Sous une cacophonie inaudible avec les trompettes africaine, les bleus n'ont fait que match nul. Sans démériter, ils se sont comportés comme durant les match de préparation. Rien de nouveau n'est sorti de cette première rencontre qui n'est pas prometteuse en soi.
D'où viens ce manque de but ?
La mauvaise feuille de match, la pression du match ou le manque de prime durant les trois match de poule ?
Attendons le prochain match contre le Mexique, qui n'a pas montré un très grand football lors du match d'ouverture (mais les mexicains ont marqués eux !)....
- blog privé informatif et infos nationales. Infos, météo, emploi, bourses , locales et nationales - Rédacteur : Dominique Bellet (DOM)
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vendredi 11 juin 2010
Egalisation pour le Mexique 1-1 coupe du monde 2010 football en Afrique du sud
Une égalisation au cours de la deuxième période 1-1 pour ce premier match de la coupe du monde 2010 de football. Très bénéfique pour la France si notre équipe arrive à s'imposer ce soir, nous prendrons la tête du classement de la poule.
Il faudra du coeur, de l'ouvrage et la rage de vaincre ce soir pour prendre la première place qui serait de très bonne augure pour la suite des évènements. Un Cap "de bonne espérance" pour les bleus, alors nous devons tous être avec eux, moi perso, je suis confiant. Je pars avec la victoire dans la tête.
Il faudra du coeur, de l'ouvrage et la rage de vaincre ce soir pour prendre la première place qui serait de très bonne augure pour la suite des évènements. Un Cap "de bonne espérance" pour les bleus, alors nous devons tous être avec eux, moi perso, je suis confiant. Je pars avec la victoire dans la tête.
Ouverture de la coupe du monde de football 0-0
Une première période à l'avantage du Mexique. A part cinq minutes ou les jaunes ont rayonnés dans la surface méxicaine, les bafanas n'ont rien montrés de percutant et c'est encourageant pour la France qui affrontera ce soir à 20h30 l'équipe du Uruguay.
Une premire partie de jeu qui se solde par un nul.
Une premire partie de jeu qui se solde par un nul.
Christine Boutin poursuit sa mission mais renonce à son salaire
Sous pression au sein-même de la majorité depuis la révélation de son salaire de 9.500 euros pour une mission de l'Elysée sur la mondialisation, Christine Boutin a décidé finalement de renoncer à son salaire. Sur France 2, jeudi soir, elle a annoncé qu'elle mènerait à bien sa mission tout en renonçant à la rémunération qui avait suscité une intense polémique.
Présidente du Parti Chrétien-démocrate, proche des plus pauvres et catholique pratiquante, Christine Boutin a souffert de cette révélation du Canard enchaîné mercredi. Dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France jeudi, elle reconnaissait «comprendre que ça puisse choquer».
Présidente du Parti Chrétien-démocrate, proche des plus pauvres et catholique pratiquante, Christine Boutin a souffert de cette révélation du Canard enchaîné mercredi. Dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France jeudi, elle reconnaissait «comprendre que ça puisse choquer».
UN grand jour BLEU - L'équipe de France débute le Mondial sud-africain vendredi
La Coupe du monde va enfin commencer pour les Bleus. L'équipe de France débute le Mondial sud-africain vendredi (20h30) face à l'Uruguay dans l'écrin du Green Point du Cap. Pour les vice-champions du monde, il est désormais temps d'oublier un Euro 2008 catastrophique, quitté dès le premier tour, et deux ans d'une campagne de qualification laborieuse, conclue par une victoire en barrages face à l'Irlande grâce à un but de Gallas entachée d'une main volontaire de Thierry Henry.
Raymond Domenech, qui cèdera son fauteuil de sélectionneur à Laurent Blanc après le Mondial, rêve de terminer en beauté un mandat de six ans gâché par des difficultés récurrentes dans le jeu et une communication déroutante, voire souvent agaçante. En Afrique du Sud, le nouveau recordman de matchs passés sur le banc tricolore joue sa réputation et la suite de sa carrière d'entraîneur. Moins enclin à ménager les egos de certains de ses joueurs cadres, et poussé par le forfait de Lassana Diarra lors du stage de Tignes, Domenech a décidé de jouer l'offensive lors de cette Coupe du monde en initiant un nouveau système en 4-3-3. L'ancien capitaine Henry débutant sur le banc, place à un quintet offensif composé d'Anelka, Ribéry, Govou, Malouda et Gourcuff.
Raymond Domenech, qui cèdera son fauteuil de sélectionneur à Laurent Blanc après le Mondial, rêve de terminer en beauté un mandat de six ans gâché par des difficultés récurrentes dans le jeu et une communication déroutante, voire souvent agaçante. En Afrique du Sud, le nouveau recordman de matchs passés sur le banc tricolore joue sa réputation et la suite de sa carrière d'entraîneur. Moins enclin à ménager les egos de certains de ses joueurs cadres, et poussé par le forfait de Lassana Diarra lors du stage de Tignes, Domenech a décidé de jouer l'offensive lors de cette Coupe du monde en initiant un nouveau système en 4-3-3. L'ancien capitaine Henry débutant sur le banc, place à un quintet offensif composé d'Anelka, Ribéry, Govou, Malouda et Gourcuff.
jeudi 10 juin 2010
Ginette Garcin nous à quité ce 10 juin 2010
Ginette Garcin est décédée ce jour. j'avais dîné avec elle et j'en garde un excellent souvenir.
Ginette Garcin a débuté dans l'orchestre de Jacques Hélian dès 1946 puis a travaillé avec Loulou Gasté et a continué à Rouen dans les revues du Nouveau-Théâtre de Strélesky ; son interprétation de Charlot sur la musique de "Deux petits chaussons .. " avait été très remarquée ; elle avait alors pour partenaire Colette Vudal - qui prendra à Paris le nom de Colette Monroy - Mona Monick et Robert Thomas, l'auteur de pièces policières à succès.
Elle est l'une des premières interprètes de Boby Lapointe et de Jean Yanne dont elle enregistre plusieurs chansons sur disque et au cabaret dans les années 60.
Dès les années 70, elle entame une carrière cinématographique et théâtrale sous la direction d'Audiard, Lelouch, Yanne, Boisset ou Tacchella[2].
Elle tourne ensuite dans Marc et Sophie pour la télévision.
Auteur de la pièce à succès Le clan des veuves (1990) qu'elle interprète avec Jackie Sardou pendant 4 années, elle joue et chante en 1997 dans Le passe-muraille d'après Marcel Aymé, une comédie musicale de Didier van Cauwelaert et Michel Legrand.
Dans les années 2000, Ginette Garcin campe un personnage de la série télé Famille d'accueil et apparaît dans La Beuze ou Les Dalton. Elle reprend Le Clan des veuves en 2006 aux Bouffes-Parisiens.
Puis à partir de 2008, elle joue dans la pièce de théâtre Monique est demandée caisse 12, de Raphaël Mezrahi.
Elle est la veuve de l'écrivain et journaliste Robert Beauvais.
Elle s'est éteinte le 10 juin 2010 à l'age de 82 ans.
Ginette Garcin a débuté dans l'orchestre de Jacques Hélian dès 1946 puis a travaillé avec Loulou Gasté et a continué à Rouen dans les revues du Nouveau-Théâtre de Strélesky ; son interprétation de Charlot sur la musique de "Deux petits chaussons .. " avait été très remarquée ; elle avait alors pour partenaire Colette Vudal - qui prendra à Paris le nom de Colette Monroy - Mona Monick et Robert Thomas, l'auteur de pièces policières à succès.
Elle est l'une des premières interprètes de Boby Lapointe et de Jean Yanne dont elle enregistre plusieurs chansons sur disque et au cabaret dans les années 60.
Dès les années 70, elle entame une carrière cinématographique et théâtrale sous la direction d'Audiard, Lelouch, Yanne, Boisset ou Tacchella[2].
Elle tourne ensuite dans Marc et Sophie pour la télévision.
Auteur de la pièce à succès Le clan des veuves (1990) qu'elle interprète avec Jackie Sardou pendant 4 années, elle joue et chante en 1997 dans Le passe-muraille d'après Marcel Aymé, une comédie musicale de Didier van Cauwelaert et Michel Legrand.
Dans les années 2000, Ginette Garcin campe un personnage de la série télé Famille d'accueil et apparaît dans La Beuze ou Les Dalton. Elle reprend Le Clan des veuves en 2006 aux Bouffes-Parisiens.
Puis à partir de 2008, elle joue dans la pièce de théâtre Monique est demandée caisse 12, de Raphaël Mezrahi.
Elle est la veuve de l'écrivain et journaliste Robert Beauvais.
Elle s'est éteinte le 10 juin 2010 à l'age de 82 ans.
Comice agricole à Auzances le 13 juin 2010
Les origines des comices agricoles
Déjà, avant la Révolution française, il existait ce que l’on appelait des « Sociétés d’Agriculture, des Sciences, des Arts et Belles Lettres » qui permettaient aux plus érudits de se regrouper afin d’échanger et faire fructifier les idées.
C’est ainsi qu’en 1764, quelqu’un écrivit un « mémoire sur la culture du sainfoin ».
En 1784, un gros effort fut fait en faveur des paysans victimes des inondations et dans la société agreste, idéalisée par la philosophie de Jean-Jacques Rousseau, l’agriculture se retrouva pour ainsi dire sur un piédestal.
En 1788, l’on créa un grand prix dont le roi Louis XVI en personne en fit une remise officielle au lauréat. Ce fut à cette époque que s’organisèrent les premiers comices agricoles dans la généralité de Paris. Mais les hommes instruits, ceux qui commençaient à venir à la terre, furent bien vite préoccupés par la constante progression de la misère dans les campagnes et exaltés par la propagation des idées nouvelles et progressistes.
La Révolution survint, les Comices agricoles furent supprimés en 1793, à cette époque où tout rassemblement, qu’il fût corporatiste ou non, pouvait apparaître comme suspect.
Sous le Directoire, un homme s’attacha particulièrement à l’avenir et au développement de l’agriculture en France. Il s’agit de François de Neufchâteau. Il fut un des premiers de ceux que l’on pourrait appeler « agrairiens ». Ce bourgeois à l’esprit novateur œuvra pour faire renaître les Sociétés d’Agriculture et fit en sorte que celles-ci deviennent de réels moteurs d’innovations et de performances. De fait, elles furent incontestablement instigatrices des progrès enregistrés à cette époque.
Maurice Agulhon a parfaitement retranscrit l’état d’esprit « post-révolutionnaire » qui pouvait prévaloir dans ces dernières années du XVIIIe siècle : « Lorsqu’en effet, dans les cortèges des fêtes officielles, les chars porteurs de symboles ou de groupes allégoriques sont traînés par des bœufs (aux cornes dorées) et décorés de branchages verts, c’est le monde des champs qu’évoque invinciblement l’ensemble de la mise en scène. Et à plus forte raison, quand le cortège des « laboureurs », la bêche ou la houe sur l’épaule, suit le cortège des Gardes Nationaux en armes, puis, au final, vient se mêler à lui pour l’échange symbolique de l’outil et du fusil. Cette valorisation de l’agriculture est donc bien loin de se réduire à la simple incitation à travailler et à produire. Elle relève aussi de l’expression d’un civisme tout imprégné de réminiscences romaines dans lesquelles le citoyen et l’homme d’État sont à la fois soldat et paysan ».
Le Directoire laissa la place au Consulat qui, lui même s’estompa devant un nouvel ordre, l’Empire. Il y eut alors plus besoin de fusils que de houes et les préoccupations de l’agriculture furent reléguées à des places subalternes.
Autrement dit, Napoléon Ier fut plus préoccupé par ses campagnes que par la campagne.
Le 27 décembre 1819, le duc Elie Decazes envoya à tous les préfets de France une circulaire numérotée « 115 », qui était accompagnée d’une petite brochure réalisée par J.B Huzard Fils médecin vétérinaire, correspondant de la Société royale et centrale d’agriculture qui avait pour intitulé : « Des Assemblées agricoles en Angleterre ».
Cette étude voulait démontrer l’utilité des concours qui étaient organisés outre-Manche dans tous les chefs-lieux des Comtés et détaillait les modalités de fonctionnement de ces associations.
Le duc Decazes, ministre de l’Intérieur de Louis XVIII, insista sur la nécessité de reproduire ce modèle anglais : « Il m’a semblé que si de pareilles institutions pouvaient s’acclimater dans un État aussi avantageusement situé que la France, notre agriculture en retirerait des fruits précieux. Nos cultivateurs, mettant en commun leurs connaissances pratiques et leur expérience, seraient mieux appréciés et s’attacheraient davantage à leur état. (…) Tout ce qui sert à la nourriture de l’homme, se perfectionnerait en qualité et s’accroîtrait en quantité. Nos marchés s’approvisionneraient mieux et plus abondamment et un surcroît d’aisance générale serait un des résultats heureux des associations agricoles que nous aurions eu le bon esprit d’emprunter à nos voisins ».
Quelques mois plus tard, le 22 mai 1820, une nouvelle circulaire n° 35, émanant cette fois-ci du Bureau des défrichements, fut signée par le ministre secrétaire d’Etat de l’Intérieur. De fait, M Siméon s’adressait à tous les membres correspondants du Conseil d’agriculture afin de susciter une véritable réflexion pour la future mise en place des Comices : « Il importe beaucoup de connaître la nature des productions rurales et l’espèce d’animaux qu’on présenterait au comice, le genre d’encouragement que le gouvernement pourrait accorder, le lieu où se tiendrait l’assemblée et les époques de la réunion ».
Il fallut toutefois attendre 1830 pour voir véritablement refleurir ici et là en France, les Sociétés d’Agriculture. Gabriel Désert et Robert Specklin y ont vu là une manière utilisée par les nobles et les notables légitimistes pour refuser le nouveau régime, à la suite de la Révolution de Juillet autrement appelée les « Trois Glorieuses ».
Ce retour à la terre permit à ces « gentlemen-farmers » de s’effacer de la vie politique parisienne et en même temps, de mieux se consacrer à faire fructifier et mettre en valeur leurs biens fonciers. Une nouvelle façon de concevoir la culture était désormais intégrée dans l’esprit des propriétaires terriens.
Ce phénomène que l’on a appelé un temps « agromanie » développait une vision plus performante et plus capitaliste de la production agricole. Ainsi, à partir de 1830, le règne de Louis-Philippe représenta un véritable tournant pour l’agriculture française. Dans ce contexte, les premiers « concours de charrues » furent organisés et l’on nomma des inspecteurs Généraux de l’agriculture. Les premières fermes modèles firent leur apparition à cette même époque.
Le 31 mai 1833, le règlement destiné à créer les comices agricoles fut promulgué.
La circulaire n° 26, envoyée par le ministre de l’Intérieur aux préfets le 24 juin 1836, servit en quelque sorte de rappel à ceux qui étaient en retard dans ce véritable plan d’émancipation de l’agriculture nationale.
Aujourd’hui, l’on parlerait sans doute de « schémas national de développement rural » ou bien quelque chose de ce genre. « Tout retard ne pouvant en effet que gêner les progrès de ces institutions auxquelles le gouvernement doit protection et encouragements », précisait le ministre qui priait expressément les représentants de l’Etat de faire preuve de plus grande persuasion auprès des milieux agricoles.
Il semble que le premier comice agricole qui eut lieu en France, fut organisé dans le département de la Nièvre.
Le principe de cette grande manifestation rurale avait été initié par André Dupin, éminent juriste, député de l’arrondissement de Clamecy et président de la Chambre des députés sous Louis Philippe. Le 9 juin 1839, dans la salle des Adjudications de la ville de Clamecy, une Société avait été créée, à laquelle on avait donné le nom de « Comice d’arrondissement de Clamecy ». Il s’agissait « d’instaurer de fréquents et intimes rapports entre les propriétaires et les cultivateurs et dans le même temps, de stimuler le rôle de tous ceux qui se livraient à l’agriculture et à l’élevage, en encourageant et en propageant le perfectionnement des instruments aratoires et les meilleures méthodes d’assolement, de mettre en commun et répandre le plus possible les connaissances acquises sur l’amélioration des races de bestiaux au moyen d’un croisement bien combiné ». La volonté de ces pères fondateurs fut exaucée puisqu’elle aboutit sans conteste à la création de la race charolaise. La date du premier concours fut ainsi fixée au dimanche 1er septembre 1839.
