jeudi 5 janvier 2012

le jackpot pour l'état

Les radars automatiques installés à travers la France ont rapporté en 2011 quelque 630 millions d'euros en amendes payées par les automobilistes, a annoncé jeudi le ministre de l'Intérieur Claude Guéant lors d'une conférence de presse. Sur cette somme, 530 millions proviennent des amendes forfaitaires de base, auxquels s'ajoutent 100 millions correspondant à la majoration de certaines amendes que des automobilistes ont mis trop de temps à payer ou n'ont pas payées, a précisé le ministère.

Sur les 530 millions d'amendes forfaitaires, "un gros tiers va au fonctionnement du dispositif lui-même, y compris l'achat et la maintenance de radars, un autre tiers va aux collectivités locales (...) et un troisième tiers va à l'Agence de financement des infrastructures de transport de France", a détaillé Claude Guéant. Plus précisément, la maintenance et l'achat des radars drainent 37% des recettes, 30% vont aux collectivités locales (qui financent des opérations destinées à améliorer les infrastructures de transport), et 33% à l'Agence de financement des infrastructures de transport, précise-t-on au ministère.

"Ces montants doivent être comparés au coût de l'insécurité routière pour notre société qui, pour 2010, a été évalué à 23 milliards d’euros", ajoute-t-on de même source.

mercredi 4 janvier 2012

Quand cela va t'il s'arrêter et ou cela va t'il nous mener !!!

«Je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts», affirmait encore Nicolas Sarkozy, en mars 2009, lors d’un déplacement en province. A quatre mois du premier tour de la présidentielle, c’est un argument que le président de la République ne pourra plus utiliser. Car le mandat du chef de l’Etat s’achève sur un festival de hausses d’impôts. Après deux plans de rigueur dégainés à deux mois d’intervalle à l’automne, les mesures fiscales ont fini par ratisser large. TVA, impôt sur le revenu, sur les sociétés, taxes diverses, droits de succession, CSG, prélèvements libératoires, contribution sur les hauts revenus… Il y en aura pour tout le monde.

Au total, 16,4 milliards d’euros de nouvelles recettes sont attendus en 2012 pour les finances publiques, dont les deux tiers (10 milliards) seront supportés par les seuls ménages. Du coup, le taux de prélèvements obligatoires atteindra 44,8% du PIB français en 2012, son plus haut niveau depuis 2001. Il devrait même exploser - avec 45,8% en 2015 et 46% en 2016 - le record de 1999 (45,5%), détenu par Lionel Jospin… Et ce, alors même que Nicolas Sarkozy avait exprimé, en début de mandat, son intention d’abaisser les prélèvements de quatre points…

Fumeurs.
 La plupart des ménages seront avant tout touchés par le relèvement de la TVA à taux réduit, de 5,5% à 7%, sur la plupart des produits, dont le rendement attendu en 2012 sera de 1,8 milliard d’euros (lire ci-contre). Seconde hausse généralisée : l’impôt sur le revenu, dont les barèmes seront gelés deux années de suite. Ce qui représente une hausse de plus de 2% pour les contribuables imposables l’année prochaine. Gain pour l’Etat : 1,6 milliard en 2012, et 3,2 milliards en 2013. La CSG sera également appliquée à 98% des revenus salariaux, contre 97% jusqu’ici (600 millions d’euros). Quant aux fumeurs, amateurs d’alcools forts et de sodas, ils renfloueront la collectivité, via de nouvelles taxes, à hauteur de 1,2 milliard.

Cotisations.
La fiscalité et les prélèvements sociaux sur les revenus du capital sont aussi alourdis de 2 milliards d’euros. Pour les très hauts revenus, une contribution exceptionnelle de 3% au-dessus de 250 000 euros par an et de 4% au-dessus de 500 000 euros devrait rapporter 200 millions. Comptez également sur un nouveau coup de rabot général sur les niches et sur la suppression de quelques-unes d’entre elles. Bonus, enfin, pour les fonctionnaires, qui connaîtront une nouvelle augmentation de leurs cotisations retraites en 2012.
Au final, selon l’Insee, «les impôts versés par les ménages progresseraient de 3% au premier semestre 2012». Une hausse qui aura un impact direct sur le pouvoir d’achat des Français, puisque celui-ci baisserait de 0,1% dans les six prochains mois (après avoir connu une hausse de 0,6% au deuxième semestre 2011), et surtout de 0,4% par unité de consommation (en prenant en compte la composition des ménages).
Le pire, c’est que ces mesures pourraient ne pas suffire. Censés ramener le déficit public de la France à 4,5% du PIB l’année prochaine et à 3% en 2013, ces efforts risquent de se révéler insuffisants au regard de la faible croissance qui nous attend.

