dimanche 6 mars 2011

Après Leclerc, le désert commercial ?

Des élus du sud de l'agglomération veulent mener une fronde contre la fermeture annoncée du Leclerc de la route d'Évaux. Ils craignent une « désertification commerciale » du secteur.

Ils sont entrés en resistance contre la fermeture du magasin Leclerc de la route d'Évaux-les-Bains. Des élus de Lignerolles, Prémilhat et Teillet-Argenty (*) se sont réunis mardi soir, pour echaffauder un plan d'action en commun.

1. La sutuation. En septembre 2009, la Commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) a donné son feu vert pour la construction d'un nouveau Centre Leclerc de 8.500 mètres carrés, sur la zone de Châteaugay (lire ci-dessous), à Domérat. Son ouverture doit avoir lieu à l'horizon septembre 2012. Du coup, le magasin de la route d'Évaux-les-Bains, où s'approvisionnent les habitants de la périphérie sud de Montluçon, est condamné.

2. Vers un désert commercial au sud ? C'est la crainte des élus réunis mardi soir. « Les services de première nécessité s'éloignent de plus en plus des habitants de la périphérie sud, s'inquiètaient les élus de Lignerolles, dans une délibération prise au mois de janvier. Le déséquilibre amorcé ne contribuera-t-il pas à les pénaliser encore plus ? » Une fois le Leclerc de la route d'Évaux-les-Bains fermé, les habitants de la zone sud « n'auront plus le choix », pense Mireille Schurch, maire de Lignerolles. « Ils seront forcés d'aller à Auchan », pronostique André-Maxime Gérinier, maire de Teillet-Argenty. « C'est un non-sens écologique, poursuit Mireille Schurch. Sans compter que l'implantation d'un nouveau magasin à proximité d'un grand axe (la RN145, NDLR) et très loin des habitations va à l'encontre de la politique de développement du commerce de proximité. »

3A la place de Leclerc, des « rumeurs ». Selon Mireille Schurch, « rien de concret » n'a été envisagé pour remplacer le Leclerc de la route d'Évaux. Le directeur de l'enseigne aurait « pris des engagements » auprès de Daniel Dugléry (lire ci-dessous), le président de la communauté d'agglomération, pour que le magasin ne devienne pas une friche. Des « rumeurs » circulent sur son avenir : celle de l'implantation d'une marque de hard-discount ou d'un magasin de bricolage, notamment. Mireille Schurch ne veut ni de l'un ni de l'autre : « Un hard-discount ? C'est mépriser nos populations. On mérite mieux que ça ! »

Aucun commentaire: