lundi 12 janvier 2009

Dans les colonnes du journal l'Express, Jean Auclair se dit victime d'un coup politique.

"Je ne suis pas surpris outre-mesure par l'annonce du Conseil. Depuis quelques temps, Alain Marleix (secrétaire d'Etat aux collectivités locales chargé de mener la réforme de la carte électorale) me dit : ' Jeannot, il faut faire attention, les députés socialistes parisiens mènent le combat pour que la Lozère et la Creuse n'aient plus qu'une circonscription'. En fait, tout ça c'est un truc politique managé par le PS", lâche Jean Auclair.

En saisissant le Conseil constitutionnel, la gauche espérait cette censure, et avec elle, la disparition d'une circonscription en Creuse que le PS ne pouvait gagner, explique le député. "Mon seul espoir aujourd'hui, c'est que tout le monde revienne à la raison. Je ne pense pas que la Creuse pourra se contenter d'un seul député. Le département compte 162 communes et s'étale sur 120 kilomètres du nord au sud, et sur 90 de l'ouest à l'est. Moi-même, j'ai dû recruter une secrétaire supplémentaire."

"J'avais décidé de ne pas me représenter (en 2012), mais désormais je suis remotivé. Il y en a ras-le-bol de ces manoeuvres. D'ici là, l'UMP ne capitulera pas en rase campagne et va continuer à se battre pour que la Creuse et la Lozère gardent leur deux circonscriptions", s'emporte Jean Auclair.

Malgré la confiance affichée par le député, il ne faut pas oublier que le PS s'oppose de longue date à la réforme de la carte électorale, persuadé que tout cela n'est destiné qu'à grappiller des sièges qui leur sont promis. Alors pour faire passer la réforme, pourquoi le gouvernement prendrait le risque de revenir sur la décision du Conseil qui, de fait, supprime deux sièges à l'UMP ?

Le découpage devra être approuvé par le conseil des ministres en juin, après être passé devant le Conseil d'Etat, et les ordonnances ratifiées par le parlement avant la fin de l'année 2009.

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