Budjet 2012 en France

Comme chaque année, les prestations sociales sont revalorisées et de nouvelles taxes entrent en vigueur. Récapitulatif des changements qui risquent de modifier votre budget en 2012.

Après les bulles du nouvel an, voici l'heure des revalorisations des prestations et de l'entrée en vigueur de nouvelles taxes. Pour mieux définir votre budget, voici un récapitulatif de tout ce qui change.
Cette année, les prestations familiales seront revalorisées à partir d'avril prochain. Le plafond pour la prestation d'accueil du jeune enfant (Paje) passe à 45 068 euros pour un couple avec deux salaires et un enfant (au lieu de 44 621 en 2011). Les APL augmentent d'1% et ce, dés le 1er janvier.

Au rayon taxes, les hausses sont plus nombreuses et significatives. La TVA passe de 5,5 à 7%. N'y échappent que les cantines et les produits de première nécessité. Il faudra prévoir une facture plus salée au restaurant, sur la fiche de paie de la nounou ou de votre aide à domicile, sur le montant des travaux que vous pourrez effectuer et même sur le ticket de caisse lors de l'achat de vos livres.

A prévoir aussi une hausse du prix du gaz de 4,4% et la mise en place de la nouvelle taxe sur les boissons. Comptez 2 centimes de plus par canette de soda achetée.

Niveau santé, le prix des mutuelles augmentera d'environ 5%. La sécurité sociale vient d'instaurer une journée de délai de carence pour les employés de la fonction publique en arrêt maladie. L'assurance maladie baisse l'indemnité journalière des personnes en arrêt pour les salaires de plus de 2 450 euros brut.

Des mauvaises nouvelles compensées par une hausse de 35% du plafond des revenus ouvrant droit à la complémentaire santé (ACS) qui aide les ménages modestes à souscrire à ce type de contrat.

Polémique sur le «sale mec» : «Ça suffit !» répond Hollande

 La petite phrase de François Hollande sur Nicolas Sarkozy lors d'une parodie du président a provoqué des attaques en rafale du parti de la majorité présidentielle contre le candidat PS.  

, «un en échec», «un sale mec». François Hollande a lâché cette formule en parodiant le président mardi lors d'un déjeuner avec des journalistes, révèle «le Parisien». Le candidat PS à la présidentielle se glissait dans la peau de son rival et déclarait : «Il va se présenter devant les Français et leur dire : Je suis un président en échec depuis cinq ans, je suis un sale mec, mais réélisez-moi parce que, dans cette période difficile, je suis le seul capable.
La petite phrase de François Hollande sur Nicolas Sarkozy lors d'une parodie du président a provoqué des attaques en rafale du parti de la majorité présidentielle contre le candidat PS. Hollande : «Je ne suis jamais dans la grossièreté, je laisse ça à d’autres» 
Ses propos ont provoqué un tollé à l'UMP, qui a saisi la balle au bond ce mercredi pour tomber à bras raccourcis sur François Hollande, accusé d'avoir insulté le chef de l'Etat. Le Parti socialiste renvoie de son côté Nicolas Sarkozy à son «casse-toi pauvre con», en démentant que son candidat eut injurié le président. Et dénonce «une manipulation» de l'UMP.

mardi 3 janvier 2012

Un début d'année sur fond de "guerre"

La troisième guerre du Golfe aura-t-elle lieu ? Question rituelle agitée comme un chiffon rouge à chaque fois fois que Washington ou Téhéran montre un peu plus ses gros muscles à l'ennemi juré. Alors que l'Iran a mis fin lundi à une semaine de manoeuvres militaires par le test réussi d'un missile courte portée et brandit la menace de la fermeture du détroit d'Ormuz, Obama a promulgué une loi qui renforce les sanctions financières contre Téhéran. Un petit jeu de scène qui relève plus du marchandage diplomatique que de la véritable menace de conflit frontal.


