication des talibans et fustigé la «propagande des médias occidentaux». «Nous n'avons rien fait de la sorte à Badghis ou dans une autre province», a-t-il affirmé.
Cette exécution rappelle pourtant ces nombreuses scènes de lapidation de personnes accusées d'adultère, conduites sous le régime des talibans. Ceux-là même qui prônent une application rigoriste de la loi islamique, coupant mains et pieds aux Afghans reconnus coupables de vol.
Les talibans l'accusaient d'adultère. Son corps a ensuite été jeté dans un secteur contrôlé par les forces afghanes de sécurité.
Démenti des talibans
Un porte-parole régulier des talibans, Yousuf Ahmadi, a pourtant démenti toute implication des talibans et fustigé la «propagande des médias occidentaux». «Nous n'avons rien fait de la sorte à Badghis ou dans une autre province», a-t-il affirmé.
Cette exécution rappelle pourtant ces nombreuses scènes de lapidation de personnes accusées d'adultère, conduites sous le régime des talibans. Ceux-là même qui prônent une application rigoriste de la loi islamique, coupant mains et pieds aux Afghans reconnus coupables de vol.
dimanche 8 août 2010
Nantes : Lies Hebbadj mis en examen pour viols aggravés
Les mises en examen s'accumulent pour Lies Hebbadj. Cet épicer de Nantes, dont la compagne avait verbalisée en avril dernier pour conduite avec un niqab, vient d'être mis en examen pour« viols aggravés».
Hebbadj victime d'une «politique répressive» pour son avocate
Pour Hortefeux, Lies Hebbadj est « présumé coupable »
La justice a assorti sa décision d'une extension du contrôle judiciaire qui découlait de sa précédente mise en examen pour fraude aux allocations familiales. Le commerçant a désormais interdiction «d'entrer en contact avec l'actuel époux de la plaignante», a indiqué le procureur de la République de Nantes, Xavier Ronsin. L'époux est un ancien ami d'Hebbadj.
Dimanche matin, le parquet de Nantes avait déjà décidé de l'ouverture d'une nouvelle information judiciaire, prélude à une mise en examen, à l'encontre de Lies Hebbadj. Ce dernier avait été placé garde à vue vendredi soir à la suite «des accusations de viols et de violences portées à son encontre le 5 août 2010 par l'une de ses anciennes compagnes», avait précisé le ministère public. La jeune femme avait été en fait auditionné par la justice la semaine dernière et avaient évoqué des faits ayant eu lieu entre 2003 et 2007. L'enquête préliminaire avait été confiée à la police judiciaire de Nantes.
L'avocate crie à la «manipulation»
La qualification de viols aggravés induit une sanction éventuelle plus lourde du fait de circonstances aggravantes. Dans le cas précis de Lies Hebbadj, le procureur de la République a signalé «l'état de la plaignante qui était enceinte» et le fait que les viols avaient été «commis par un conjoint ou concubin».
«Il s'agit d'accusations fantaisistes, très anciennes, sur un domaine intime assez invérifiable. Je pense qu'il s'agit probablement d'une manipulation», a déclaré Me Cécile de Oliveira, l'avocate de Lies Hebbadj à l'annonce de la mise en examen par le parquet.
Une plainte d'une ex-compagne répudiée et remariée
Cette compagne répudiée par Lies Hebbadj et remariée à Dubaï, Nina Gomez, avait déjà porté contre lui des accusations de maltraitance sur un blog. Dans une conférence de presse, en plein affaire du niqab au volant, le ministre de l'Intérieur avait évoqué ces accusations.
Lies Hebbadj avait alors porté plainte en avril pour diffamation contre la jeune femme. Cette dernière a également été mise en examen aux côtés d'autres compagnes de M. Hebbadj et de lui même pour fraude aux prestations sociales le 9 juin dernier.
Le commerçant, qui vit à Rezé, près de Nantes, a été placé sous le feu des projecteurs fin avril en plein débat sur l'interdiction du voile intégral, quand sa compagne a décidé de contester une contravention de 22 euros pour avoir conduit en niqab.
