La fermeture du service de radiothérapie de l’hôpital de Guéret, effective depuis le 30 juin, n’en finit pas de semer le trouble dans un département, la Creuse , réputé pour sa tranquillité. L’émoi de la population et des élus, tous bords confondus, s’explique aisément. Les patients seront contraints de se rabattre sur Montluçon (Allier) ou Limoges (Haute-vienne), deux villes distantes respectivement de 60 et 90 kilomètres. Trop, c’est trop. Samedi, les 260 maires du département ont décidé unanimement de rompre leurs relations avec l’État. Toute collaboration avec les services de l’État est suspendue. Si aucune solution n’est trouvée d’ici à septembre, une démission collective est envisagée.
Lundi, Hugues Moutouh Préfet de la Creuse estimait que “la politique de la chaise vide n’est pas forcément la meilleure des politiques“. Sa déclaration au micro France Bleu Creuse, l’un des principaux médias du département, même empreinte de bonne volonté frise le ridicule : “Je ne laisserai pas les patients creusois être traités comme la cinquième roue du carrosse. Je dis simplement aux malades et aux familles des malades qui ont l’impression de ne pas être correctement traités, de m’appeler, je (les) prendrai au téléphone“.
La fermeture du centre de radiothérapie de Guéret, confirmée la semaine dernière par le tribunal administratif de Limoges est justifiée par le fait que ce centre accueillait 200 patients par an, soit trois fois moins que le seuil minimal d’activité, de 600 personnes, défini par le ministère de la santé en mars 2007.
A l’évidence l’application de ce seul critère ne colle pas aux spécificités des départements ruraux que de telles dispositions technocratiques semblent vouer à devenir des réserves d’indiens. Derrière la beauté de ses paysages, la Creuse cumule un certain nombre de handicaps. Le premier d’entre eux est d’être un département pauvre (plus faible revenu moyen net imposable), à faible densité (124 000 habitants), qui détient surtout le triste titre d’être le département le plus vieux de France avec un habitant sur trois âgé de plus de 60 ans ou plus.
Pourtant, son caractère préservé constitue désormais un atout pour des urbains stressés à la recherche d’une autre qualité de vie. Depuis 1990, plus de 19000 personnes sont venues s’installer en Creuse, tandis que 16600 Creusois la quittaient, d’où un solde migratoire excédentaire de de 2500 personnes en 9 ans.
Reste que le département est très peu irrigué de transports en commun comme le relève le docteur Rachid Elie Loufti. Le président départemental de la Ligue contre le cancer note qu’avec cette fermeture, les malades du cancer dans la Creuse devront effectuer plus d’une heure de route, pour se faire soigner. Aller-retour ce sera en fait minimum deux heures de trajet pour dix minutes de séance mais des délais d’attente “jusqu’à cinq semaines”, “alors que les services des villes voisines sont déjà surchargés” s’emporte Michel Vergnier, député-maire PS de Guéret.
Les élus du département ne sont pas d’horribles dépensiers peu soucieux des deniers publics. En 2009, la direction de l’hôpital de Guéret avait fait une proposition à la seule clinique de la ville de créer un partenariat public-privé qui permettrait au centre de radiothérapie de prendre de l’envergure et d’accueillir les 600 patients demandés. L’idée avait été soumise au ministère de la santé qui l’avait jugée dans un premier temps “très bonne” avant de se rétracter et de décider de la fermeture à la fin 2009.Le tempétueux député (UMP) de la Creuse Jean Auclair, en garde une dent contre Roselyne Bachelot. “J’ai squatté toute une nuit sur la moquette devant le bureau de Roselyne Bachelot pour qu’on reparle de la radiothérapie. Elle ne m’a même pas reçu” déplore le parlementaire qui se présente lui-même comme un “sarkozyste acharné”. Depuis, Jean Auclair demande la démission de Roselyne Bachelot “parce qu’elle n’est pas capable de prendre ses responsabilités, elle fait comme l’équipe de France, comme Domenech, elle nous lâche en rase campagne et ça, c’est inadmissible de la part d’un ministre“.
Signe qu’il se passe bien quelque chose, les sept curés de la Creuse ont décidé de joindre leur voix au mouvement de manifestation contre la fermeture du service de radiothérapie qu’ils considèrent “comme majeur”. Un courrier co-signé, “un cri de vie” a été adressé sous forme de lettre ouverte notamment à Roselyne Bachelot. “Avec la disparition de ce service nous franchissons à nouveau un degré supplémentaire dans la spirale de désertification du département. Au jour le jour, nous sommes témoins privilégiés de la vie des familles, des villages, des communes de cette région. Nous ne pouvons nous résoudre à voir ce département perdre ses forces vives, et les structures vitales qui permettraient de le développer à égalité avec d’autres départements ruraux. Mme la ministre, vous vous montrez capable de vous mettre au chevet d’une équipe de France de football bien malade. Montrez-nous que vous êtes capables de vous mettre à l’écoute et au chevet d’un département qui ne veut pas rester sur le banc de touche, et qui demande à vivre avec les mêmes moyens que les autres”.