Un test de missiles iraniens Ghader« C’est le moment d’attaquer l’Iran ! »*, celui qui écrit ces lignes dans le dernier numéro de la célèbre revue de politique internationale Foreign Affairs se nomme Matthew Kroenig, professeur à l’université de Georgetown. En juillet 2011, il était encore conseiller spécial du secrétaire à la défense américain, chargé de la stratégie au Moyen-Orient.  
L’homme s’affiche comme un fervent partisan de la guerre préventive et affirme qu’une attaque soigneusement planifiée contre Téhéran pourrait atténuer des conséquences éventuelles et libérer le monde d'une menace inacceptable. L’article fait toujours débat, dans le petit cercle des initiés de Washington  : d’un côté les partisans de la « main tendue », défendant l’idée que l’Amérique devrait désormais apprendre à vivre avec un Iran nucléaire, compte tenu des risques de déstabilisation économique et géopolitique que comporterait une campagne de bombardements.
 
De l’autre, moins nombreux dans le camp démocrate, les défenseurs de la guerre préventive très en vogue sous l’ère Bush, qui à trop agiter les fioles factices à la tribune de l’ONU avaient montré les limites de la méthode.

Trop tard pour s'incrire pour voter

Après la CSG, la super csg, les taxes continuent de flamber....

  La TVA sociale verra le jour en France avant l'élection présidentielle du printemps, a déclaré mardi la ministre du Budget, Valérie Pécresse.

Le principe d'une augmentation ciblée de la TVA pour financer la protection sociale a été évoqué par Nicolas Sarkozy lors de ses voeux.

"La TVA sociale, nous allons la faire et nous allons la faire avant l'élection présidentielle, a dit Valérie Pécresse, également porte-parole du gouvernement, sur France Info.

Cette TVA sociale, critiquée à la fois par l'opposition et les syndicats, qui y voient une nouvelle atteinte au pouvoir d'achat de consommateurs déjà durement touchés par la crise, sera débattue lors du sommet social prévu à l'Elysée le 18 janvier, a-t-elle précisé.
Le but du gouvernement est d'alléger par des taxes sur la consommation les charges pesant sur le travail pour favoriser l'emploi. Il s'agirait notamment, a dit mardi le ministre du Travail, de taxer les importations.
A la question de savoir si cette TVA sociale serait bien mise en place, Xavier Bertrand a répondu sur France 2 : "Oui, parce que je pense que c'est l'intérêt de notre pays, c'est l'intérêt des emplois."
"Aujourd'hui, sur 100 euros de salaire brut, en Allemagne, vous avez un coût qui est de 39 euros pour les charges. En France, c'est 50 euros", a fait valoir le ministre du Travail. "Je préfère de beaucoup que les importations, qui ont pendant longtemps pénalisé le financement de la protection sociale, financent aujourd'hui la protection sociale."

Pour l'opposition, la TVA sociale est une mauvaise idée car elle pénalise le pouvoir d'achat et menace ainsi la croissance.
"Nous ne la ferons pas", a déclaré mardi sur Europe 1 Pierre Moscovici, le directeur de campagne de François Hollande. "Il y a un côté oxymore, une contradiction dans les termes. L'augmentation de la TVA, ça ne peut pas être social."
Les syndicats partagent largement l'hostilité du PS envers cette mesure.
"La TVA sociale ou antidélocalisations, c'est un serpent de mer, c'est de la TVA", a ainsi déclaré mardi sur RTL Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière. "Qu'on le veuille ou non, si ce débat a un sens, il a un sens au niveau de la zone euro."

Impôt indirect sur la consommation, la TVA peut être déterminée librement à l'échelon national à condition que son taux normal soit supérieur à 15% et n'excède pas 25%, stipule la réglementation européenne.

la lauréate de Master Chef 2010 perd deux enfants dans un incendie

Son restaurant était le rêve de sa vie. Aujourd’hui, il tourne au cauchemar. Anne Alassane, gagnante de l’émission « MasterChef », il y a deux ans sur TF1, a perdu deux de ses enfants, lundi soir, dans un , chez elle à Montauban (Tarn-et-Garonne). L’information, révélée par Europe 1 dans la soirée, a été confirmée par la production de l’émission.

Pour des raisons encore indéterminées, le feu a pris vers 19 heures, dans l’enceinte de l’exploitation agricole de la jeune femme, âgée de 35 ans, alors qu’elle s’affairait dans son restaurant, la Pays’Anne, situé juste à côté de sa maison. Deux de ses six enfants, âgés de 2 et 4 ans, ont été retrouvés inconscients à l’intérieur. Transférés à l’hôpital, ils n’ont pas pu être réanimés. Anne et son mari Issifou, extrêmement choqués, ont eux aussi été pris en charge par les secours.
Le drame s’est donc noué à quelques mètres de l’établissement que l’agricultrice avait ouvert il y a un peu plus d’un an, grâce au chèque de 100 000 €, empoché au moment de sa victoire lors de la première édition de « MasterChef », émission de téléréalité en cuisine très suivie par le public de TF1.
L’argent lui avait alors permis de restaurer un hangar à foin de la ferme en ruine qu’elle avait héritée de sa grand-mère. C’est là qu’en octobre 2010 elle avait inauguré la Pays’Anne, un restaurant d’une cinquantaine de couverts. Elle mettait en avant sur sa carte les produits de la maison où on élève volailles, agneaux, veaux, vaches au milieu de produits maraîchers bio.

Petroplus..... les entreprises en très grandes difficultés

Le groupe suisse Petroplus, en proie à de graves difficultés financières, a annoncé vendredi l'arrêt provisoire de trois de ses cinq raffineries européennes (la française Petit-Couronne, la belge Anvers et la suisse Cressier), faute de liquidités pour acheter du pétrole. | Fabrice Coffrini

 Qu’elles soient placées sous protection de la (en redressement ou en liquidation judiciaire) ou qu’elles tentent encore de voler de leurs propres ailes, de nombreuses entreprises luttent actuellement pour ne pas mourir. Leur liste s’allonge de jour en jour.

La raffinerie Petroplus
Les salariés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen (Seine-Maritime), menacés d’une cessation d’activité de leur site en raison du manque de crédits accordés par les banques au raffineur suisse, envisagent d’appeler à « la solidarité » de la filière chimie : les quelque 550 Petroplus voteront demain en assemblée générale — ou non — l’appel au blocage des autres raffineries françaises.

Le pionnier français Photowatt
Né il y a trente ans, le fabricant de systèmes voltaïques basé à Bourgoin-Jallieu (Isère), seul industriel français à maîtriser de bout en bout la production de panneaux solaires, pourrait bien fermer ses portes avant le . Et licencier les 442 salariés qu’il emploie aujourd’hui.
En redressement judiciaire depuis le début novembre, l’entreprise a mis en place fin 2011 des mesures de chômage partiel, en espérant faire entrer de nouvelles commandes et trouver rapidement un repreneur.

Le fabricant de lingerie Lejaby
Propriété du groupe autrichien Palmers, le célèbre fabricant de lingerie Lejaby a été placé en liquidation judiciaire le 22 décembre dernier. Installée à côté de Lyon, à Rillieux-la-Pape (Rhône), la société cherche un repreneur. Cinq investisseurs seraient intéressés, mais pour l’heure, les 450 salariés ne sont assurés d’avoir du travail que jusqu’au… 20 janvier prochain.

Les pneus Goodyear
Les salariés de Goodyear d’Amiens (Somme) feront certainement bientôt parler d’eux comme ils le font régulièrement depuis 2007. Selon le quotidien « le Courrier picard », une réunion se tient aujourd’hui au ministère du Travail entre le syndicat CGT et le groupe américain Titan International, potentiel repreneur de l’activité de pneus agricoles du groupe. Début décembre, Titan avait un temps annoncé qu’il abandonnait ce projet de reprise. La fermeture de cette usine, contre laquelle les syndicats se battent depuis cinq ans, entraînerait 817 suppressions de postes.

lundi 2 janvier 2012

Présidentielle : premier meeting le 22 au Bourget pour Hollande

François Hollande entretient le flou sur la date à laquelle il présentera son programme présidentiel. De son QG de campagne... le candidat accélère dans la course à l'Elysée avec, en ligne de mire, un premier meeting national le 22 janvier au Bourget.
Ils seront des milliers pour montrer leur demande de changement de gouvernement.