Déjà mis en examen pour fraudes aux aides sociales
Le 9 juin dernier, à l'issue d'une première garde à vue, Lies Hebbadj, soupçonné de polygamie, a été mis en examen pour fraudes aux aides sociales, escroqueries ou encore travail dissimulé. Dans un premier temps, il s'était défendu des accusations de polygamie, indiquant qu'en France il n'était «interdit d'avoir des maîtresses».
Mais après six semaines d'enquête, la mise en examen intervenait le 9 juin. La justice lui reproche d'avoir vécu dans «une polygamie de fait» et perçu du fait de ses différentes situations près de 175 000 euros de prestations sociales entre 2007 et 2010.
Une somme supérieure aux 88 000 euros qu'il aurait dûs percevoir si les membres des trois familles avaient vécu sous le même toit. Lies Hebbadj aurait également pu percevoir 124 000 euros si la déclaration de situation dans ses trois domiciles (NDLR : il a reconnu être le père de quinze enfants et bientôt dix-sept enfants) avait été déclarée de manière conforme.
Déchéance de nationalité
Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avait demandé que le commerçant soit déchu de sa nationalité française en évoquant les soupçons de polygamie et de fraudes aux aides sociales.
Le ministre a annoncé samedi qu'il ferait des propositions d'ici la fin de l'été à Nicolas Sarkozy pour rendre possible la déchéance de nationalité notamment pour des faits de meurtres contre des policiers ou pour polygamie.
Hebbadj victime d'une «politique répressive» pour son avocate
Pour Hortefeux, Lies Hebbadj est « présumé coupable »
La justice a assorti sa décision d'une extension du contrôle judiciaire qui découlait de sa précédente mise en examen pour fraude aux allocations familiales. Le commerçant a désormais interdiction «d'entrer en contact avec l'actuel époux de la plaignante», a indiqué le procureur de la République de Nantes, Xavier Ronsin. L'époux est un ancien ami d'Hebbadj.
Dimanche matin, le parquet de Nantes avait déjà décidé de l'ouverture d'une nouvelle information judiciaire, prélude à une mise en examen, à l'encontre de Lies Hebbadj. Ce dernier avait été placé garde à vue vendredi soir à la suite «des accusations de viols et de violences portées à son encontre le 5 août 2010 par l'une de ses anciennes compagnes», avait précisé le ministère public. La jeune femme avait été en fait auditionné par la justice la semaine dernière et avaient évoqué des faits ayant eu lieu entre 2003 et 2007. L'enquête préliminaire avait été confiée à la police judiciaire de Nantes.
L'avocate crie à la «manipulation»
La qualification de viols aggravés induit une sanction éventuelle plus lourde du fait de circonstances aggravantes. Dans le cas précis de Lies Hebbadj, le procureur de la République a signalé «l'état de la plaignante qui était enceinte» et le fait que les viols avaient été «commis par un conjoint ou concubin».
«Il s'agit d'accusations fantaisistes, très anciennes, sur un domaine intime assez invérifiable. Je pense qu'il s'agit probablement d'une manipulation», a déclaré Me Cécile de Oliveira, l'avocate de Lies Hebbadj à l'annonce de la mise en examen par le parquet.
Une plainte d'une ex-compagne répudiée et remariée
Cette compagne répudiée par Lies Hebbadj et remariée à Dubaï, Nina Gomez, avait déjà porté contre lui des accusations de maltraitance sur un blog. Dans une conférence de presse, en plein affaire du niqab au volant, le ministre de l'Intérieur avait évoqué ces accusations.
Lies Hebbadj avait alors porté plainte en avril pour diffamation contre la jeune femme. Cette dernière a également été mise en examen aux côtés d'autres compagnes de M. Hebbadj et de lui même pour fraude aux prestations sociales le 9 juin dernier.
Le commerçant, qui vit à Rezé, près de Nantes, a été placé sous le feu des projecteurs fin avril en plein débat sur l'interdiction du voile intégral, quand sa compagne a décidé de contester une contravention de 22 euros pour avoir conduit en niqab.