Il y a belle lurette que dans le délitement général de la puissance publique, la notion d’aménagement du territoire et de service public s’est effacée devant les impératifs financiers. A croire qu’il est plus facile de fermer des services que de négocier des tarifs raisonnables avec les grands groupes pharmaceutiques ou les multinationales qui vendent du matériel médical. A titre d’illustration, le groupe Johnson & Johnson annonçait de façon très brutale à la mi-juin la fermeture de son usine d’Auneau (Eure-et-Loir) propriété de sa filiale Ethicon spécialisée dans la fabrication de matériel chirurgical. Bien que bénéficiaire l’usine de 365 salariés sera délocalisée en Amérique du Sud. Et comment parler décemment d’économies quand les rapports officiels épinglent la gabegie qui a entouré la gestion de la grippe H1 N1.
Par Henri Moreigne pour « La Mouette »
- blog privé informatif et infos nationales. Infos, météo, emploi, bourses , locales et nationales - Rédacteur : Dominique Bellet (DOM)
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lundi 19 juillet 2010
dimanche 18 juillet 2010
On n’a même plus le droit de fumer en terrasse!
Interdire la cigarette en terrasse? Certains cafetiers et restaurateurs franchissent le pas sans complexe. Une initiative qui divise autant dans la profession que parmi les consommateurs.
C’est l’heure de la pause. Lessivé par une longue matinée de travail, Sylvain sirote une bière fraîche à la terrasse du Royal Pereire, un bistrot chic du XVIIe arrondissement de Paris. Bonne nouvelle : chaleur et beau temps sont de sortie. Pourtant, ce directeur marketing de 46 ans n’a pas eu besoin de jouer des coudes pour se faire une place au soleil.
« Ici, la terrasse est non-fumeurs », sourit Sylvain, en pointant du doigt la petite ardoise qui signale l’interdiction. Et même si la majorité des tables sont vides, Olivier, le patron des lieux, n’est pas inquiet. « Les gens commencent à se passer le mot mais ça prendra du temps. Il faut être patient quand on est précurseur. »
Inimaginable il y a encore quelques mois, les premières terrasses non-fumeurs commencent à apparaître ici et là. Deux ans et demi seulement après l’interdiction de fumer dans les cafés et restaurants, certains gérants ont donc décidé d’aller au-delà de la loi — qui épargne les terrasses ouvertes — en bannissant la cigarette en extérieur. Pour l’heure, seule une poignée d’établissements — dont une majorité à Paris — a fait ce pari audacieux. Un phénomène encore naissant « mais en constante augmentation », applaudit Gérard Audureau, président de Droit des non-fumeurs (DNF).
Dernier exemple en date, le restaurant panoramique des Galeries Lafayette, ouvert début juillet, a rangé la clope en plein air au rayon des souvenirs. « C’est un choix dicté par la simplicité : on ne va pas dire aux clients qu’il est interdit de fumer dans le magasin mais que c’est autorisé en terrasse », affirme la direction. « Dès les beaux jours, il y avait des allers-retours incessants entre la salle et le jardin. C’était devenu ingérable », assure de son côté Samy, patron de l’Entrepôt (Paris).
Mais ailleurs, c’est bien l’argument santé qui est d’abord mis en avant. « Les clients non-fumeurs ont aussi le droit de profiter d’un repas en extérieur sans être importunés », estime Annick, propriétaire du Clos de Chevreuse, à Chevreuse (Yvelines). Claude, de passage à la terrasse du Royal Pereire, approuve. « Ça devrait être comme ça partout! » s’enthousiasme cet ex-fumeur de 50 ans.
Les bonnes intentions des gérants cachent aussi l’envie de s’arroger un marché encore déserté. « Il existe une vraie demande pour des terrasses réservées aux non-fumeurs », note Gérard Audureau. La preuve : à Toulon (Var), si le chiffre d’affaires de l’Escapade a d’abord souffert, « les non-fumeurs ont fini par se passer le mot », sourit le chef de salle. Une aubaine qui se paye au prix de quelques prises de bec. « On se fait engueuler par des fumeurs tous les jours. Ils nous disent : Et maintenant, les terrasses! Mais laissez-nous vivre à la fin! » Pourtant, certains accros au tabac apprécient. « Ça permet de faire des pauses sans cigarette. Et puis on profite mieux du repas », souligne Laura, 27 ans, une cliente régulière de l’Entrepôt.
