Les blocages de lycées, qui ont repris lundi, ont donné lieu à des violences et des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre en Ile-de-France, notamment à Nanterre, ainsi que dans plusieurs villes du reste de la France.
A Evry, Sartrouville, Nanterre, Lagny-sur-Marne ou Combs-la-Ville, des incidents ont éclaté et des manifestants se sont confrontés aux forces de l'ordre.
Le centre commercial Evry 2 (Essonne) a été partiellement fermé ce lundi matin, même si les commerces ont rouvert leurs portes vers 11 h 30. Les entrées et sorties avaient été bloquées après les actes de vandalisme qui se sont produits dans ce centre. Vers 10 heures 2 à 300 lycéens, qui manifestaient contre la réforme des retraites, ont fait irruption dans le centre. Parmi eux, quelques dizaines de casseurs ont brisé des vitres et dérobé des marchandises
Ce même groupe de casseurs s'en serait pris à un bus, puis aux locaux de l'assurance maladie à Evry. Une boulangerie a été dévalisée. Une pharmacie vandalisée. Des incidents assez violents se déroulent actuellement en ville.
Violences urbaines à Nanterre
Des violences urbaines ont éclaté ce lundi matin entre forces de l'ordre et jeunes devant le lycée Joliot-Curie de Nanterre (Hauts-de-Seine), qui avait auparavant été bloqué par des élèves.
Peu avant 10 heures, l'avenue devant le lycée, coupée à la circulation, restait le théâtre de scènes de vandalisme: une voiture a été renversée sur la chaussée et des jeunes se sont hissés dessus avant de l'incendier. De nombreuses vitres de véhicules stationnés ont été détruites.
Deux abribus ont été détruits, tout comme une cabine téléphonique, vandalisée avec un vélo utilisé comme bélier.
En face, une cinquantaine de gendarmes mobiles et de policiers, cibles de jets de pierres, lançaient des gaz lacrymogènes sans parvenir à disperser les jeunes.
- blog privé informatif et infos nationales. Infos, météo, emploi, bourses , locales et nationales - Rédacteur : Dominique Bellet (DOM)
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lundi 18 octobre 2010
Carburant: deux préfets demandent de «limiter les déplacements»
Opérations escargot sur certains axes routiers, lycées bloqués parfois dans la violence et stations essence à sec...
Suivez minute par minute les temps forts de cette nouvelle journée de mobilisation contre la reforme des retraites.
leparisien.fr
Suivez minute par minute les temps forts de cette nouvelle journée de mobilisation contre la reforme des retraites.
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Manifestation Retraite, ça dégénère !
Le centre commercial Evry 2 (Essonne) est toujours partiellement fermé, même si les commerces ont rouvert leurs portes vers 11 h 30. Les entrées et sorties avaient été bloquées après les actes de vandalisme qui se sont produits dans ce centre. Vers 10 heures 2 à 300 lycéens, manifestants contre la réforme des retraites ont fait irruption dans le centre.
Parmi eux, quelques dizaines de casseurs ont brisé des vitres et dérobé des marchandises
Ce même groupe de casseurs s'en serait pris à un bus, puis aux locaux de l'assurance maladie à Evry. Une boulangerie a été dévalisée. Une pharmacie vandalisée. Des incidents assez violents se déroulent actuellement en ville.
Violences urbaines à Nanterre
Des violences urbaines ont éclaté ce lundi matin entre forces de l'ordre et jeunes devant le lycée Joliot-Curie de Nanterre (Hauts-de-Seine), qui avait auparavant été bloqué par des élèves, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Peu avant 10 heures, l'avenue devant le lycée, coupée à la circulation, restait le théâtre de scènes de vandalisme: une voiture a été renversée sur la chaussée et des jeunes se sont hissés dessus avant de l'incendier. De nombreuses vitres de véhicules stationnés ont été détruites.
Deux abribus ont été détruits, tout comme une cabine téléphonique, vandalisée avec un vélo utilisé comme bélier.
En face, une cinquantaine de gendarmes mobiles et de policiers, cibles de jets de pierres, lançaient des gaz lacrymogènes sans parvenir à disperser les jeunes.
Un lycée envahi au lycée Evariste-Gallois de Sartrouville
Un internaute a signalé sur l'espace participatif You du parisien.fr des incidents sérieux au lycée Evariste-Gallois de Sartrouville (Yvelines). Des incidents détaillés par Laurent Mauron, journaliste de l'édition locale du Parisien. «D'après les témoignages des élèves recueillis sur place, des éléments extérieurs sont arrivés lundi matin devant l'établissement vers 9h45. Des pavés ont été jetés et des poubelles incendiées. Après un mouvement de foule, une dizaine de "casseurs" a pénétré dans le lycée et serait entrée dans une classe.» Des témoins ont rapporté que les intrus étaient munis de battes de base-ball et de couteaux. Des lycéens pacifiques qui assuraient le blocus de leur établissement auraient été pris à partie quand ils ont tenté d'éteindre les incendies de poubelles.
D'après notre internaute, la loge du lycée et celle de la gardienne ont été la cible de jets de pierres. Les casseurs ont ensuite pris la direction de la gare de Sartrouville puis ont pris position sur le pont séparant la ville de sa voisine de Maisons-Lafitte.
Parmi eux, quelques dizaines de casseurs ont brisé des vitres et dérobé des marchandises
Ce même groupe de casseurs s'en serait pris à un bus, puis aux locaux de l'assurance maladie à Evry. Une boulangerie a été dévalisée. Une pharmacie vandalisée. Des incidents assez violents se déroulent actuellement en ville.
Violences urbaines à Nanterre
Des violences urbaines ont éclaté ce lundi matin entre forces de l'ordre et jeunes devant le lycée Joliot-Curie de Nanterre (Hauts-de-Seine), qui avait auparavant été bloqué par des élèves, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Peu avant 10 heures, l'avenue devant le lycée, coupée à la circulation, restait le théâtre de scènes de vandalisme: une voiture a été renversée sur la chaussée et des jeunes se sont hissés dessus avant de l'incendier. De nombreuses vitres de véhicules stationnés ont été détruites.
Deux abribus ont été détruits, tout comme une cabine téléphonique, vandalisée avec un vélo utilisé comme bélier.
En face, une cinquantaine de gendarmes mobiles et de policiers, cibles de jets de pierres, lançaient des gaz lacrymogènes sans parvenir à disperser les jeunes.
Un lycée envahi au lycée Evariste-Gallois de Sartrouville
Un internaute a signalé sur l'espace participatif You du parisien.fr des incidents sérieux au lycée Evariste-Gallois de Sartrouville (Yvelines). Des incidents détaillés par Laurent Mauron, journaliste de l'édition locale du Parisien. «D'après les témoignages des élèves recueillis sur place, des éléments extérieurs sont arrivés lundi matin devant l'établissement vers 9h45. Des pavés ont été jetés et des poubelles incendiées. Après un mouvement de foule, une dizaine de "casseurs" a pénétré dans le lycée et serait entrée dans une classe.» Des témoins ont rapporté que les intrus étaient munis de battes de base-ball et de couteaux. Des lycéens pacifiques qui assuraient le blocus de leur établissement auraient été pris à partie quand ils ont tenté d'éteindre les incendies de poubelles.
D'après notre internaute, la loge du lycée et celle de la gardienne ont été la cible de jets de pierres. Les casseurs ont ensuite pris la direction de la gare de Sartrouville puis ont pris position sur le pont séparant la ville de sa voisine de Maisons-Lafitte.
dimanche 17 octobre 2010
Fillon : la réforme des retraites «sera votée»
Pas question de faire marche arrière.
Après que plusieurs membres de son gouvernement ont donné le ton, François Fillon a lui aussi indiqué dimanche qu'il ne bougerait pas d'un iota sur la réforme des retraites.
Ni report des débats, ni nouvelle concession. A la veille d'une nouvelle journée de manifestation mardi et alors que cheminots et routiers menacent d'intensifier leur mobilisation lundi, le chef du gouvernement a envoyé une fin de non recevoir aux syndicats qui réclament une remise à plat de la réforme. «Bien sûr le débat ira à son terme. Le Sénat ira à son rythme, mais [la réforme] sera votée», a-t-il affirmé.
«J'ai écouté François Chérèque. Il a notamment indiqué que le blocage venait du gouvernement. Il sait que ma porte est ouverte. La vérité, c'est que le blocage est lié au fait que les organisations syndicales refusent de discuter d'un sujet : celui du report de l'âge légal de 60 à 62 ans. Or cette question, c'est la clé du financement des retraites, a voulu rappeler le Premier ministre. Beaucoup de gestes ont déjà été faits sur les retraites des mères de familles, sur les longues carrières, sur la pénibilité. Si on revient sur cette question des 62 ans, on ne paie plus les retraites des Français demain.»
Après que plusieurs membres de son gouvernement ont donné le ton, François Fillon a lui aussi indiqué dimanche qu'il ne bougerait pas d'un iota sur la réforme des retraites.
Ni report des débats, ni nouvelle concession. A la veille d'une nouvelle journée de manifestation mardi et alors que cheminots et routiers menacent d'intensifier leur mobilisation lundi, le chef du gouvernement a envoyé une fin de non recevoir aux syndicats qui réclament une remise à plat de la réforme. «Bien sûr le débat ira à son terme. Le Sénat ira à son rythme, mais [la réforme] sera votée», a-t-il affirmé.
«J'ai écouté François Chérèque. Il a notamment indiqué que le blocage venait du gouvernement. Il sait que ma porte est ouverte. La vérité, c'est que le blocage est lié au fait que les organisations syndicales refusent de discuter d'un sujet : celui du report de l'âge légal de 60 à 62 ans. Or cette question, c'est la clé du financement des retraites, a voulu rappeler le Premier ministre. Beaucoup de gestes ont déjà été faits sur les retraites des mères de familles, sur les longues carrières, sur la pénibilité. Si on revient sur cette question des 62 ans, on ne paie plus les retraites des Français demain.»
Essonne : 80 % des stations essence sont fermées
Quatre-vingt pour cent des stations essence étaient fermées ce dimanche soir dans l'Essonne et dans les stations encore ouvertes, il n'y a quasiment plus de diesel aux pompes. Une «situation tendue», reconnaît la préfecture. Tout le week-end, les automobilistes se sont rués pour faire le plein, certains n'hésitant pas à faire de longues queues ou à écumer les stations avant de trouver de quoi remplir leur réservoir.
Un phénomène de panique qui a contribué à vider les cuves, certains pompistes assurant avoir vendu trois fois plus de carburant que d'habitude. L'Essonne possède 147 stations essence et deux dépôts d'hydrocarbures, qui eux ont encore des réserves. D'après la préfecture, la situation devrait progressivement revenir à la normale demain, les stations vides devant être réapprovisionnées dans la journée.
Un phénomène de panique qui a contribué à vider les cuves, certains pompistes assurant avoir vendu trois fois plus de carburant que d'habitude. L'Essonne possède 147 stations essence et deux dépôts d'hydrocarbures, qui eux ont encore des réserves. D'après la préfecture, la situation devrait progressivement revenir à la normale demain, les stations vides devant être réapprovisionnées dans la journée.
Retraites : les routiers promettent des actions dès ce dimanche soir
Alors que la réforme des retraites entre dans une semaine décisive, avec une nouvelle journée d'action mardi prochain, à la veille du vote au Sénat, les routiers annoncent des «opérations d'envergure» à partir de 22 heures ce dimanche.
Ce week-end, des actions ponctuelles ont été menées : blocages temporaires de rond-points ou de dépôts pétroliers, distributions de tracts. Mais le mouvement va s'amplifier dans les heures à venir. «Les routiers sont contents de rentrer dans l'action», résume Maxime Dumont, secrétaire général de la CFDT-FGTE qui recoupe plusieurs métiers de transport comme les ambulanciers, les déménageurs, les logisticiens, les convoyeurs de fonds. «618 000 personnes travaillent dans ces branches», rappelle le responsable syndical.
Opération escargot en préparation sur l'A1
Le syndicat, majoritaire du secteur, promet une forte mobilisation dans tout le pays et n'exclut pas d'investir des sites pétroliers ou des axes stratégiques. Maxime Dumont parle notamment d'«opérations escargots, de barrages autoroutiers, de blocages de rond-points». «On montera crescendo dans ce que l'on sait faire, c'est-à-dire ne pas approvisionner le pays», a expliqué Maxime Dumont à RTL. «Ca peut permettre de faire évoluer les choses lorsque l'on n'a plus de billets dans un distributeur ou lorsque l'on n'a plus de malades à faire transporter. Tout peut s'envisager», a prévenu le responsable syndical.
Selon la Voix du Nord, une opération escargot serait notamment en préparation sur l'A1 entre Lille et Arras entre 7 heures et 14 heures lundi, «avec une opération "péage gratuit" à Arras et un blocage "stratégique" au retour». Même s'ils sont «soucieux de garder l'effet de surprise», les routiers ont listé quelques cibles potentielles : «centres de transport, plateformes de distribution, péages, gares, aéroports... et dépôts de carburant», rapporte le quotidien.