Déjà mis en examen pour fraudes aux aides sociales
Le 9 juin dernier, à l'issue d'une première garde à vue, Lies Hebbadj, soupçonné de polygamie, a été mis en examen pour fraudes aux aides sociales, escroqueries ou encore travail dissimulé. Dans un premier temps, il s'était défendu des accusations de polygamie, indiquant qu'en France il n'était «interdit d'avoir des maîtresses».
Mais après six semaines d'enquête, la mise en examen intervenait le 9 juin. La justice lui reproche d'avoir vécu dans «une polygamie de fait» et perçu du fait de ses différentes situations près de 175 000 euros de prestations sociales entre 2007 et 2010.
Une somme supérieure aux 88 000 euros qu'il aurait dûs percevoir si les membres des trois familles avaient vécu sous le même toit. Lies Hebbadj aurait également pu percevoir 124 000 euros si la déclaration de situation dans ses trois domiciles (NDLR : il a reconnu être le père de quinze enfants et bientôt dix-sept enfants) avait été déclarée de manière conforme.
Déchéance de nationalité
Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avait demandé que le commerçant soit déchu de sa nationalité française en évoquant les soupçons de polygamie et de fraudes aux aides sociales.
Le ministre a annoncé samedi qu'il ferait des propositions d'ici la fin de l'été à Nicolas Sarkozy pour rendre possible la déchéance de nationalité notamment pour des faits de meurtres contre des policiers ou pour polygamie.
Le comédien Bruno Cremer est mort
Le comédien Bruno Cremer, qui incarna à la télévision le commissaire Maigret entre 1991 et 2005, est décédé samedi dans un hôpital parisien, à l'âge de 80 ans, a annoncé dimanche son agent France Degand. L'acteur luttait depuis plusieurs années contre un cancer.
Bruno Cremer est né le 6 octobre 1929 à Saint-Mandé, près de Paris, d'une mère d'origine belge et d'un père qui prendra la nationalité belge parce que la France n'avait pas voulu l'accepter comme soldat durant la guerre, contrairement à la Belgique.
Lui-même choisira la nationalité française à 18 ans.
Révélé en 1964 avec la «317e section»
Après ses études secondaires, il suit des cours de théâtre au Conservatoire et se consacre pendant dix ans à la scène. Il joue Shakespeare, Oscar Wilde, Jean Anouilh. Il débute au cinéma avec Alain Delon dans «Quand la femme s'en mêle» en 1957, mais sa carrière s'accélère en 1964 avec la «317e section», un des rares films réalisés sur la guerre d'Indochine, réalisé par Pierre Schoendoerffer. Il devient dès lors un acteur populaire et a tourné dans plus de 110 films et téléfilms, selon son agent.
Il travaille beaucoup avec Yves Boisset et Jean-Claude Brisseau et joue, entre autre dans «Le Bon et le méchant» de Claude Lelouch, «L'Etranger» de Luchino Visconti, «Le Convoi de la peur» de William Friedkin, «Noce blanche» de Jean-Claude Brisseau avec Vanessa Paradis.
Il incarne le commissaire Maigret pendant quatorze ans
A partir de 1991, il se fait connaître du grand public grâce au commissaire Maigret, qu'il interprètera jusqu'en 2005. Mettant de côté les tournages pour le cinéma, Bruno Cremer se consacre à son rôle télévisé.
Bruno Cremer est né le 6 octobre 1929 à Saint-Mandé, près de Paris, d'une mère d'origine belge et d'un père qui prendra la nationalité belge parce que la France n'avait pas voulu l'accepter comme soldat durant la guerre, contrairement à la Belgique.
Lui-même choisira la nationalité française à 18 ans.
Révélé en 1964 avec la «317e section»
Après ses études secondaires, il suit des cours de théâtre au Conservatoire et se consacre pendant dix ans à la scène. Il joue Shakespeare, Oscar Wilde, Jean Anouilh. Il débute au cinéma avec Alain Delon dans «Quand la femme s'en mêle» en 1957, mais sa carrière s'accélère en 1964 avec la «317e section», un des rares films réalisés sur la guerre d'Indochine, réalisé par Pierre Schoendoerffer. Il devient dès lors un acteur populaire et a tourné dans plus de 110 films et téléfilms, selon son agent.