Si la bataille des « pour » et des « contre » ne fait que commencer, son issue importe peu. Car dans tous les cas, ces initiatives ont toutes les chances de faire tâche d’huile. « C’est même une certitude », prédit Gérard Audureau, qui listera dès la rentrée ces établissements précurseurs sur le site de son association*. En attendant que la loi s’y mette? « Ce n’est pas à l’ordre du jour », balaye-t-on au ministère de la Santé.
C’est l’heure de la pause. Lessivé par une longue matinée de travail, Sylvain sirote une bière fraîche à la terrasse du Royal Pereire, un bistrot chic du XVIIe arrondissement de Paris. Bonne nouvelle : chaleur et beau temps sont de sortie. Pourtant, ce directeur marketing de 46 ans n’a pas eu besoin de jouer des coudes pour se faire une place au soleil.
« Ici, la terrasse est non-fumeurs », sourit Sylvain, en pointant du doigt la petite ardoise qui signale l’interdiction. Et même si la majorité des tables sont vides, Olivier, le patron des lieux, n’est pas inquiet. « Les gens commencent à se passer le mot mais ça prendra du temps. Il faut être patient quand on est précurseur. »
Inimaginable il y a encore quelques mois, les premières terrasses non-fumeurs commencent à apparaître ici et là. Deux ans et demi seulement après l’interdiction de fumer dans les cafés et restaurants, certains gérants ont donc décidé d’aller au-delà de la loi — qui épargne les terrasses ouvertes — en bannissant la cigarette en extérieur. Pour l’heure, seule une poignée d’établissements — dont une majorité à Paris — a fait ce pari audacieux. Un phénomène encore naissant « mais en constante augmentation », applaudit Gérard Audureau, président de Droit des non-fumeurs (DNF).
Dernier exemple en date, le restaurant panoramique des Galeries Lafayette, ouvert début juillet, a rangé la clope en plein air au rayon des souvenirs. « C’est un choix dicté par la simplicité : on ne va pas dire aux clients qu’il est interdit de fumer dans le magasin mais que c’est autorisé en terrasse », affirme la direction. « Dès les beaux jours, il y avait des allers-retours incessants entre la salle et le jardin. C’était devenu ingérable », assure de son côté Samy, patron de l’Entrepôt (Paris).
Mais ailleurs, c’est bien l’argument santé qui est d’abord mis en avant. « Les clients non-fumeurs ont aussi le droit de profiter d’un repas en extérieur sans être importunés », estime Annick, propriétaire du Clos de Chevreuse, à Chevreuse (Yvelines). Claude, de passage à la terrasse du Royal Pereire, approuve. « Ça devrait être comme ça partout! » s’enthousiasme cet ex-fumeur de 50 ans.
Les bonnes intentions des gérants cachent aussi l’envie de s’arroger un marché encore déserté. « Il existe une vraie demande pour des terrasses réservées aux non-fumeurs », note Gérard Audureau. La preuve : à Toulon (Var), si le chiffre d’affaires de l’Escapade a d’abord souffert, « les non-fumeurs ont fini par se passer le mot », sourit le chef de salle. Une aubaine qui se paye au prix de quelques prises de bec. « On se fait engueuler par des fumeurs tous les jours. Ils nous disent : Et maintenant, les terrasses! Mais laissez-nous vivre à la fin! » Pourtant, certains accros au tabac apprécient. « Ça permet de faire des pauses sans cigarette. Et puis on profite mieux du repas », souligne Laura, 27 ans, une cliente régulière de l’Entrepôt.
Si la bataille des « pour » et des « contre » ne fait que commencer, son issue importe peu. Car dans tous les cas, ces initiatives ont toutes les chances de faire tâche d’huile. « C’est même une certitude », prédit Gérard Audureau, qui listera dès la rentrée ces établissements précurseurs sur le site de son association*. En attendant que la loi s’y mette? « Ce n’est pas à l’ordre du jour », balaye-t-on au ministère de la Santé.
de l'animation tradition en Bretagne
de la tradition, de la complicité et de la simplicité. des facteurs de communication en Bretagne à prendre en exemple.
Zoom Déposez votre hommage à Bernard Giraudeau
Bernard Giraudeau est décédé ce samedi matin à l'âge de 63 ans. Réalisateur, écrivain, bourlingueur, l'acteur avait révélé en 2001 être atteint d'un cancer du rein qui s'était étendu aux poumons en 2006.