Ce week-end, des actions ponctuelles ont été menées : blocages temporaires de rond-points ou de dépôts pétroliers, distributions de tracts. Mais le mouvement va s'amplifier dans les heures à venir. «Les routiers sont contents de rentrer dans l'action», résume Maxime Dumont, secrétaire général de la CFDT-FGTE qui recoupe plusieurs métiers de transport comme les ambulanciers, les déménageurs, les logisticiens, les convoyeurs de fonds. «618 000 personnes travaillent dans ces branches», rappelle le responsable syndical.
Opération escargot en préparation sur l'A1
Le syndicat, majoritaire du secteur, promet une forte mobilisation dans tout le pays et n'exclut pas d'investir des sites pétroliers ou des axes stratégiques. Maxime Dumont parle notamment d'«opérations escargots, de barrages autoroutiers, de blocages de rond-points». «On montera crescendo dans ce que l'on sait faire, c'est-à-dire ne pas approvisionner le pays», a expliqué Maxime Dumont à RTL. «Ca peut permettre de faire évoluer les choses lorsque l'on n'a plus de billets dans un distributeur ou lorsque l'on n'a plus de malades à faire transporter. Tout peut s'envisager», a prévenu le responsable syndical.
Selon la Voix du Nord, une opération escargot serait notamment en préparation sur l'A1 entre Lille et Arras entre 7 heures et 14 heures lundi, «avec une opération "péage gratuit" à Arras et un blocage "stratégique" au retour». Même s'ils sont «soucieux de garder l'effet de surprise», les routiers ont listé quelques cibles potentielles : «centres de transport, plateformes de distribution, péages, gares, aéroports... et dépôts de carburant», rapporte le quotidien.
Carburants: selon les pétroliers, la situation s'améliore partout
Le président des l'Union française des industries pétrolières (Ufip) Jean-Louis Schilansky a affirmé dimanche à l'AFP que «la situation se calme» pour la livraison de carburant, non seulement dans les aéroports, mais également dans les stations-service sur tout le territoire.
Après une journée de samedi «très dure», selon M.
Schilansky, la situation s'améliore partout en France «dans la mesure où l'accès aux dépôts est libre». «Nous avons les moyens de livrer les stations service de façon +quasi-normale+», a-t-il affirmé, les stocks ayant été «rendus disponibles».
Les files d'attente très longues constatées un peu partout en France samedi sont la conséquence de la «panique» des consommateurs, a ajouté M. Schilansky, «nous n'avions pas assez de camions pour alimenter les stations» dévalisées par les automobilistes.
«On livre à tour de bras»
«Aujourd'hui (dimanche, ndlr), ça se calme», a-t-il dit, «on livre à tour de bras», grâce notamment aux dérogations autorisant la circulation des camions de 44 tonnes, ce qui «aide à remettre en état le système de manière quasi-normale».
«La menace s'éloigne considérablement», a indiqué M. Schilansky, qui parle de «plusieurs semaines» de stock disponible «devant nous».
Il y a environ 200 dépôts de carburant en France, de taille inégale. Les plus importants sont dans la région parisienne et près des grands ports. Celui de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), qui voit passer quelque 500 camions par jour, a vu transiter jusqu'à 800 camions samedi pour assurer le ravitaillement des stations-service, selon l'Ufip.
En ce qui concerne les aéroports, «nous sommes en train de réalimenter quasi normalement l'aéroport de Roissy, celui d'Orly n'ayant jamais eu de problème», a assuré le président de l'Ufip.
Si l'oléoduc qui alimente les aéroports n'a jamais été en grève, «nous avions des difficultés à mettre des produits dedans», a-t-il dit, précisant que «nous avons trouvé les moyens» de le faire.
La CGT prête à reprendre «le jeu du chat et de la souris»
Les 12 raffineries de métropole étaient toujours en grève dimanche, a assuré la CGT du groupe Total, qui affirme que «le jeu du chat et de la souris» avec la police va reprendre dans les dépôts de carburants et dénonce des réquisitions de personnel dans certains sites.
La grève se poursuit dans les 12 raffineries de métropole, a affirmé dimanche à l'AFP Charles Foulard, coordinateur CGT du groupe Total.
Selon lui, après plusieurs interventions des forces de l'ordre pour libérer ces derniers jours les dépôts de carburants bloqués par les grévistes, «le jeu du chat et de la souris va reprendre».
La CGT «n'exclut pas d'autres dépôts bloqués», d'autant que «les transporteurs devraient entrer aussi dans le conflit», a-t-il ajouté.
Après une journée de samedi «très dure», selon M.
Schilansky, la situation s'améliore partout en France «dans la mesure où l'accès aux dépôts est libre». «Nous avons les moyens de livrer les stations service de façon +quasi-normale+», a-t-il affirmé, les stocks ayant été «rendus disponibles».
Les files d'attente très longues constatées un peu partout en France samedi sont la conséquence de la «panique» des consommateurs, a ajouté M. Schilansky, «nous n'avions pas assez de camions pour alimenter les stations» dévalisées par les automobilistes.
«On livre à tour de bras»
«Aujourd'hui (dimanche, ndlr), ça se calme», a-t-il dit, «on livre à tour de bras», grâce notamment aux dérogations autorisant la circulation des camions de 44 tonnes, ce qui «aide à remettre en état le système de manière quasi-normale».
«La menace s'éloigne considérablement», a indiqué M. Schilansky, qui parle de «plusieurs semaines» de stock disponible «devant nous».
Il y a environ 200 dépôts de carburant en France, de taille inégale. Les plus importants sont dans la région parisienne et près des grands ports. Celui de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), qui voit passer quelque 500 camions par jour, a vu transiter jusqu'à 800 camions samedi pour assurer le ravitaillement des stations-service, selon l'Ufip.
En ce qui concerne les aéroports, «nous sommes en train de réalimenter quasi normalement l'aéroport de Roissy, celui d'Orly n'ayant jamais eu de problème», a assuré le président de l'Ufip.
Si l'oléoduc qui alimente les aéroports n'a jamais été en grève, «nous avions des difficultés à mettre des produits dedans», a-t-il dit, précisant que «nous avons trouvé les moyens» de le faire.
La CGT prête à reprendre «le jeu du chat et de la souris»
Les 12 raffineries de métropole étaient toujours en grève dimanche, a assuré la CGT du groupe Total, qui affirme que «le jeu du chat et de la souris» avec la police va reprendre dans les dépôts de carburants et dénonce des réquisitions de personnel dans certains sites.
La grève se poursuit dans les 12 raffineries de métropole, a affirmé dimanche à l'AFP Charles Foulard, coordinateur CGT du groupe Total.
Selon lui, après plusieurs interventions des forces de l'ordre pour libérer ces derniers jours les dépôts de carburants bloqués par les grévistes, «le jeu du chat et de la souris va reprendre».
La CGT «n'exclut pas d'autres dépôts bloqués», d'autant que «les transporteurs devraient entrer aussi dans le conflit», a-t-il ajouté.
Les routiers veulent frapper fort dès lundi
Entrés dans le conflit trois jours après les cheminots et les salariés de l’énergie, les routiers s’activent pour combler leur retard. « Ça va crescendo. On passe des centaines de coups de fil pour prévenir les gars et organiser des opérations. On sent les routiers impatients de rejoindre le mouvement », assure Maxime Dumont, le patron de la CFDT-Route.
Pour l’instant en ordre dispersé, les syndicats s’affairent à monter une intersyndicale au plus vite, si possible en début de semaine prochaine. Les organisations de chauffeurs savent qu’elles ont intérêt à parler d’une même voix pour frapper fort.
Barrages filtrants
La plupart, à l’image de la CFTC, sont donc en train de consulter leur base. Mais déjà certains leaders prennent des initiatives. « Je vous promets une grosse surprise lundi », confie, malicieux, Richard Jaubert, de la CGT-Transports. Jérôme Vérité, autre représentant CGT, a appelé hier, sur le blocus du dépôt pétrolier du Mans, ses troupes à multiplier les blocages de zones industrielles et les actions « coup de poing » à partir de demain soir. Son syndicat a prévu d’organiser aujourd’hui des barrages filtrants près de plates-formes d’approvisionnement un peu partout en France. De son côté, la CFDT prévoit de mener « des actions d’envergure » en Picardie. Hier, ses troupes ont bloqué un site d’entreprises à Nantes, un terminal pétrolier près de Rouen. Des opérations escargot ont par ailleurs été mises en place, comme sur l’A 63 entre Bayonne et Hendaye. L’A 106 en direction de l’aéroport d’Orly a même été bloquée, obligeant les passagers à gagner en fin de matinée l’aéroport à pied.