Il travaille beaucoup avec Yves Boisset et Jean-Claude Brisseau et joue, entre autre dans «Le Bon et le méchant» de Claude Lelouch, «L'Etranger» de Luchino Visconti, «Le Convoi de la peur» de William Friedkin, «Noce blanche» de Jean-Claude Brisseau avec Vanessa Paradis.
Il incarne le commissaire Maigret pendant quatorze ans
A partir de 1991, il se fait connaître du grand public grâce au commissaire Maigret, qu'il interprètera jusqu'en 2005. Mettant de côté les tournages pour le cinéma, Bruno Cremer se consacre à son rôle télévisé.
Des incendies bien suspects autour de Guéret
Trois incendies ont détruit, au cours de la nuit de jeudi à vendredi, des hangars agricoles à Ste-Feyre et aux alentours. Sans exclure les autres hypothèses, la piste criminelle reste la plus plausible.
Trois incendies qui se déclarent au cours de la même nuit dans des hangars agricoles, de surcroît dans un secteur géographique pour le moins limité (deux à Sainte-Feyre et un Pionnat, au sud de Guéret), cela peut éveiller les soupçons.
Les sapeurs-pompiers creusois, sous la direction de leurs deux officiers de permanence, le commandant Marchais et le lieutenant Lenoir, sont en tout cas intervenus jusqu'au petit matin.
Leur périple nocturne débute vers 2 h 15 quand ils sont appelés pour un incendie qui vient de se déclencher à la sortie du bourg de Sainte-Feyre, dans un hangar ouvert, sur la route du centre médical national. La rapidité d'intervention des pompiers permet d'éviter que les flammes, qui sont déjà en train de détruire entièrement l'ouvrage, ne se propagent aux maisons voisines. Néanmoins deux remorques de pailles, stationnées à l'intérieur sont réduite en cendres ainsi que tout leur fourrage.
Aux alentours de 3 h 30, l'incendie à peine circonscrit, le SDIS ? le Service départemental d'incendie et de secours ? reçoit un nouvel appel.
Un deuxième sinistre vient en effet d'être signalé, une fois encore sur la commune de Sainte-Feyre, mais cette fois-ci à la sortie du hameau de Villemeaux, plus au sud.
À leur arrivée les pompiers découvrent un bâtiment agricole métallique, encore un, et lui aussi ouvert, d'environ 500 mâ, contenant du fourrage, presque entièrement embrasé. Malgré leurs efforts le bâtiment se consume avec ses 120 tonnes de fourrage et du matériel agricole. Stockés aussi, des sacs de phosphate qui vont mobiliser la présence du pharmacien capitaine des sapeurs-pompiers afin que toutes les précautions soient prises lors de l'intervention pour éviter d'éventuels problèmes de toxicité.
La Montagne.fr
Trois incendies qui se déclarent au cours de la même nuit dans des hangars agricoles, de surcroît dans un secteur géographique pour le moins limité (deux à Sainte-Feyre et un Pionnat, au sud de Guéret), cela peut éveiller les soupçons.
Les sapeurs-pompiers creusois, sous la direction de leurs deux officiers de permanence, le commandant Marchais et le lieutenant Lenoir, sont en tout cas intervenus jusqu'au petit matin.
Leur périple nocturne débute vers 2 h 15 quand ils sont appelés pour un incendie qui vient de se déclencher à la sortie du bourg de Sainte-Feyre, dans un hangar ouvert, sur la route du centre médical national. La rapidité d'intervention des pompiers permet d'éviter que les flammes, qui sont déjà en train de détruire entièrement l'ouvrage, ne se propagent aux maisons voisines. Néanmoins deux remorques de pailles, stationnées à l'intérieur sont réduite en cendres ainsi que tout leur fourrage.
Aux alentours de 3 h 30, l'incendie à peine circonscrit, le SDIS ? le Service départemental d'incendie et de secours ? reçoit un nouvel appel.