La Seconde République, par ses lois des 25 février, 10 mars, 20 mars et 25 mars 1851, dota encore mieux ces associations d’une existence légale. Elle leur donna même la possibilité d’élire des membres des chambres d'agriculture. Tout juste un an plus tard, le décret du 25 mars 1852 leur retira cette attribution. Il est vrai qu’entre-temps, le 2 décembre 1851, le coup d’Etat de Napoléon III était passé par là …
Quoi qu’il en soit, l’habitude était prise et ce n’est pas sans quelque fébrilité, mais avec un réel bonheur, que les travailleurs de la terre se mirent à conduire veaux, vaches, cochons, au chef-lieu de canton où les semi-citadins les attendaient en pavoisant les rues.
Il revenait aux populations des campagne dont personne n’aurait osé contester l’intense activité et le travail incessant, de célébrer l’Agriculture et de décerner les justes récompenses à ceux qui s’étaient signalés à la fois par l’intelligence et l’opiniâtreté de leur labeur. N’était-il pas vrai que durant de longs siècles, les gens de la terre avaient été autant ignorés qu’inconsidérés [référence?]? Si leurs misérables conditions de vie étaient notoires, personne ne cherchait pour autant à compatir sur leur pénible existence.
Le principe de ces rencontres avait été conçu sous la Restauration royaliste, il se concrétisa véritablement sous le Second Empire et pourtant, il préfigurait déjà les grandes fêtes républicaines.
Déjà, avant la Révolution française, il existait ce que l’on appelait des « Sociétés d’Agriculture, des Sciences, des Arts et Belles Lettres » qui permettaient aux plus érudits de se regrouper afin d’échanger et faire fructifier les idées.
C’est ainsi qu’en 1764, quelqu’un écrivit un « mémoire sur la culture du sainfoin ».
En 1784, un gros effort fut fait en faveur des paysans victimes des inondations et dans la société agreste, idéalisée par la philosophie de Jean-Jacques Rousseau, l’agriculture se retrouva pour ainsi dire sur un piédestal.
En 1788, l’on créa un grand prix dont le roi Louis XVI en personne en fit une remise officielle au lauréat. Ce fut à cette époque que s’organisèrent les premiers comices agricoles dans la généralité de Paris. Mais les hommes instruits, ceux qui commençaient à venir à la terre, furent bien vite préoccupés par la constante progression de la misère dans les campagnes et exaltés par la propagation des idées nouvelles et progressistes.
La Révolution survint, les Comices agricoles furent supprimés en 1793, à cette époque où tout rassemblement, qu’il fût corporatiste ou non, pouvait apparaître comme suspect.
Sous le Directoire, un homme s’attacha particulièrement à l’avenir et au développement de l’agriculture en France. Il s’agit de François de Neufchâteau. Il fut un des premiers de ceux que l’on pourrait appeler « agrairiens ». Ce bourgeois à l’esprit novateur œuvra pour faire renaître les Sociétés d’Agriculture et fit en sorte que celles-ci deviennent de réels moteurs d’innovations et de performances. De fait, elles furent incontestablement instigatrices des progrès enregistrés à cette époque.
Maurice Agulhon a parfaitement retranscrit l’état d’esprit « post-révolutionnaire » qui pouvait prévaloir dans ces dernières années du XVIIIe siècle : « Lorsqu’en effet, dans les cortèges des fêtes officielles, les chars porteurs de symboles ou de groupes allégoriques sont traînés par des bœufs (aux cornes dorées) et décorés de branchages verts, c’est le monde des champs qu’évoque invinciblement l’ensemble de la mise en scène. Et à plus forte raison, quand le cortège des « laboureurs », la bêche ou la houe sur l’épaule, suit le cortège des Gardes Nationaux en armes, puis, au final, vient se mêler à lui pour l’échange symbolique de l’outil et du fusil. Cette valorisation de l’agriculture est donc bien loin de se réduire à la simple incitation à travailler et à produire. Elle relève aussi de l’expression d’un civisme tout imprégné de réminiscences romaines dans lesquelles le citoyen et l’homme d’État sont à la fois soldat et paysan ».
Le Directoire laissa la place au Consulat qui, lui même s’estompa devant un nouvel ordre, l’Empire. Il y eut alors plus besoin de fusils que de houes et les préoccupations de l’agriculture furent reléguées à des places subalternes.
Autrement dit, Napoléon Ier fut plus préoccupé par ses campagnes que par la campagne.
Le 27 décembre 1819, le duc Elie Decazes envoya à tous les préfets de France une circulaire numérotée « 115 », qui était accompagnée d’une petite brochure réalisée par J.B Huzard Fils médecin vétérinaire, correspondant de la Société royale et centrale d’agriculture qui avait pour intitulé : « Des Assemblées agricoles en Angleterre ».
Cette étude voulait démontrer l’utilité des concours qui étaient organisés outre-Manche dans tous les chefs-lieux des Comtés et détaillait les modalités de fonctionnement de ces associations.
Le duc Decazes, ministre de l’Intérieur de Louis XVIII, insista sur la nécessité de reproduire ce modèle anglais : « Il m’a semblé que si de pareilles institutions pouvaient s’acclimater dans un État aussi avantageusement situé que la France, notre agriculture en retirerait des fruits précieux. Nos cultivateurs, mettant en commun leurs connaissances pratiques et leur expérience, seraient mieux appréciés et s’attacheraient davantage à leur état. (…) Tout ce qui sert à la nourriture de l’homme, se perfectionnerait en qualité et s’accroîtrait en quantité. Nos marchés s’approvisionneraient mieux et plus abondamment et un surcroît d’aisance générale serait un des résultats heureux des associations agricoles que nous aurions eu le bon esprit d’emprunter à nos voisins ».
Quelques mois plus tard, le 22 mai 1820, une nouvelle circulaire n° 35, émanant cette fois-ci du Bureau des défrichements, fut signée par le ministre secrétaire d’Etat de l’Intérieur. De fait, M Siméon s’adressait à tous les membres correspondants du Conseil d’agriculture afin de susciter une véritable réflexion pour la future mise en place des Comices : « Il importe beaucoup de connaître la nature des productions rurales et l’espèce d’animaux qu’on présenterait au comice, le genre d’encouragement que le gouvernement pourrait accorder, le lieu où se tiendrait l’assemblée et les époques de la réunion ».
Il fallut toutefois attendre 1830 pour voir véritablement refleurir ici et là en France, les Sociétés d’Agriculture. Gabriel Désert et Robert Specklin y ont vu là une manière utilisée par les nobles et les notables légitimistes pour refuser le nouveau régime, à la suite de la Révolution de Juillet autrement appelée les « Trois Glorieuses ».
Ce retour à la terre permit à ces « gentlemen-farmers » de s’effacer de la vie politique parisienne et en même temps, de mieux se consacrer à faire fructifier et mettre en valeur leurs biens fonciers. Une nouvelle façon de concevoir la culture était désormais intégrée dans l’esprit des propriétaires terriens.
Ce phénomène que l’on a appelé un temps « agromanie » développait une vision plus performante et plus capitaliste de la production agricole. Ainsi, à partir de 1830, le règne de Louis-Philippe représenta un véritable tournant pour l’agriculture française. Dans ce contexte, les premiers « concours de charrues » furent organisés et l’on nomma des inspecteurs Généraux de l’agriculture. Les premières fermes modèles firent leur apparition à cette même époque.
Le 31 mai 1833, le règlement destiné à créer les comices agricoles fut promulgué.
La circulaire n° 26, envoyée par le ministre de l’Intérieur aux préfets le 24 juin 1836, servit en quelque sorte de rappel à ceux qui étaient en retard dans ce véritable plan d’émancipation de l’agriculture nationale.
Aujourd’hui, l’on parlerait sans doute de « schémas national de développement rural » ou bien quelque chose de ce genre. « Tout retard ne pouvant en effet que gêner les progrès de ces institutions auxquelles le gouvernement doit protection et encouragements », précisait le ministre qui priait expressément les représentants de l’Etat de faire preuve de plus grande persuasion auprès des milieux agricoles.
Il semble que le premier comice agricole qui eut lieu en France, fut organisé dans le département de la Nièvre.
Le principe de cette grande manifestation rurale avait été initié par André Dupin, éminent juriste, député de l’arrondissement de Clamecy et président de la Chambre des députés sous Louis Philippe. Le 9 juin 1839, dans la salle des Adjudications de la ville de Clamecy, une Société avait été créée, à laquelle on avait donné le nom de « Comice d’arrondissement de Clamecy ». Il s’agissait « d’instaurer de fréquents et intimes rapports entre les propriétaires et les cultivateurs et dans le même temps, de stimuler le rôle de tous ceux qui se livraient à l’agriculture et à l’élevage, en encourageant et en propageant le perfectionnement des instruments aratoires et les meilleures méthodes d’assolement, de mettre en commun et répandre le plus possible les connaissances acquises sur l’amélioration des races de bestiaux au moyen d’un croisement bien combiné ». La volonté de ces pères fondateurs fut exaucée puisqu’elle aboutit sans conteste à la création de la race charolaise. La date du premier concours fut ainsi fixée au dimanche 1er septembre 1839.