Ses yeux bleu lagon et son physique de baroudeur lui valent des rôles de séducteurs, qu'il teinte de fragilité et de vulnérabilité, dans plusieurs comédies («Et la tendresse bordel !» en 1977, «La boum» en 1980). Mais loin de se cantonner aux rôles de beau gosse, il n'aura de cesse d'élargir sa palette et de jouer dans des films d'auteur : flic alcoolique et déglingué dans «Poussière d'ange» (1986) d'Edouard Niermans, avocat manipulateur dans «Une autre vie» (1993) d'Olivier Assayas, professeur homosexuel dans «Le fils préféré» (1994) de Nicole Garcia...
Admirateur des écrivains voyageurs Jack London ou Joseph Conrad, il publie son premier livre à 54 ans, «Le marin à l'ancre», un recueil des lettres écrites pendant ses voyages à un ami myopathe, cloué dans un fauteuil. Un beau succès de librairie, tout comme son recueil de nouvelles «Les hommes à terre» en 2004 ou «Les dames de nage» trois ans plus tard.
Tous les articles de la rubrique leparisien.fr
Ses yeux bleu lagon et son physique de baroudeur lui valent des rôles de séducteurs, qu'il teinte de fragilité et de vulnérabilité, dans plusieurs comédies («Et la tendresse bordel !» en 1977, «La boum» en 1980). Mais loin de se cantonner aux rôles de beau gosse, il n'aura de cesse d'élargir sa palette et de jouer dans des films d'auteur : flic alcoolique et déglingué dans «Poussière d'ange» (1986) d'Edouard Niermans, avocat manipulateur dans «Une autre vie» (1993) d'Olivier Assayas, professeur homosexuel dans «Le fils préféré» (1994) de Nicole Garcia...
Admirateur des écrivains voyageurs Jack London ou Joseph Conrad, il publie son premier livre à 54 ans, «Le marin à l'ancre», un recueil des lettres écrites pendant ses voyages à un ami myopathe, cloué dans un fauteuil. Un beau succès de librairie, tout comme son recueil de nouvelles «Les hommes à terre» en 2004 ou «Les dames de nage» trois ans plus tard.
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Un rapport «accable» le médecin de Johnny Hallyday
Au coeur d'une tempête médiatique lors de l'hospitalisation de Johnny Hallyday en décembre dernier à Los Angeles, le médecin du chanteur, Stéphane Delajoux, est de nouveau malmené par un rapport d'experts médicaux, dont le Journal du Dimanche révèle des extraits.
Son avocat assure de son côté «qu'il n'y a pas eu faute».
Ce rapport, chargé d'évaluer les problèmes de santé post-opératoires de Johnny Hallyday, «accable» Stéphane Delajoux, le chirurgien ayant procédé à l'opération d'une hernie discale le 26 novembre dernier, révèle dimanche le JDD. Cette «expertise de soixante-quatre pages met gravement en cause le chirurgien qui a opéré Johnny», assure le journal, qui ajoute: «c'est l'opération du Dr Delajoux, et surtout les silences de ce dernier, après l'intervention, qui semblent être à l'origine des gravissimes complications du chanteur».
En effet, «le Dr Delajoux n'a pas informé que, lors de son intervention, il avait causé une brèche dans "la dure-mère" du chanteur, les méninges, provoquant des pertes de liquide céphalo-rachidien», écrit le JDD. Selon les experts cités par le journal, «ce n'est pas une faute en soi», mais «en cas de brèche dure-mérienne, il est recommandé de garder le patient au repos strict pendant quarante-huit heures pour favoriser la cicatrisation». Or «un repos strict au lit n'a pas été prescrit» au chanteur, ajoute le rapport.
De plus, «la prise en charge de la fuite de liquide céphalo-rachidien (LCR) n'a pas été conforme aux règles de l'art et aux données acquises par la science et l'information du patient, tant préalable qu'au détour du geste, insuffisante», estiment les experts cités par le JDD, qui concluent que «les manquements relevés à l'encontre du Dr Delajoux ont généré une perte de chance d'éviter la fuite de LCR, et donc l'infection, estimée à 75 %».
Son avocat assure de son côté «qu'il n'y a pas eu faute».
Ce rapport, chargé d'évaluer les problèmes de santé post-opératoires de Johnny Hallyday, «accable» Stéphane Delajoux, le chirurgien ayant procédé à l'opération d'une hernie discale le 26 novembre dernier, révèle dimanche le JDD. Cette «expertise de soixante-quatre pages met gravement en cause le chirurgien qui a opéré Johnny», assure le journal, qui ajoute: «c'est l'opération du Dr Delajoux, et surtout les silences de ce dernier, après l'intervention, qui semblent être à l'origine des gravissimes complications du chanteur».