Un deuxième sinistre vient en effet d'être signalé, une fois encore sur la commune de Sainte-Feyre, mais cette fois-ci à la sortie du hameau de Villemeaux, plus au sud.
À leur arrivée les pompiers découvrent un bâtiment agricole métallique, encore un, et lui aussi ouvert, d'environ 500 mâ, contenant du fourrage, presque entièrement embrasé. Malgré leurs efforts le bâtiment se consume avec ses 120 tonnes de fourrage et du matériel agricole. Stockés aussi, des sacs de phosphate qui vont mobiliser la présence du pharmacien capitaine des sapeurs-pompiers afin que toutes les précautions soient prises lors de l'intervention pour éviter d'éventuels problèmes de toxicité.
La Montagne.fr
Yvelines : un adolescent se noie lors d'une course poursuite avec les policiers
Un jeune adolescent de 15 ans issu d'une cité sensible des Mureaux (Yvelines) s'est noyé dans la Seine dans la nuit de samedi à dimanche. Les faits, survenus peu après minuit à Mantes-la-Jolie, ont eu lieu lors d’une course poursuite avec les policiers. Tout commence aux Mureaux lors d’un banal contrôle routier. Après un refus d’obtempérer, les forces de l’ordre prennent en chasse un véhicule avec trois occupants à son bord.
Les fuyards prennent la direction de la A 13 puis celle de Mantes. Mais à l’entrée de l’agglomération sur les bords de Seine, le véhicule percute un poteau. Les individus s’échappent alors à pied. L’un d’entre eux se serait jeté volontairement dans la Seine. Sans attendre, les plongeurs des pompiers sont intervenus mais le jeune de 15 ans n’était plus en vie. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Versailles. Une conférence de presse devrait avoir lieu à la direction départementale de la sécurité publique de Viroflay (Yvelines) en fin d'après-midi ce dimanche pour faire toute la lumière sur cette affaire.
Les fuyards prennent la direction de la A 13 puis celle de Mantes. Mais à l’entrée de l’agglomération sur les bords de Seine, le véhicule percute un poteau. Les individus s’échappent alors à pied. L’un d’entre eux se serait jeté volontairement dans la Seine. Sans attendre, les plongeurs des pompiers sont intervenus mais le jeune de 15 ans n’était plus en vie. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Versailles. Une conférence de presse devrait avoir lieu à la direction départementale de la sécurité publique de Viroflay (Yvelines) en fin d'après-midi ce dimanche pour faire toute la lumière sur cette affaire.
Arnaud Montebourg : « Sarkozy est à ranger au rayon des incapables »
Le socialiste Arnaud Montebourg, député et président du conseil général de Saône-et-Loire, conteste vivement le bilan du chef de l’Etat en matière de sécurité. Et il dénonce l’illégalité de certains de ses projets.
Selon les sondages, les mesures sécuritaires annoncées par Nicolas Sarkozy sont approuvées par les Français. Cela vous étonne-t-il?
ARNAUD MONTEBOURG. Non, car l’échec du pouvoir actuel dans la lutte contre l’insécurité est dans toutes les têtes.
En savoir plus
Pour le New-York Times, Sarkozy attise les sentiments anti-immigrés
Léger répit dans les sondages
Dans ce domaine, ce sont presque dix ans de pleins pouvoirs pour Nicolas Sarkozy, comme ministre de l’Intérieur et président de la République, une trentaine de lois votées, des déclarations
de guerre depuis des années… qui n’ont jamais eu de résultats.
Mais les mesures que la gauche a beaucoup critiquées semblent recueillir l’assentiment des Français…
Je ne pense pas que les personnes interrogées aient pris le temps d’étudier les graves conséquences de ces mesures. Elles sont dangereuses et inefficaces parce qu’elles transforment les étrangers en boucs émissaires alors que la question de l’insécurité n’est pas liée à une quelconque origine, mais au problème persistant de l’absence de police sur le terrain, du fait notamment de la suppression de ses effectifs. A Grenoble, 110 policiers de moins, en Seine-Saint-Denis, 400… En 2010, dans toute la France, c’est 2744 postes de policiers et gendarmes en moins. Les Français approuvent les contre-propositions que nous faisons depuis des années, notamment la police de proximité avec la population. La police du pouvoir est utilisée comme la cavalerie américaine, qui arrive après la bataille. C’est ce qui se passe partout, y compris en milieu rural.