La Seconde République, par ses lois des 25 février, 10 mars, 20 mars et 25 mars 1851, dota encore mieux ces associations d’une existence légale. Elle leur donna même la possibilité d’élire des membres des chambres d'agriculture. Tout juste un an plus tard, le décret du 25 mars 1852 leur retira cette attribution. Il est vrai qu’entre-temps, le 2 décembre 1851, le coup d’Etat de Napoléon III était passé par là …
Quoi qu’il en soit, l’habitude était prise et ce n’est pas sans quelque fébrilité, mais avec un réel bonheur, que les travailleurs de la terre se mirent à conduire veaux, vaches, cochons, au chef-lieu de canton où les semi-citadins les attendaient en pavoisant les rues.
Il revenait aux populations des campagne dont personne n’aurait osé contester l’intense activité et le travail incessant, de célébrer l’Agriculture et de décerner les justes récompenses à ceux qui s’étaient signalés à la fois par l’intelligence et l’opiniâtreté de leur labeur. N’était-il pas vrai que durant de longs siècles, les gens de la terre avaient été autant ignorés qu’inconsidérés [référence?]? Si leurs misérables conditions de vie étaient notoires, personne ne cherchait pour autant à compatir sur leur pénible existence.
Le principe de ces rencontres avait été conçu sous la Restauration royaliste, il se concrétisa véritablement sous le Second Empire et pourtant, il préfigurait déjà les grandes fêtes républicaines.
Paris XVIIIe : un couple poignardé à son domicile
Un couple a été poignardé tôt jeudi matin, dans son appartement du XVIIIe arrondissement à Paris. Le drame s'est déroulé dans une vaste résidence de 1100 logements, située rue Gustave Rouanet, dans le quartier du mail Belliard. La jeune femme âgée de 21 ans a été tuée à coups de couteau, son compagnon grièvement blessé, également à l'arme blanche.
D'abord annoncé mort, il se trouverait en fait dans un état critique. Il devait être opéré dans la matinée.
Vers 4 heures du matin, des habitants ont entendu des cris et ont vu un homme de type nord-africain quitter un immeuble, armé d’un couteau. Il a été décrit comme grand et plutôt gros.
Les victimes connaîtraient leur agresseur
La piste d'un familier de l'une ou l'autre des victimes semblait prévaloir, sans que soit écartée l'hypothèse d'une «mauvaise rencontre» évoquée dans un premier temps.
Selon les premiers éléments de l'enquête, le couple est rentré tard après une soirée avec un couple d'amis. Ces derniers sont restés au bas de leur immeuble, situé rue Gustave René, tandis que la jeune femme et son compagnon montaient à leur appartement. Un inconnu les y attendait et s'est rué sur eux, «s'acharnant» sur le couple à coups de couteau, ce qui laisserait supposer que l'auteur présumé a «sans doute été pris d'un coup de folie», selon des sources policières.
D'abord annoncé mort, il se trouverait en fait dans un état critique. Il devait être opéré dans la matinée.
Vers 4 heures du matin, des habitants ont entendu des cris et ont vu un homme de type nord-africain quitter un immeuble, armé d’un couteau. Il a été décrit comme grand et plutôt gros.
Les victimes connaîtraient leur agresseur
La piste d'un familier de l'une ou l'autre des victimes semblait prévaloir, sans que soit écartée l'hypothèse d'une «mauvaise rencontre» évoquée dans un premier temps.
Selon les premiers éléments de l'enquête, le couple est rentré tard après une soirée avec un couple d'amis. Ces derniers sont restés au bas de leur immeuble, situé rue Gustave René, tandis que la jeune femme et son compagnon montaient à leur appartement. Un inconnu les y attendait et s'est rué sur eux, «s'acharnant» sur le couple à coups de couteau, ce qui laisserait supposer que l'auteur présumé a «sans doute été pris d'un coup de folie», selon des sources policières.
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