En effet, «le Dr Delajoux n'a pas informé que, lors de son intervention, il avait causé une brèche dans "la dure-mère" du chanteur, les méninges, provoquant des pertes de liquide céphalo-rachidien», écrit le JDD. Selon les experts cités par le journal, «ce n'est pas une faute en soi», mais «en cas de brèche dure-mérienne, il est recommandé de garder le patient au repos strict pendant quarante-huit heures pour favoriser la cicatrisation». Or «un repos strict au lit n'a pas été prescrit» au chanteur, ajoute le rapport.
De plus, «la prise en charge de la fuite de liquide céphalo-rachidien (LCR) n'a pas été conforme aux règles de l'art et aux données acquises par la science et l'information du patient, tant préalable qu'au détour du geste, insuffisante», estiment les experts cités par le JDD, qui concluent que «les manquements relevés à l'encontre du Dr Delajoux ont généré une perte de chance d'éviter la fuite de LCR, et donc l'infection, estimée à 75 %».
Grenoble: nouveaux tirs à balles réelles contre les policiers
Après l'interpellation de quatre hommes soupçonnés d'avoir tiré sur des policiers dans la nuit de vendredi à samedi, la police a annoncé avoir essuyé de nouveaux tirs à balles réelles dans la nuit de samedi à dimanche.
Les forces de l'ordre ont interpellé dimanche quatre hommes, soupçonnés d'avoir tiré à balles réelles sur des policiers de la BAC dans la nuit de vendredi à samedi à Grenoble, théâtre de violences urbaines. Ce coup de filet à la Villeneuve, un quartier sensible de Grenoble, a été mené aux alentours de 6 heures par un escadron de gendarmerie, deux compagnies de CRS et la Force d'intervention de la police nationale regroupant le RAID et la GIPN.
Les quatre hommes, dont l'âge et les antécédents n'ont pas été précisés, ont été interpellés dans le cadre d'une enquête pour «tentative d'homicide» sur des policiers de la BAC, pris pour cible à plusieurs reprises par des manifestants armés dans la nuit de vendredi à samedi, lors de violents incidents.
De nouveaux tirs à balles réelles sur les policiers
Et alors que la nuit de samedi à dimanche avait semblé relativement plus calme que la veille, la police a annoncé en fin de matinée avoir été de nouveau la cible de tirs à balles réelles pour la deuxième nuit de suite, sans déplorer de blessés. «On a relevé un impact de balle sur un véhicule de CRS et on s'est fait tirer dessus à deux ou trois reprises», a déclaré Brigitte Jullien, directrice départementale de la sécurité publique de l'Isère, lors d'une conférence de presse à l'hôtel de police.
Par ailleurs, quinze voitures ont été incendiées dans la nuit de samedi à dimanche dans ce quartier sensible de Grenoble, quadrillé par un fort dispositif des forces de l'ordre, où une soixantaine de véhicules et des commerces avaient brûlé la veille. Cette nuit, sept personnes, dont on ignore les âges,ont été interpellées pour «port d'arme» ou détention d'objet pouvant servir de projectile. «Plusieurs équipes» de la police «ont été visées par des projectiles mais personne n'a été blessé».
Les forces de l'ordre ont interpellé dimanche quatre hommes, soupçonnés d'avoir tiré à balles réelles sur des policiers de la BAC dans la nuit de vendredi à samedi à Grenoble, théâtre de violences urbaines. Ce coup de filet à la Villeneuve, un quartier sensible de Grenoble, a été mené aux alentours de 6 heures par un escadron de gendarmerie, deux compagnies de CRS et la Force d'intervention de la police nationale regroupant le RAID et la GIPN.
Les quatre hommes, dont l'âge et les antécédents n'ont pas été précisés, ont été interpellés dans le cadre d'une enquête pour «tentative d'homicide» sur des policiers de la BAC, pris pour cible à plusieurs reprises par des manifestants armés dans la nuit de vendredi à samedi, lors de violents incidents.
De nouveaux tirs à balles réelles sur les policiers
Et alors que la nuit de samedi à dimanche avait semblé relativement plus calme que la veille, la police a annoncé en fin de matinée avoir été de nouveau la cible de tirs à balles réelles pour la deuxième nuit de suite, sans déplorer de blessés. «On a relevé un impact de balle sur un véhicule de CRS et on s'est fait tirer dessus à deux ou trois reprises», a déclaré Brigitte Jullien, directrice départementale de la sécurité publique de l'Isère, lors d'une conférence de presse à l'hôtel de police.