Dans une période compliquée en termes de finances publiques, est-il réaliste de demander une hausse des effectifs?
A partir du moment où nous sommes en face d’activités dangereuses pour la population comme pour les forces de l’ordre, que vous avez des délinquants qui tirent à balles réelles avec des armes de guerre, l’argument des finances publiques n’a aucun sens. Aujourd’hui, le gouvernement fait des chèques énormes à madame Bettencourt et à tout ce que le pays compte de très grandes fortunes, et refuse de salarier les policiers qui manquent pour les quartiers populaires!
Michel Rocard estime que le projet du gouvernement de condamner les parents d’enfants délinquants remonte « à Vichy » et aux « nazis ». Vous approuvez cette comparaison?
Oui, les Français doivent se souvenir que le seul régime qui a déchu de la nationalité des milliers de personnes, c’était le régime de Vichy avec les Juifs. Il a fait de citoyens français, des non-français. Cela reste une trace indélébile dans notre histoire. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui le pacte constitutionnel ne permet pas de retirer à quelqu’un sa nationalité pour un simple délit. Cela n’est accepté que pour les crimes les plus graves et surtout à la condition que tous les Français puissent risquer cette peine, qu’il n’y ait pas deux catégories de Français, ceux que le président a qualifiés d’origine étrangère, ce qui fait beaucoup de monde, et les autres. Il faut faire attention au respect de la Constitution. Un gouvernement, quel qu’il soit, ne peut pas la violer, même si les mesures proposées paraissent un temps populaires.
On a l’impression que la direction du PS ne veut pas entrer dans le débat...
Nous n’esquivons pas l’échec de la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy. Les agressions sur les personnes ont notamment augmenté de 16%. Tout le monde a échoué, autant les angéliques, c’est-à-dire ceux qui cherchent des excuses, que les sécuritaires, ceux qui se livrent aux surenchères. Il faut construire un pacte de tranquillité publique, que nous nous mettions d’accord, droite et gauche, sur les moyens à engager pour donner des résultats concrets à la population. Ce qui compte pour les Français, aujourd’hui, ce n’est pas qu’il y ait des luttes politiques sans fin, c’est qu’il y ait des résultats. Pour l’instant, ils ne sont pas au rendez-vous et après dix ans de pouvoir M. Sarkozy est, comme d’autres, à ranger aux rayons des incapables en la matière. La modestie devrait amener l’UMP à réfléchir à sa politique, pas plus efficace que d’autres.
La droite dénonce l’angélisme de la gauche. Reconnaissez-vous que cela a été le cas?
L’angélisme de la gauche dans une période où la société était moins violente a laissé la place à l’angélisme de la droite qui pense qu’il suffit de multiplier les imprécations pour que les résultats suivent. Quand le président passe son temps à faire des déclarations sans mettre de moyens sur le terrain, c’est de l’angélisme.
L’affaire Eric Woerth a encore connu des rebondissements cette semaine. Le ministre vous paraît-il de plus en plus affaibli?
Ce n’est pas tant Eric Woerth que la question du système de financement de l’UMP. Ce parti a organisé, sur une échelle industrielle, l’échange de services avec les très grandes fortunes dont il accepte des financements importants contre des privilèges fiscaux et des faveurs personnelles. Certains cas, comme l’affaire Bettencourt ou l’affaire César, relèvent tous du même système : le ministre a connaissance de graves violations de la loi, d’utilisation de paradis fiscaux, et il n’enclenche pas de poursuite ou, pire, il passe carrément l’éponge. Nous sommes devant un scandale d’Etat extrêmement lourd.
Pensez-vous que les enquêtes en cours aboutiront?