Pour l’heure, le patronat est serein. « La situation sociale reste très calme. Mais il est bien possible que quelques centaines de salariés se mobiliseront », estime Nicolas Paulissen, de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), avant de rappeler que les routiers constituent les deux tiers des 400000 salariés du secteur. En ce moment, les entreprises sont avant tout préoccupées par la pénurie d’essence.
Pour l’instant en ordre dispersé, les syndicats s’affairent à monter une intersyndicale au plus vite, si possible en début de semaine prochaine. Les organisations de chauffeurs savent qu’elles ont intérêt à parler d’une même voix pour frapper fort.
Barrages filtrants
La plupart, à l’image de la CFTC, sont donc en train de consulter leur base. Mais déjà certains leaders prennent des initiatives. « Je vous promets une grosse surprise lundi », confie, malicieux, Richard Jaubert, de la CGT-Transports. Jérôme Vérité, autre représentant CGT, a appelé hier, sur le blocus du dépôt pétrolier du Mans, ses troupes à multiplier les blocages de zones industrielles et les actions « coup de poing » à partir de demain soir. Son syndicat a prévu d’organiser aujourd’hui des barrages filtrants près de plates-formes d’approvisionnement un peu partout en France. De son côté, la CFDT prévoit de mener « des actions d’envergure » en Picardie. Hier, ses troupes ont bloqué un site d’entreprises à Nantes, un terminal pétrolier près de Rouen. Des opérations escargot ont par ailleurs été mises en place, comme sur l’A 63 entre Bayonne et Hendaye. L’A 106 en direction de l’aéroport d’Orly a même été bloquée, obligeant les passagers à gagner en fin de matinée l’aéroport à pied.
Pour l’heure, le patronat est serein. « La situation sociale reste très calme. Mais il est bien possible que quelques centaines de salariés se mobiliseront », estime Nicolas Paulissen, de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), avant de rappeler que les routiers constituent les deux tiers des 400000 salariés du secteur. En ce moment, les entreprises sont avant tout préoccupées par la pénurie d’essence.
Retraites : 825 000 manifestants selon l'Intérieur, 3 millions pour les syndicats
La traditionnelle polémique sur le nombre de participants n'a pas fait défaut pour cette cinquième journée de mobilisation depuis la rentrée contre la réforme des retraites, à quatre jours de l'adoption du texte par le Sénat.
La mobilisation est restée forte mais les manifestations ont été vraisemblablement moins suivies que le 12 octobre.
SNCF : la CGT appelle à renforcer la grève dès lundi
Le ministère de l'Intérieur a décompté 825 000 manifestants, «plus bas niveau» depuis le début du mouvement contre les retraites, le 7 septembre, tandis que la CGT en a annoncé près de 3 millions. Un chiffre qui permet aux syndicats de parler de succès pour qualifier cette journée. «Cela augure d'une mobilisation encore plus forte» pour la journée d'action de mardi prochain, selon Jean-Claude Mailly (FO), qui a prévenu: «Ce n'est pas parce qu'une réforme est votée qu'elle s'applique».
A Paris, la CGT a relevé 310 000 manifestants, autant que le 2 octobre, précédente journée organisée un samedi, et la préfecture 50000, soit 13 000 de moins. Très forte divergence aussi pour Marseille (entre 16400 et 180000!) ou Bordeaux (13500 à 130000 !).
La mobilisation est restée forte mais les manifestations ont été vraisemblablement moins suivies que le 12 octobre.
SNCF : la CGT appelle à renforcer la grève dès lundi
Le ministère de l'Intérieur a décompté 825 000 manifestants, «plus bas niveau» depuis le début du mouvement contre les retraites, le 7 septembre, tandis que la CGT en a annoncé près de 3 millions. Un chiffre qui permet aux syndicats de parler de succès pour qualifier cette journée. «Cela augure d'une mobilisation encore plus forte» pour la journée d'action de mardi prochain, selon Jean-Claude Mailly (FO), qui a prévenu: «Ce n'est pas parce qu'une réforme est votée qu'elle s'applique».
A Paris, la CGT a relevé 310 000 manifestants, autant que le 2 octobre, précédente journée organisée un samedi, et la préfecture 50000, soit 13 000 de moins. Très forte divergence aussi pour Marseille (entre 16400 et 180000!) ou Bordeaux (13500 à 130000 !).
samedi 16 octobre 2010
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