Par ailleurs, quinze voitures ont été incendiées dans la nuit de samedi à dimanche dans ce quartier sensible de Grenoble, quadrillé par un fort dispositif des forces de l'ordre, où une soixantaine de véhicules et des commerces avaient brûlé la veille. Cette nuit, sept personnes, dont on ignore les âges,ont été interpellées pour «port d'arme» ou détention d'objet pouvant servir de projectile. «Plusieurs équipes» de la police «ont été visées par des projectiles mais personne n'a été blessé».
samedi 17 juillet 2010
Euro Millions: un Français touche le pactole
La chance a souri à un joueur français, vendredi soir, qui a empoché un peu plus de 42 millions d'euros. 11 réactions
Voilà, à l'euro près, la somme remportée par un joueur français à l'Euro Millions, dont le tirage a eu lieu vendredi soir. Selon la Française des Jeux, le chanceux, qui a été le seul à cocher les sept bons numéros, a fait valider son bulletin dans le département de la Sarthe. Il dispose de 60 jours pour percevoir son chèque de plus de 42 millions d'euros, un gain qui se situe à la huitième place des plus gros gains à l'Euro Millions en France.
Pour mémoire, l'Euro Millions rassemble neuf pays (France, Espagne, Royaume-Uni, Luxembourg, Belgique, Suisse, Portugal, Irlande, Autriche). Le record de ce jeu est détenu depuis le 8 mai 2009 par une joueuse espagnole avec 126 231 764 euros. Chaque joueur a une chance sur 76 275 360 de cocher les sept bons numéros du premier rang (cinq numéros et deux étoiles).
Voilà, à l'euro près, la somme remportée par un joueur français à l'Euro Millions, dont le tirage a eu lieu vendredi soir. Selon la Française des Jeux, le chanceux, qui a été le seul à cocher les sept bons numéros, a fait valider son bulletin dans le département de la Sarthe. Il dispose de 60 jours pour percevoir son chèque de plus de 42 millions d'euros, un gain qui se situe à la huitième place des plus gros gains à l'Euro Millions en France.
Pour mémoire, l'Euro Millions rassemble neuf pays (France, Espagne, Royaume-Uni, Luxembourg, Belgique, Suisse, Portugal, Irlande, Autriche). Le record de ce jeu est détenu depuis le 8 mai 2009 par une joueuse espagnole avec 126 231 764 euros. Chaque joueur a une chance sur 76 275 360 de cocher les sept bons numéros du premier rang (cinq numéros et deux étoiles).
Le comédien Bernard Giraudeau est mort
Bernard Giraudeau, qui souffrait d'un cancer, est mort samedi matin dans un hôpital parisien à l'âge de 63 ans, a annoncé son agent. L'acteur, réalisateur, écrivain avait joué dans de nombreux films dont "Viens chez moi j'habite chez une copine", "Deux hommes dans la ville", "la Boum" ou encore "le Grand pardon".
Chevalier de la Légion d'honneur, Bernard Giraudeau a eu deux enfants de la comédienne Anny Duperey, Gaël et la comédienne Sara, qui a remporté le Molière 2007 de la révélation féminine théâtrale.
Ses débuts dans les années 70
Né le 18 juin 1947 à La Rochelle (Charentes-Maritimes), fils de militaire, Bernard Giraudeau s'engage à 15 ans dans la Marine nationale et fait deux fois le tour du monde à bord de la Jeanne d'Arc. S'il exerce divers métiers aux Halles ou dans une agence de publicité, il commence le théâtre à La Rochelle à 20 ans. Il s'inscrit au Conservatoire de Paris, où il obtient un premier prix de comédie classique et moderne (1974).
Il apparaît au côté de Jean Gabin en 1973 dans le polar de José Giovanni «Deux hommes dans la ville», puis enchaîne dans son registre préféré, la comédie -«Et la tendresse, bordel?» (1978), «Viens chez moi, j'habite chez une copine» - où il rencontre le succès. Son regard clair et son sourire charmeur deviennent alors familier et populaire auprès du grand public.
Capitaine séducteur dans «Passion d'amour» (1980), d'Ettore Scola, Bernard Giraudeau passe du héros romantique au loubard, justicier solitaire dans «Rue Barbare» (1983), qui le révèle au grand public. Souvent comparé à Gérard Philipe, il démontre dans ces rôles plus dramatiques, son extraordinaire capacité de métamorphose.
Comédien, réalisateur, écrivain et bourlingueur
Le flic alcoolique qu'il joue dans «Poussière d'ange» (1987) un polar crépusculaire d'Edouard Niermans, préfigure ses personnages antipathiques ou ambigus des années 90 : prélat poudré («Ridicule»), patron pervers («Une affaire de goût»), beauf homosexuel («Gouttes d'eau sur pierres brûlantes»), psychopathe diabétique («Ce jour-là»). Parallèlement, Bernard Giraudeau retourne régulièrement sur les planches où il a débuté en 1971 à Paris avec Jacques Fabbri dans «Pauvre France».