Il est intolérable que le procureur Courroye, qui a perdu tout sens de l’honneur dans l’exercice de ses fonctions, refuse de nommer un juge d’instruction indépendant. Sa mission consiste à enterrer ces affaires. Je lui adresse un message personnel : sa conscience de magistrat ne se relèverait pas d’aussi graves manœuvres s’il acceptait de s’y prêter. Je renouvelle la demande que formule le PS depuis des semaines : il faut un juge indépendant dans cette affaire grave.
Un an et demi avant la présidentielle, le climat vous paraît-il favorable à la gauche?
La gauche se reconstruit de façon positive et se renforce dans le pays. Elle n’est pas encore en mesure de proposer l’alternative qui ouvrira un nouveau cycle politique. Mais dans les prochains mois, nous allons accélérer nos propositions pour préparer l’alternance de 2012 qui ouvrira une nouvelle ère pour le pays.
Vous êtes l’organisateur, au PS, des primaires pour désigner le candidat de 2012. Vous les vouliez ouvertes aux autres partis de gauche, mais aucun n’est d’accord. Est-il encore possible de les convaincre?
Tous les Français ont gagné, en pouvant y participer, le droit d’écrire une page de l’histoire de France avec nous. Quels partis s’y joindront? Cela n’a pas encore été décidé. D’ailleurs j’accueillerai à Frangy-en-Bresse (le 22 août) Jean-Pierre Chevènement car ce qu’il a à dire est aussi intéressant que ce que les socialistes ont à dire.
Comptez-vous vous présenter aux primaires?
Il est beaucoup trop tôt pour le dire. Pour l’instant, je les organise.
Selon les sondages, les mesures sécuritaires annoncées par Nicolas Sarkozy sont approuvées par les Français. Cela vous étonne-t-il?
ARNAUD MONTEBOURG. Non, car l’échec du pouvoir actuel dans la lutte contre l’insécurité est dans toutes les têtes.
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Dans ce domaine, ce sont presque dix ans de pleins pouvoirs pour Nicolas Sarkozy, comme ministre de l’Intérieur et président de la République, une trentaine de lois votées, des déclarations
de guerre depuis des années… qui n’ont jamais eu de résultats.
Mais les mesures que la gauche a beaucoup critiquées semblent recueillir l’assentiment des Français…
Je ne pense pas que les personnes interrogées aient pris le temps d’étudier les graves conséquences de ces mesures. Elles sont dangereuses et inefficaces parce qu’elles transforment les étrangers en boucs émissaires alors que la question de l’insécurité n’est pas liée à une quelconque origine, mais au problème persistant de l’absence de police sur le terrain, du fait notamment de la suppression de ses effectifs. A Grenoble, 110 policiers de moins, en Seine-Saint-Denis, 400… En 2010, dans toute la France, c’est 2744 postes de policiers et gendarmes en moins. Les Français approuvent les contre-propositions que nous faisons depuis des années, notamment la police de proximité avec la population. La police du pouvoir est utilisée comme la cavalerie américaine, qui arrive après la bataille. C’est ce qui se passe partout, y compris en milieu rural.
Dans une période compliquée en termes de finances publiques, est-il réaliste de demander une hausse des effectifs?
A partir du moment où nous sommes en face d’activités dangereuses pour la population comme pour les forces de l’ordre, que vous avez des délinquants qui tirent à balles réelles avec des armes de guerre, l’argument des finances publiques n’a aucun sens. Aujourd’hui, le gouvernement fait des chèques énormes à madame Bettencourt et à tout ce que le pays compte de très grandes fortunes, et refuse de salarier les policiers qui manquent pour les quartiers populaires!
Michel Rocard estime que le projet du gouvernement de condamner les parents d’enfants délinquants remonte « à Vichy » et aux « nazis ». Vous approuvez cette comparaison?
Oui, les Français doivent se souvenir que le seul régime qui a déchu de la nationalité des milliers de personnes, c’était le régime de Vichy avec les Juifs. Il a fait de citoyens français, des non-français. Cela reste une trace indélébile dans notre histoire. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui le pacte constitutionnel ne permet pas de retirer à quelqu’un sa nationalité pour un simple délit. Cela n’est accepté que pour les crimes les plus graves et surtout à la condition que tous les Français puissent risquer cette peine, qu’il n’y ait pas deux catégories de Français, ceux que le président a qualifiés d’origine étrangère, ce qui fait beaucoup de monde, et les autres. Il faut faire attention au respect de la Constitution. Un gouvernement, quel qu’il soit, ne peut pas la violer, même si les mesures proposées paraissent un temps populaires.