Réalisateur de deux longs-métrages («L'Autre», 1990 et «Les Caprices d'un fleuve», 1996) et de documentaires, il mène aussi une carrière de romancier à succès avec «Le Marin à l'ancre» (2001), «Les Hommes à terre» (2004) et «Les femmes de nage» (2007). Egalement passionné de voyages depuis son adolescence, il a arpenté le monde.
Son combat contre la maladie
Atteint d'un cancer du rein en 2001 puis du poumon cinq ans plus tard, il témoignait avec courage, dans les médias, de sa vie avec la maladie. Dans un entretien accordé à la Maison du Cancer, site internet dont il s'était fait le porte-voix, Bernard Giraudeau évoquait le cancer et son rapport à la mort. «La mort est là, elle existe et il faut accepter que nous allons tous partir, tous disparaître [...] J'y vais, on ira, on y va tous depuis l'enfance. Elle nous prend par la main et nous emmène jusqu'au bout, c'est comme ça. Mais elle doit faire partie de la vie, elle ne doit pas être une hantise, une peur.»
Chevalier de la Légion d'honneur, Bernard Giraudeau a eu deux enfants de la comédienne Anny Duperey, Gaël et la comédienne Sara, qui a remporté le Molière 2007 de la révélation féminine théâtrale.
Ses débuts dans les années 70
Né le 18 juin 1947 à La Rochelle (Charentes-Maritimes), fils de militaire, Bernard Giraudeau s'engage à 15 ans dans la Marine nationale et fait deux fois le tour du monde à bord de la Jeanne d'Arc. S'il exerce divers métiers aux Halles ou dans une agence de publicité, il commence le théâtre à La Rochelle à 20 ans. Il s'inscrit au Conservatoire de Paris, où il obtient un premier prix de comédie classique et moderne (1974).
Il apparaît au côté de Jean Gabin en 1973 dans le polar de José Giovanni «Deux hommes dans la ville», puis enchaîne dans son registre préféré, la comédie -«Et la tendresse, bordel?» (1978), «Viens chez moi, j'habite chez une copine» - où il rencontre le succès. Son regard clair et son sourire charmeur deviennent alors familier et populaire auprès du grand public.
Capitaine séducteur dans «Passion d'amour» (1980), d'Ettore Scola, Bernard Giraudeau passe du héros romantique au loubard, justicier solitaire dans «Rue Barbare» (1983), qui le révèle au grand public. Souvent comparé à Gérard Philipe, il démontre dans ces rôles plus dramatiques, son extraordinaire capacité de métamorphose.
Comédien, réalisateur, écrivain et bourlingueur
Le flic alcoolique qu'il joue dans «Poussière d'ange» (1987) un polar crépusculaire d'Edouard Niermans, préfigure ses personnages antipathiques ou ambigus des années 90 : prélat poudré («Ridicule»), patron pervers («Une affaire de goût»), beauf homosexuel («Gouttes d'eau sur pierres brûlantes»), psychopathe diabétique («Ce jour-là»). Parallèlement, Bernard Giraudeau retourne régulièrement sur les planches où il a débuté en 1971 à Paris avec Jacques Fabbri dans «Pauvre France».
Réalisateur de deux longs-métrages («L'Autre», 1990 et «Les Caprices d'un fleuve», 1996) et de documentaires, il mène aussi une carrière de romancier à succès avec «Le Marin à l'ancre» (2001), «Les Hommes à terre» (2004) et «Les femmes de nage» (2007). Egalement passionné de voyages depuis son adolescence, il a arpenté le monde.
Son combat contre la maladie
Atteint d'un cancer du rein en 2001 puis du poumon cinq ans plus tard, il témoignait avec courage, dans les médias, de sa vie avec la maladie. Dans un entretien accordé à la Maison du Cancer, site internet dont il s'était fait le porte-voix, Bernard Giraudeau évoquait le cancer et son rapport à la mort. «La mort est là, elle existe et il faut accepter que nous allons tous partir, tous disparaître [...] J'y vais, on ira, on y va tous depuis l'enfance. Elle nous prend par la main et nous emmène jusqu'au bout, c'est comme ça. Mais elle doit faire partie de la vie, elle ne doit pas être une hantise, une peur.»
vendredi 16 juillet 2010
Grenoble : des renforts de CRS après la mort d'un braqueur
Des braqueurs s'en sont pris vendredi matin au casino d'Uriage-les-Bains (Isère). Lors de la course-poursuite qui s'est ensuivie, l'un des malfaiteurs a été mortellement blessé. Les autorités ont renforcé la sécurité par crainte de violences. 121 réactions | Réagir16.07.2010, 07h23 | Mise à jour : 18h48 L'attaque s'est déroulée à l'aube. Dans la nuit de jeudi à vendredi, au casino d'Uriage-les-Bains (Isère), deux hommes porteurs d'armes lourdes se sont fait remettre le contenu de la caisse alors que l'établissement était bondé. Ils ont ensuite pris la fuite. Une course-poursuite s'est alors engagée entre les policiers et braqueurs, entre 1 heure et 2 heures du matin.
Par crainte de violences urbaines, des renforts de CRS ont été annoncés vendredi soir à Grenoble. La tension est montée dans les heures ayant suivi l'incident, la police a subi des jets de projectiles depuis des immeubles. Le calme semblait revenu à la mi-journée, mais quelques jeunes criaieant leur haine de la police. «Nous allons renforcer la présence policière pour éviter qu'il y ait un match retour avec des violences urbaines», a déclaré Brigitte Julien, directrice de la sécurité publique en Isère.
«Ils ont ouvert le feu à trois reprise»
Les braqueurs étaient munis d'un fusil d'assaut et d'un pistolet-mitrailleur. Lors de la poursuite, un premier échange de tirs a eu lieu à l'entrée de Grenoble avec une voiture de police. Un adjoint de sécurité a été légèrement brûlé par une balle qui lui a frôlé les lèvres.
La BAC a ensuite pris le relais, alors que les voleurs avaient abandonné leur voiture et le butin, et se dirigeaient vers le quartier populaire de Villeneuve. Un des braqueurs a été abattu alors qu'il continuait à tirer sur les policiers en fuyant à pied. «Les malfaiteurs ont arrêté leur véhicule, le conducteur et le passager sont sortis. Ils ont ouvert le feu à au moins trois reprises vers les policiers», a déclaré le procureur de la République de Grenoble, Jean Philippe, devant la presse.
«Les policiers de la Bac ont alors riposté, l'un de l'intérieur du véhicule avec un fusil à pompe et l'autre de l'extérieur». Karim Boudada, 27 ans, a été touché à la tête. L'homme, originaire de Villeneuve, avait déjà été condamné trois fois aux assises pour vol à main armée.
Une partie du quartier est restée bouclée jusqu'en fin de matinée. Des hélicoptères ont survolé les lieux à la recherche du second braqueur en fuite. La ligne A du tramway et l’entrée de Grenoble par la rocade sud pont été rouverts à 6h30.
La police judiciaire est saisie de l'enquête. L'Inspection générale de la police nationale a également été saisie.
L'autopsie du malfaiteur tombé sous les balles de la police aura lieu samedi.
Par crainte de violences urbaines, des renforts de CRS ont été annoncés vendredi soir à Grenoble. La tension est montée dans les heures ayant suivi l'incident, la police a subi des jets de projectiles depuis des immeubles. Le calme semblait revenu à la mi-journée, mais quelques jeunes criaieant leur haine de la police. «Nous allons renforcer la présence policière pour éviter qu'il y ait un match retour avec des violences urbaines», a déclaré Brigitte Julien, directrice de la sécurité publique en Isère.
«Ils ont ouvert le feu à trois reprise»
Les braqueurs étaient munis d'un fusil d'assaut et d'un pistolet-mitrailleur. Lors de la poursuite, un premier échange de tirs a eu lieu à l'entrée de Grenoble avec une voiture de police. Un adjoint de sécurité a été légèrement brûlé par une balle qui lui a frôlé les lèvres.
La BAC a ensuite pris le relais, alors que les voleurs avaient abandonné leur voiture et le butin, et se dirigeaient vers le quartier populaire de Villeneuve. Un des braqueurs a été abattu alors qu'il continuait à tirer sur les policiers en fuyant à pied. «Les malfaiteurs ont arrêté leur véhicule, le conducteur et le passager sont sortis. Ils ont ouvert le feu à au moins trois reprises vers les policiers», a déclaré le procureur de la République de Grenoble, Jean Philippe, devant la presse.
«Les policiers de la Bac ont alors riposté, l'un de l'intérieur du véhicule avec un fusil à pompe et l'autre de l'extérieur». Karim Boudada, 27 ans, a été touché à la tête. L'homme, originaire de Villeneuve, avait déjà été condamné trois fois aux assises pour vol à main armée.
Une partie du quartier est restée bouclée jusqu'en fin de matinée. Des hélicoptères ont survolé les lieux à la recherche du second braqueur en fuite. La ligne A du tramway et l’entrée de Grenoble par la rocade sud pont été rouverts à 6h30.
La police judiciaire est saisie de l'enquête. L'Inspection générale de la police nationale a également été saisie.
L'autopsie du malfaiteur tombé sous les balles de la police aura lieu samedi.
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