On a l’impression que la direction du PS ne veut pas entrer dans le débat...
Nous n’esquivons pas l’échec de la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy. Les agressions sur les personnes ont notamment augmenté de 16%. Tout le monde a échoué, autant les angéliques, c’est-à-dire ceux qui cherchent des excuses, que les sécuritaires, ceux qui se livrent aux surenchères. Il faut construire un pacte de tranquillité publique, que nous nous mettions d’accord, droite et gauche, sur les moyens à engager pour donner des résultats concrets à la population. Ce qui compte pour les Français, aujourd’hui, ce n’est pas qu’il y ait des luttes politiques sans fin, c’est qu’il y ait des résultats. Pour l’instant, ils ne sont pas au rendez-vous et après dix ans de pouvoir M. Sarkozy est, comme d’autres, à ranger aux rayons des incapables en la matière. La modestie devrait amener l’UMP à réfléchir à sa politique, pas plus efficace que d’autres.
La droite dénonce l’angélisme de la gauche. Reconnaissez-vous que cela a été le cas?
L’angélisme de la gauche dans une période où la société était moins violente a laissé la place à l’angélisme de la droite qui pense qu’il suffit de multiplier les imprécations pour que les résultats suivent. Quand le président passe son temps à faire des déclarations sans mettre de moyens sur le terrain, c’est de l’angélisme.
L’affaire Eric Woerth a encore connu des rebondissements cette semaine. Le ministre vous paraît-il de plus en plus affaibli?
Ce n’est pas tant Eric Woerth que la question du système de financement de l’UMP. Ce parti a organisé, sur une échelle industrielle, l’échange de services avec les très grandes fortunes dont il accepte des financements importants contre des privilèges fiscaux et des faveurs personnelles. Certains cas, comme l’affaire Bettencourt ou l’affaire César, relèvent tous du même système : le ministre a connaissance de graves violations de la loi, d’utilisation de paradis fiscaux, et il n’enclenche pas de poursuite ou, pire, il passe carrément l’éponge. Nous sommes devant un scandale d’Etat extrêmement lourd.
Pensez-vous que les enquêtes en cours aboutiront?
Il est intolérable que le procureur Courroye, qui a perdu tout sens de l’honneur dans l’exercice de ses fonctions, refuse de nommer un juge d’instruction indépendant. Sa mission consiste à enterrer ces affaires. Je lui adresse un message personnel : sa conscience de magistrat ne se relèverait pas d’aussi graves manœuvres s’il acceptait de s’y prêter. Je renouvelle la demande que formule le PS depuis des semaines : il faut un juge indépendant dans cette affaire grave.
Un an et demi avant la présidentielle, le climat vous paraît-il favorable à la gauche?
La gauche se reconstruit de façon positive et se renforce dans le pays. Elle n’est pas encore en mesure de proposer l’alternative qui ouvrira un nouveau cycle politique. Mais dans les prochains mois, nous allons accélérer nos propositions pour préparer l’alternance de 2012 qui ouvrira une nouvelle ère pour le pays.
Vous êtes l’organisateur, au PS, des primaires pour désigner le candidat de 2012. Vous les vouliez ouvertes aux autres partis de gauche, mais aucun n’est d’accord. Est-il encore possible de les convaincre?
Tous les Français ont gagné, en pouvant y participer, le droit d’écrire une page de l’histoire de France avec nous. Quels partis s’y joindront? Cela n’a pas encore été décidé. D’ailleurs j’accueillerai à Frangy-en-Bresse (le 22 août) Jean-Pierre Chevènement car ce qu’il a à dire est aussi intéressant que ce que les socialistes ont à dire.
Comptez-vous vous présenter aux primaires?
Il est beaucoup trop tôt pour le dire. Pour l’instant, je les organise.
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